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La vie des femmes

 
Post new topic   Reply to topic    Club Confédéré et Fédéral de France Forum Index -> HISTOIRE -> LA VIE DE L'EPOQUE
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Christopher
ORDNANCE SERGEANT
ORDNANCE SERGEANT

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PostPosted: Thu 1 Feb - 06:31 (2018)    Post subject: La vie des femmes Reply with quote

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Bonjour tout le monde ! J'ai 2 théorie à vous soumettre 1er théorie on sais que les hommes était engagé dans l'armée pour faire la guerre, on sais également que la femme n'avait pas les mêmes droits que l'homme, mes comme les hommes était parti faire la guerre est-ce que sa aurait était possible que les femmes fasse le boulot des hommes comme dans la 2ème guerre mondiale ou les femmes était obligée de faire le travail des homme, donc pourquoi sa na pas était le cas la puisque les hommes était a la guerre ?? Est deuxième théorie pourquoi elle n'aurait pas eu le droit de vote étant donné que les hommes en âge de combattre était envoyé sur le front pourquoi il se sont pas dit puisque les hommes se battent on ne donnerais pas le droit de vote au femme. Bon j'avoue le 2ème sur le droit de vote n'est pas une bonne théorie puisque c'était la guerre il avait d'autres truc à pensé...
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Dr Feelgood
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PostPosted: Sun 4 Feb - 11:05 (2018)    Post subject: La vie des femmes Reply with quote





Droit de vote des femmes aux USA


l'État du New Jersey (États-Unis) de 1776 à 1807
l'État mormon du Deseret (1847) (devenu l'Utah en 1850)
le Territoire du Wyoming (États-Unis) en 1869
le Colorado (États-Unis) en 1893
l'Utah et Idaho (États-Unis) en 1896.
les États-UnisXIXe amendement (proposé le 4 juin 1919 et ratifié le 18 août 1920) : droit de vote restreint jusqu'au Voting Rights Act de 1965 (droit de vote sans restriction aucune (Voting Rights Act ), prorogé en 2006 pour 25 ans)






Plus de détails ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_de_vote_des_femmes


Aux États-Uni

L'État mormon du Deseret (1847-1850), qui deviendra l'Utah en 1850, en donnant le droit de vote aux femmes, fait exception pour l'époque. Ce n'est qu'en 1848, lors de la Convention de Seneca Falls, que commenceront les débats qui marqueront l’acte de naissance du mouvement pour le droit des femmes aux États-Unis, convention à l'issue de laquelle sera votée une « Déclaration de sentiments » dans laquelle figurera la revendication du droit de vote des femmes. Défendue par un nombre encore limité de militantes, elle ne donne pas immédiatement lieu à la création d’organisations de défense spécifiques. À l’issue d’une campagne pétitionnaire qui a réuni la signature de plusieurs dizaines de milliers de personnes, Elizabeth Cady Stanton défend bien en 1854 devant le Congrès de l’État de New York une plate-forme revendicative dont le droit de vote des femmes est le pivot. Mais c’est à l’issue de la guerre de Sécession, alors que la question de la définition de la citoyenneté s’impose dans le débat public, que se constituent les premières associations suffragistes.
Le front commun entre féministes et antiesclavagistes s’effrite progressivement pendant cette période. Alors que se profile l’adoption d’unXVe amendement qui consacrerait le droit de vote des Noirs de sexe masculin, une partie des féministes souhaiterait y voir associées les femmes, qu’elles estiment laissées pour compte par les leaders masculins du mouvement. Deux organisations rivales naissent en 1869 des désaccords survenus au sein de l’American Equal Rights Association. En 1869, Susan B. Anthony et Elizabeth Cady Stanton constituent la National Woman's Suffrage Association qui milite pour un amendement à la Constitution qui garantirait le vote des femmes et qui soutiendra, aux élections présidentielles de 1872, la candidature de Victoria Woodhull. Ses revendications qui dépassent le cadre des droits politiques s’inspirent du texte élaboré lors de la Convention de Seneca Falls. L’organisation rivale- l’American Woman Suffrage Association créée par Lucy Stone et son mari Henry Blackwell – est plus modérée et préfère concentrer son action sur le seul droit de vote, délaissant le niveau fédéral pour agir au niveau des États.
En 1890, les deux associations finissent par se regrouper dans la National American Woman Suffrage Association. Le débat n’en reste pas moins vif concernant la stratégie à adopter. La pression exercée sur le Congrès par la NWSA a permis de soumettre au vote un amendement qui a été rejeté par le Sénat en 1887. Même en cas de succès devant les représentants, cette procédure reste hasardeuse car elle implique, une fois l'amendement voté, une ratification État par État. L’action menée au niveau de chaque État n’a eu jusque-là qu’une efficacité limitée. Certes, elle a permis au mouvement d’étendre son influence et de quadriller le territoire en donnant à chacune de ses composantes locales un objectif bien délimité. Mais de 1870 à 1910, à l’issue des 480 campagnes organisées pour obtenir l’organisation de référendum locaux, dix-sept se sont tenus dans les différents États américains dont deux seulement ont abouti à une victoire pour le droit de vote des femmes. En 1908 est créé le Woman's Day.
Le passage au xxe siècle est le temps d'un constat sur les avancées dans les droits des femmes : la plupart des États accordent plus de droits aux femmes (vie publique, mariage, propriétés, éducation…) le droit de vote ne restant cependant effectif que dans une minorité d'États. L'élection présidentielle en 1912 est la première du genre : les femmes participent de manière importante aux campagnes et, pour la première fois, quatre millions de femmes votent dans neuf États de l'Ouest pour une élection présidentielle. Le président Wilson lui-même reconnaissant l'aide de certaines militantes nomme un nombre important (pour l'époque) de femmes dans son administration. L'arrivée de la Première Guerre mondiale va stopper quelque peu le mouvement de droit de vote des femmes, qui reprend pleinement dès 1916, mené par Carrie Chapman Catt, présidente du NAWSA de 1900 à 1904 puis de 1915 à 1920. Elle relance l'offensive avec une nouvelle stratégie : le « Winning Plan » (« Plan de la victoire »). Cette nouvelle stratégie vise à combattre sur deux front distincts : au niveau des États, et notamment dans le Sud, et au niveau du gouvernement fédéral. Cette nouvelle stratégie est adoptée par le NAWSA en 1916. Afin de rassembler les électeurs, Carrie Catt abandonne plusieurs de ses valeurs : le pacifisme (au milieu de la Première Guerre mondiale pour le patriotisme), le combat pour l'égalité des droits entre blancs et Noirs (afin de gagner des voix dans le Sud) et les mouvements radicaux féministes comme le National Woman Party.
Le 30 septembre 1918 le Président Wilson s'adresse au Congrès lors du vote de l'amendement garantissant le droit de vote des femmes. Celui-ci est rejeté de deux voix. Finalement le 21 mai 1919 ce même amendement (appelé 19e amendement) est voté à la Chambre des représentants, et recueille les deux tiers des voix nécessaires, fruit du travail intense de Carrie Catt et de son Winning Plan. Il passe ensuite au Sénat et est approuvé le 4 juin 1919. S'ensuit un long processus de ratification, État par État, et le 26 août 1920, après la ratification par l'État du Tennessee, le Secrétaire d'État Bainbridge Colby promulgue le 19e amendement de la Constitution américaine, garantissant le droit de vote aux femmes.
À noter pour le droit de vote des femmes issues des minorités : bien que le XVe amendement (1869) accorde formellement le droit de vote aux esclaves Afro-Américains affranchis (que les hommes jusqu'à l'obtention du droit de vote pour les femmes), il faudra attendre le Voting Rights Act (1965) pour que celui-ci ne soit plus nulle part entravé. À noter également la loi d'exclusion des Chinois de 1882, abolie en 1943 pour les Sino-Américains.
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Écoute Bernard, j'crois que toi et moi, on a un peu le même problème. C'est-à-dire qu'on peut pas vraiment tout miser sur notre physique, surtout toi. Alors si je peux me permettre de te donner un conseil, c'est : oublie que t'as aucune chance, vas-y fonce ! On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher !.
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daddutt roger
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PostPosted: Sun 4 Feb - 16:01 (2018)    Post subject: La vie des femmes Reply with quote

VIE FAMILIALE, DANS LE SUD : 
  
La Guerre Civile Américaine a coûté aussi cher aussi bien aux familles des Confédérés qu’aux bâtiments, aux fermes et aux usines dont dépendaient ces familles. Les fardeaux matériels créés pour le soutien aux Armées confédérées, la nécessité physique de soutenir l'esclavage sans les hommes pour maintenir le contrôle de l'institution, et les privations et les manques causés par l'invasion de l'Union, les confiscations et le durcissement de la guerre ont été un défi pour chaque famille et en ont détruit beaucoup. 
La nature de la guerre, en particulier l'occupation par l'Union de parties du Sud et la défaite de la Confédération, a mis en question la base intellectuelle et sociale de la famille Sudiste. Avant la guerre, de nombreux Sudistes pensent en termes de ménages - un groupe étendu de personnes unies par leur dépendance commune à un seul chef. Mais la guerre force les Sudistes à abandonner les obligations qui ont amené leur parenté directe ou indirecte sous leurs toits et conduit la plupart des blancs du Sud à reconceptualiser leur espace domestique en termes de famille proche. La féminité et la masculinité subissent des changements importants pendant la guerre, et les deux changent de forme une fois de plus à la fin de la guerre. Les contingences de la guerre contraignent les femmes à occuper de nouvelles occupations et rôles, et la défaite des armées confédérées réduit l'élément central de la masculinité d’avant la guerre : la protection des personnes à charge. 
Les défis politiques, économiques et surtout raciaux fournis par la Reconstruction obligent les Sudistes blancs à se révolter contre les changements dans l'organisation familiale créés par la guerre et à recréer un modèle hiérarchique traditionnel de la vie familiale. 
L'absence presque totale d'hommes blancs d'âge adulte dans le foyer marque l'effet social le plus important de la guerre. Dans les communautés partout dans la Confédération, les taux d'enrôlement pour les armées courent régulièrement à 60, 70, voire 80 pour cent des hommes admissibles. Les femmes supportent donc le fardeau de soutenir leurs familles. Outre les fonctions préexistantes d'élever les enfants et la gestion des ménages, les femmes sont obligées d'assumer des rôles plus actifs en tant que bénéficiaires de revenus ou, pour les familles rurales, comme agriculteurs à temps plein. Ces nouvelles fonctions concernent beaucoup de femmes qui croient à la division d'avant-guerre du travail rémunéré et non rémunéré entre les hommes et les femmes. Beaucoup de femmes de l'élite regardent avec mépris les femmes blanches qui ont recours au travail rémunéré. La vue des femmes marchant dans les rues des grandes villes en route pour travailler le matin dans les usines, les bureaux et les commerces trouble de nombreux observateurs. Finalement, cependant, les conservateurs sociaux se sont réconciliés avec les changements, arguant que, si la victoire exige la transformation du rôle des sexes, ils accepteront les nouvelles conditions. 
Parmi les nouvelles responsabilités domestiques les plus problématiques auxquelles les femmes sont confrontées, il y a la gestion et le contrôle des esclaves. Dans les familles esclavagistes, les femmes sont désormais responsables de la surveillance de tous les esclaves. Elles doivent appliquer des règles, y compris la punition physique, quelque chose que les femmes ne faisaient pas autrefois et que la plupart n'aimaient pas. Les femmes ne sont pas les seules à avoir remarqué ce problème. 
Les esclaves exploitent souvent les signes de faiblesse chez les femmes-maîtres, ce que les femmes savent trop bien. Les lettres aux maris soldats des épouses laissées seules pour gérer les esclaves révèlent la conscience des femmes qu'elles n’imposent pas le respect comme les hommes le font. 
Le fardeau des nouvelles responsabilités pèse encore plus lourd sur les femmes parce que leurs tâches d'avant-guerre sont devenues beaucoup plus difficiles pendant la guerre. Vers le milieu de 1862, la question la plus pressante est d'assurer un approvisionnement régulier en nourriture. Les exigences des armées confédérées prennent le pas sur la nation et d'énormes volumes de denrées alimentaires sont transférées dans des camps et des champs de bataille de la région. Les articles précédemment banals, comme le café, le sucre et les fruits frais, sont devenus rares et finalement impossibles à obtenir dans de nombreux endroits. Les femmes confédérées exercent une grande créativité en inventant des substituts pour les articles quotidiens, mais l'absence de nourriture satisfaisante et nutritive est ressentie par toutes les familles. Les prix augmentent constamment tout au long de la guerre, exacerbant les problèmes de rareté. Malgré les difficultés rencontrées pour assurer la nourriture, l'habillement et l'abri, les femmes luttent pour entretenir des relations familiales en écrivant à des parents éloignés, en diffusant des nouvelles et des histoires d'êtres chers et en se réunissant avec leurs amis et leur famille pour célébrer des événements chaque fois que possible. 
L'emplacement affecte profondément la façon de vivre des familles confédérées durant la guerre. Contrairement aux soldats qui se déplacent, la plupart des familles blanches restent dans leurs communautés d'origine. Les gens qui résident dans les parties intérieures de la Confédération, comme le centre et l'ouest des Carolines du Nord et du Sud et le centre et le sud de la Géorgie, ne voient pas les troupes de l'Union avant la fin de la guerre, voire jamais. Beaucoup de ces communautés subissent les mêmes tensions et les prix élevés que les communautés proches des centres d'action militaire, mais elles n'ont pas à faire face au problème supplémentaire de l'occupation. Les familles du nord et du centre de la Virginie, de l'est et du centre du Tennessee, et du nord de l'Alabama, au contraire, connaissent l’invasion et l’occupation persistantes de l'Union dès les premiers jours de la guerre. Les lieux qui sont occupés en permanence, comme la Nouvelle-Orléans, restent relativement stables, et les familles peuvent généralement obtenir de la nourriture, des nouvelles et du courrier. Mais les endroits le long des frontières changeantes entre l'Union et le territoire confédéré connaissent les conditions les plus dures. 
Des raids périodiques des troupes de l'une ou l'autre armée causent perpétuellement la suspension des institutions civiles. En conséquence, les églises, les écoles et les tribunaux cessent leurs activités ou les maintiennent irrégulièrement. Les raids consomment également la plupart des produits agricoles de ces régions, exacerbant le problème de la rareté. La solution à de tels problèmes dans ces domaines exige des Confédérés à adopter des attitudes plus souples envers leurs relations avec les soldats de l'Union que la plupart d'entre eux auraient préféré. Dans la basse vallée du Shenandoah, en Virginie, par exemple, les civils confédérés échangent avec les soldats ennemis pour obtenir les nécessités de la vie, se réjouissant des opportunités d’exploiter les Yankees désireux de fumer et ignorant les problèmes éthiques soulevés par la coopération avec leurs oppresseurs. 
Pour les familles qui sentent le choc de l'invasion trop souvent ou souffrent de l'inquiétude du traumatisme qu'un tel événement apporterait, l'abandon de leurs maisons devient une alternative. Les premiers réfugiés sont les riches planteurs et leurs familles qui ont abandonné les îles de la mer de Caroline du Sud à la suite de la capture de la région par la marine de l'Union en novembre 1861. Contrairement à beaucoup d'autres réfugiés, les « Iliens » ont souvent des résidences secondaires à l'intérieur des terres. Le mouvement est plutôt une réinstallation qu'un vol. 
Pour la plupart des réfugiés de la Confédération, quitter sa maison signifie un saut dans le vide. L'effort de tenir ensemble les possessions du ménage, les esclaves et les enfants dans la confusion du mouvement a souvent dépassé les gens. Les rapports des réfugiés captent vivement le chaos de la fuite, les esclaves cherchant des occasions de s'échapper et les biens ménagers déversés dans des caravanes surchargées. Beaucoup de voyageurs perdent leurs esclaves durant la fuite. Le fait de devenir réfugiés précipite donc souvent l'événement que les Sudistes même s’attendent à ce qu’il soit imposé par les Yankees : la perte de leurs esclaves, de leurs maisons et de leurs biens terrestres. 
                Étonnamment, la tourmente de la guerre ne masque pas les notions de domesticité du Sud. Les femmes s'efforcent d'entretenir autant que possible les habitudes des ménages, et les familles et les soldats se concentrent sur les thèmes de l'affection domestique dans leur correspondance. 
                Malgré tout, les soldats développent des sensibilités romantiques plus fortement harmonisées. De longues journées au camp, entourés d'autres hommes solitaires, amènent la plupart des correspondants à concentrer leur attention sur les splendeurs et les souvenirs de leurs familles aimées. Les soldats se lamentent sur le manque de leurs familles et leur foyer. 
Peu ne peuvent penser à autre chose que le retour à la normalité que promet la maison, et les soldats remplissent des lettres et des lettres avec des souvenirs douloureux de l’époque où ils étaient ensemble et rêvent d'un avenir réunifié. 
                Le fait d'affirmer que leurs familles sont le centre de leurs vies et que leur identité en tant que maris et pères est la plus importante pour eux personnellement, ont des ramifications profondes dans la façon où les soldats comprennent leurs devoirs militaires. La majorité des soldats a conceptualisé leurs familles comme la raison principale de leur sacrifice, mais, comme ces familles souffrent de difficultés, les soldats divergent dans leurs réponses. Certains hommes, répondant à des plaidoyers de leurs femmes ou de leurs enfants, abandonnent les armées et reviennent pour les protéger, désertent et prennent ce qu'ils considèrent comme leur principale obligation : assurer la survie de leur famille. Le besoin perçu de désertion semble avoir été plus fréquent chez les hommes dont les familles sont exposées aux Armées du Nord à la fin de la guerre, même si cela n'a jamais affecté une majorité d'hommes en uniforme. Beaucoup de soldats de Caroline du Nord et de Géorgie ont reçu des demandes d'aide de la maison à la fin de 1864 et au début de 1865, et certains ont ensuite déserté. 
                Beaucoup plus d'hommes, cependant, restent dans l'armée, et leurs décisions sont ainsi, le plus souvent, basées sur le soutien de leurs familles. Ces hommes croient qu'ils peuvent protéger plus efficacement leurs proches en demeurant aux Armées et voient la préservation de la Confédération comme une condition essentielle pour le succès de leur vie familiale. 
                Plus les familles souffrent de difficultés, plus cela renforce le sentiment de certains soldats de ne pas abandonner. Même si les familles préfèrent que leurs soldats de maris ou de pères retournent chez eux, les soldats comprennent l’obligation renouvelée basée sur les sacrifices de leurs proches à la maison. Le sentiment partagé de sacrifice, quelque chose qui est à peine évitable pour la plupart des confédérés en 1863 en raison de la rareté de la nourriture, lie les civils et les soldats ensemble dans un engagement profond pour créer une véritable Confédération indépendante. 
                La situation inattendue dans laquelle les hommes pensent pouvoir protéger leurs familles affamées en restant dans l’Armée n'est pas le seul résultat imprévisible de la guerre et son effet sur les familles confédérées. 
                Les femmes elles-mêmes ont sensiblement remodelé les contours de la féminité du Sud par leur volonté d'adopter de nouvelles fonctions traditionnellement réservées aux hommes. La défaite ultime dans la guerre a clairement indiqué que les Blancs du Sud ont échoué dans leur devoir de base masculin de protéger leurs personnes à charge. Ces deux éléments mettent le système de relation entre les deux sexes sur lequel la famille du Sud repose, en grande tension. Un des résultats possibles aurait pu être la création d'un nouveau système de droits des femmes, avec des responsabilités publiques et privées plus équilibrées entre les hommes et les femmes. Au contraire, dans l'après-guerre, de nombreux Blancs du Sud sont revenus à une version extrême des relations entre les deux sexes d’avant-guerre. 
                Le choc de la défaite et la nécessité d'étayer l'idée de hiérarchie dans une société soudainement émancipée ont englouti le mouvement, vers des devoirs partagés qui ont commencé pendant la guerre. 
                Le virage conservateur des relations entre les deux sexes peut aussi être vu dans la façon où les familles du Sud l’ont assumée à la suite du conflit. Tout au long du conflit, les Afro-Américains esclaves ont saisi toutes les occasions de retrouver la liberté – s’enfuyant vers l'Armée de l'Union ou dans le Nord et aidant activement les troupes de l'Union à entrer dans le Sud - et la plupart des Blancs du Sud interprètent ce comportement comme une trahison. Longtemps conditionnés pour considérer les esclaves comme dociles et obéissants, les blancs sont choqués et fâchés de trouver un ennemi efficace au milieu d'eux. En conséquence, la plupart d'entre eux interprètent l'émancipation comme les absolvant de toute responsabilité future envers les Afro-Américains. L'effort pour dominer les Noirs du Sud dans le monde de l'après-guerre exige la participation quasi unanime des Blancs. Cette solidarité s'est développée et a renforcé l'engagement renouvelé à une forme hiérarchique de relations entre les deux sexes. 
                Le conservatisme qui domine la recréation du rôle des deux sexes après la guerre par les Sudistes, a également influencé la taille et la forme que leurs familles assument. La violence et les épreuves de la guerre ont brûlé une grande partie des foyers du Sud. La défaite confédérée, en répudiant la valeur centrale de la virilité sudiste, a obligé les hommes à tracer des limites beaucoup plus étroites autour de leurs maisons dans l'après-guerre. Les ménages qui avaient caractérisé la période d'avant-guerre sont devenus les familles de la période d’après-guerre. Il en résulte une fracture de l'une des institutions sociales les plus importantes du sud de l'avant-guerre. 
                La nouvelle famille ne comprend que les blancs, et les liens entre les membres sont cimentés par une affection renforcée par les absences et les épreuves causées par la guerre. C'est cette institution, une famille née de la guerre qui porte le Sud blanc à travers la Reconstruction et durant l'ère de Jim Crow. 
  
Références et suggestion de lecture : 
ASH, Stephen. 1995. When the Yankees Came: Conflict and Chaos in the Occupied South. Chapel Hill: University of North Carolina Press. 
BERRY III, Stephen W. 2003. All That Makes a Man: Love and Ambition in the Civil War South. New York: Oxford University Press. 
BLESER, Carol K., and Lesley J. GORDON, eds. 2001. Intimate Strategies of the Civil War: Military Commanders and Their Wives. New York: Oxford University Press. 
FAUST, Drew Gilpin. 1996. Mothers of Invention: Women of the Slaveholding South in the American Civil War. Chapel Hill: University of North Carolina Press. 
RABLE, George. 1991. Civil Wars: Women and the Crisis of Southern Nationalism. Urbana: University of Illinois Press. 
WHITES, LeeAnn. 1995. The Civil War as a Crisis in Gender: Augusta, Georgia, 1860–1890. Athens: University of Georgia Press. 

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daddutt roger
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PostPosted: Sun 4 Feb - 16:04 (2018)    Post subject: La vie des femmes Reply with quote

VIE FAMILIALE, DANS LE NORD : 
  
L'impact initial de la guerre sur la famille du Nord est la séparation des membres de la famille les uns des autres. Pères, maris et frères se sont enrôlés et sont prêts à partir pour le camp, et les mères, les femmes et les sœurs aident leurs nouvelles recrues à soutenir la cause. Les idéaux victoriens sur les rôles des deux sexes et de la famille ont façonné la façon dont les soldats de l'Union et les civils ont participé et ont été touchés par la guerre. 
                Vers le milieu du XIXème Siècle, les maris et les épouses de la classe moyenne se considèrent progressivement comme des partenaires dans un mariage de raison. En outre, les enfants sont considérés comme des individus qui ont besoin d'amour et de nourriture. Au fur et à mesure que les parents prennent de plus en plus conscience de l'éducation des enfants et de leur développement, une nouvelle répartition des rôles des deux sexes apparait au sein de la famille. Le père assume le poste de soutien de famille unique pour la famille et la femme élève les enfants. Les hommes fournissent le soutien économique et la protection du foyer, tandis que les femmes nourrissent émotionnellement, guident spirituellement, et rafraichissent physiquement les membres de la famille. 
                Le Nord d'avant-guerre compte cependant beaucoup de classes de personnes. La famille ouvrière a beaucoup de choses en commun avec la famille bourgeoise. Dans ces ménages, le noyau familial biparental est normal ; l’épouse travaille rarement à l'extérieur de la maison ; la répartition du travail repose sur le sexe ; et les membres de la famille apprécient la sainteté de la maison. La plupart de ces similitudes ne proviennent pas de l'émulation, mais plutôt de la nécessité économique. 
                L'accession à la propriété et la répartition du travail entre les deux sexes permettent aux familles d'être autonomes au sein du ménage et les autorise à réaffirmer les obligations familiales et de classe. Les styles de vie des familles de la classe ouvrière diffèrent de ceux des familles de la classe moyenne dans l’utilisation des rues. Les membres des familles de la classe ouvrière récupèrent, colportent, vendent des marchandises, et se socialisent en dehors de leurs foyers. 
                Les familles noires utilisent des techniques similaires pour assurer la survie de la famille. Le noyau familial biparental, conduit par le mâle, est le foyer dominant chez les noirs libres. Les familles afro-américaines, comme leurs homologues blanches, apportent un soutien émotionnel et physique à leurs membres. 
                Ils reconnaissent la sainteté du mariage et ont une division du travail fondée sur la différence de sexe. Bien que des similitudes existent entre les familles ouvrières et afro-américaines, le racisme et l'économie définissent encore la vie des Afro-Américains. Le racisme dans le Nord influe sur le type d'emploi que les Noirs peuvent obtenir, sur leur lieu de résidence et leur accès à l'éducation et au transport. Ces facteurs ont finalement influencé le revenu, le statut et la capacité de survie d'une famille. 
                Les deux plus grandes sources de soutien pour les familles noires proviennent de la communauté afro-américaine et de la force émotionnelle et l'espoir acquis de la religion. 
                Le noyau familial dirigé par l’hommes répond à l'appel du Président Abraham Lincoln pour des troupes le 15 avril 1861. Un tourbillon d'activité commence quand les citoyens du Nord se réunissent pour des meetings de guerre locaux. Partout dans le Nord, blancs et noirs, vieux et jeunes, hommes, femmes et enfants se rencontrent pour discuter de la guerre imminente. En tant que protecteurs du foyer et de la maison, les hommes se sont enrôlés dans les régiments locaux et les femmes de leur famille les aident à se préparer pour la bataille. 
                Les femmes assument également leurs propres tâches en prévision de la guerre. Suivant la tradition du travail bénévole d'avant-guerre, les femmes du Nord créent des sociétés d'aide aux soldats pour envoyer leurs hommes à la guerre avec des équipements. Les femmes présentent également aux hommes de leur communauté un drapeau régimentaire lors de célébrations rituelles d'adieu auxquelles assiste la plupart de la ville. 
                Au cours de la Guerre Civile, des dizaines de milliers de femmes travailleront pour les sociétés d'aide aux soldats en tant que partie prenante de la répression de la rébellion. 
                Les enfants, eux aussi, ressentent l'impact de la guerre et sont peut-être ses victimes les plus innocentes. Ils sont inondés de nouvelles de guerre et de la ferveur patriotique qui balaie leurs villes. Les garçons et les filles soutiennent rapidement la cause en rassemblant de la charpie à leur société d'aide locale, en participant à des concerts pour amasser des fonds pour les équipements de la société, et en contribuant avec leurs maigres économies ou des vêtements pour les esclaves fugitifs ou les « contrebandes ». 
                Certains établissent également leur propre société juvénile. Les enfants aiment s'habiller en habit militaire ou porter des cocardes patriotiques, à visiter les camps de recrutement locaux et à regarder les soldats s’entraîner, et à applaudir les régiments locaux quand ils partent à la guerre. 
                Mais les familles apprennent que les festivités se terminent lorsque les derniers soldats quittent la ville. Avec leurs hommes disparus, il incombe aux femmes de gérer la famille, le ménage, la ferme et les affaires. Ces multiples fonctions exercent une pression énorme sur les femmes pendant la guerre. Non seulement de nombreuses femmes deviennent des parents célibataires du jour au lendemain, mais elles doivent aussi continuer leurs propres tâches ménagères tout en assumant la responsabilité du travail de leurs maris. Certaines femmes se réjouissent de leur responsabilité élargie et des libertés attachées à l'autorité masculine. Beaucoup deviennent de bons gestionnaires de ferme et d'affaires, soulageant ainsi les préoccupations de leurs maris sur la prospérité et la sécurité de la maison. D'autres femmes craignent l'interaction publique avec les hommes que les affaires exigent, ainsi que l'anxiété créée par le traitement des finances des entreprises. En outre, certaines ne sont tout simplement pas adaptées à ce travail et volontairement abandonnent leurs fonctions lorsque leurs maris reviennent à la maison. Parce que l'agriculture et les affaires sont principalement la compétence des hommes, les femmes comptent généralement sur des parents masculins sur le front pour les guider dans les questions d'argent et les décisions agricoles. Les femmes écrivent également des lettres à leurs maris pour obtenir des conseils sur le labourage, la plantation, le désherbage et la récolte, ainsi que sur l'entretien de base de la maison. Toutefois, le manque de fiabilité du courrier et l'incapacité des maris à comprendre les circonstances de la guerre sur le front du pays, conduisent finalement les femmes à faire confiance à leurs propres opinions. 
                La mort d'êtres chers provoque les plus grandes épreuves, laissant des cicatrices physiques et émotionnelles permanentes sur les familles. 
                Les épouses, les mères, les filles et les sœurs utilisent les lettres pour rester en contact avec leurs soldats. Les lettres représentent non seulement la communication avec la famille et les amis, mais aussi un lien psychologique essentiel avec les êtres chers. Dans leur correspondance, les soldats donnent aux parents un aperçu de la vie militaire, et les civils répondent avec des détails domestiques. Des lettres relient les soldats à leurs foyers et à leurs familles en leur permettant un débouché à travers lequel ils peuvent révéler les malheurs de la guerre et recevoir des nouvelles du monde en dehors de l'Armée. De plus, les familles de soldats se sentent liées à la cause par leurs volontaires. 
                Ils suivent les batailles à travers les compte-rendu dans les journaux locaux et par les lettres de proches. 
                Comme le courrier peut être lent et que les journaux impriment souvent des informations erronées, la guerre cause beaucoup de stress pour les familles à la maison. Trop souvent, les journaux rapportent le décès d’hommes alors qu'en fait ils ont survécu à une bataille. Dans d'autres cas, les journaux indiquent l'inverse : une personne survivante alors qu’elle est décédée. 
                Avec ces difficultés psychologiques, les familles de nombreux soldats subissent des épreuves physiques. Beaucoup de familles civiles dépendent de la solde de leur soldat pour les soutenir. Un soldat dans l'armée de l'Union gagne 13 $ par mois au début de la guerre et voit une augmentation jusqu’à 16 $ par mois vers la fin de la guerre. 
                Parce que l’officier payeur en moyenne accuse un arriéré de six mois sur la rémunération, au moment où le soldat est payé, lui et sa famille ont souvent accumulé des dettes qui nécessitent une attention immédiate. De même, certains soldats ont joué et ont bu leur argent, laissant leurs familles démunies. 
                Les femmes essaient de compléter le revenu familial par un travail rémunéré. Toutefois, en raison des tâches ménagères et des tâches de garde d'enfants, les femmes n'ont pas toujours réussi. Certaines sociétés d'aide aux soldats paient les épouses et les veuves des soldats pauvres pour coudre des chemises et tricoter des chaussettes pour les soldats. Par exemple, les épouses et les filles des soldats à Chelsea, au Massachusetts, ont reçu 11 ¢ par chemise. Chaque femme fabrique habituellement quatre chemises par jour, mais ne fait toujours pas assez d'argent pour survivre avec des prix de guerre gonflés. Les épouses des soldats les plus démunis reçoivent de la nourriture des sociétés d'aide sympathiques. 
                L’époque désespérée à laquelle sont confrontées les familles blanches ne peut se comparer à la misère vécue par les familles des soldats noirs pendant la guerre. Quand Lincoln demande des troupes en 1861, les noirs du Nord, comme leurs homologues blancs, ont participés à des meetings de guerre. 
                Cependant, quand les Afro-Américains offrent leurs services, ils sont refoulés. Après avoir adopté la Proclamation d'émancipation et la Loi sur l'enrôlement en 1863, les Noirs sont finalement autorisés à s'enrôler dans l'armée de l'Union. Comme les hommes et les femmes blancs, les familles noires répondent à l'appel de leur pays. Les Afro-Américains se sont enrôlés dans des Régiments de couleur, et les Noires travaillent dans les sociétés d'aide aux soldats, se joignent aux sociétés existantes ou forment les leurs. De même que les soldats blancs, les soldats noirs gardent le contact avec leurs proches à travers le courrier. Les familles noires peuvent aussi se renseigner sur leurs soldats dans les pages de journaux appartenant à des Afro-américains comme le Christian Recorder de Philadelphie ou l'Anglo-African de New York. 
                Les soldats afro-américains et leurs familles font face à une difficulté spécifique à leur race. Le salaire devient peut-être la question la plus destructrice pour les soldats afro-américains. Malgré le fait que les Noirs du Nord se soient engagés avec la promesse de recevoir le même salaire que leurs homologues blancs, les soldats vont vite découvrir que cette égalité n'est pas une réalité. L’officier-payeur offre aux soldats noirs une solde de seulement 10 $ par mois avec 3 $ déduits pour les uniformes. Les soldats blancs de l'Union reçoivent un taux de rémunération plus élevé et n'ont pas de déduction pour l’uniforme. Par principe, beaucoup de soldats noirs refusent d'accepter la solde offerte, estimant que leur refus servira la cause de la liberté et de l'égalité. Malheureusement, le geste des soldats exerce des pressions sur leurs familles, qui ont du mal à joindre les deux bouts. Les familles envoient des lettres détaillant leurs difficultés ; certaines sont affamées et gelées, tandis que d'autres finissent à l’hospice des pauvres. Ce n'est qu'en août 1864 que le Congrès rectifie la situation en adoptant un projet de loi prévoyant un salaire égal pour les soldats noirs. En attendant, les femmes noires, déjà au bas de l'échelle salariale, doivent se tourner vers l'aide de la communauté noire. 
                Malgré le fait que les Afro-Américains risquent leur vie sur les champs de bataille de l'Union, les Noirs sont systématiquement soumis au racisme à la maison. La loi sur l'enrôlement autorise le recrutement de soldats noirs, mais de nombreux Blancs du Nord ne sont pas d'accord avec cette idée. Certains civils blancs reportent leurs frustrations, à cause de la politique de Lincoln, sur les hommes et les femmes noirs. En outre, la plupart des restaurants, des hôtels, des écoles, des tramways et des trains du Nord sont séparés et les Noirs sont privés de l'égalité d'accès à l'emploi et au logement. Le racisme figure en bonne place dans les émeutes contre la conscription à New York en juillet 1863, alors que les émeutiers irlandais de la classe ouvrière prennent pour cibles les Afro-Américains. Dans une réaction violente contre la proclamation d'émancipation de Lincoln et la loi d'enrôlement, des centaines de citoyens noirs sont obligés de quitter la ville, craignant pour leurs vies. Après quatre jours de violence, la foule a tué onze noirs, détruit et pillé de nombreuses maisons noires, et a brûlé l'Asile des Orphelins de Couleur (Colored Orphan Asylum). 
                Les exigences de la guerre ont façonné la vie familiale pour tous dans l'Union - blancs ou noirs, classe moyenne ou ouvrière. 
                Des femmes de tous âges, de toutes classes et de toutes races ont équipé et envoyé leurs hommes à la guerre et ont ensuite repris le travail supplémentaire du foyer familial. Elles ont aidé à l'effort de guerre par leur travail dans les sociétés d'aide aux soldats et en envoyant des lettres pour rappeler aux soldats la qualité du foyer. Elles ont souvent enduré des difficultés psychologiques provoquées par le fait d’avoir un être cher en danger. Beaucoup de femmes de la classe inférieure et de femmes noires ont subi des difficultés physiques lorsque leur salaire a été retardé. Dans l'ensemble, les femmes du Nord ont ressenti les sacrifices et les difficultés que la guerre a apportés et ont travaillé pour préserver leurs familles tout au long du conflit. 
  
  
Références et suggestion de lecture : 
COONTZ, Stephanie. 1999. “Working-Class Families, 1870–1890.” In American Families: A Multicultural Reader, edited by Stephanie Coontz, Maya Parson, and Gabrielle Raley, 94–127. New York: Routledge. 
FORBES, Ella. 1998. African American Women during the Civil War. New York: Garland Publishing. 
GALLMAN, J. Matthew. 1994. The North Fights the Civil War: The Home Front. Chicago: Ivan R. Dee. 
HORTON, James Oliver, and Lois E. HORTON. 1979. Black Bostonians: Family Life and Community Struggle in the Antebellum North. New York: Holmes and Meier Publishers. 
MITCHELL, Reid. 1993. The Vacant Chair: The Northern Soldier Leaves Home. New York: Oxford University Press. 
PALUDAN, Phillip Shaw. 1998. War and Home: The Civil War Encounter. Milwaukee, WI: Marquette University Press. 
STEVENSON, Louise L. 1991. The Victorian Homefront: American Thought and Culture, 1860–1880. New York: Twayne Publishers. 
 
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