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Arkansas et Civil War
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daddutt roger
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PostPosted: Sat 17 Jun - 09:44 (2017)    Post subject: Arkansas et Civil War Reply with quote

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  • Les élections de 1860 et ses effets
_ l’Etat prend possession de l’Arsenal de Little Rock _ actions de l’Assemblée législative et de la Convention -- Préparatifs pour la guerre _ combat au Missouri. 
  
  
La campagne politique passionnante de 1860 est terminée. Henry Massie Rector a été élu Gouverneur de l'État par une combinaison de Démocrates et d’anciens Whigs ; la Législature est Démocrate à une large majorité. Le total des voix comptabilisées lors de l'élection d'août est de 61’198, Rector en a reçu 31’948 et R H Johnson, 29’250. La treizième assemblée générale de l'État se réunit à Little Rock le 5 novembre et se poursuit en session jusqu'au 21 janvier 1861, date à laquelle elle est ajournée pour se réunir le 4 novembre et, après une courte séance, est ajournée de nouveau pour se rassembler le 8 mars 1862. Le 15 janvier 1861, elle adopte une Loi visant à la défense militaire de l'État, appelant à une Convention d'État qui devra déterminer l'attitude de l'Arkansas dans la crise qui est imminente et pour organiser la milice et fournir des armes pour éviter les perturbations et repousser une invasion. Deux émissaires sont autorisés à acheter des armes, pour lesquelles 100’000 $ sont affectés, et Thomas J Churchill et C C Danley sont nommés pour être ces commissaires. Ils dépensent plus de 36’000 $ dans ce but, lorsqu'on constate qu'aucune arme ne peut être expédiée à l'État à partir de Cincinnati, lieu où elles devaient être envoyées par les armuriers du Nord. La Convention, si elle est acceptée par le vote populaire, doit de se réunir à Little Rock, en obéissance à la proclamation du Gouverneur, le premier lundi après mars. 

 
Au moment de la réunion de l'assemblée générale, en novembre 1860, le Deuxième d’Artillerie US est transféré de Fort Leavenworth, à l'Arsenal de Little Rock, où il reste stationné pendant la séance de la première session de La législature. Le déménagement peut avoir eu lieu dans la routine ordinaire du service régulier, mais il n'y a pas eu de soldats dans l'ancienne caserne depuis de nombreuses années. Elle a été utilisée exclusivement comme dépôt d'armes et de munitions, occupée par un gardien militaire et quelques sous-officiers et ouvriers. Le Deuxième d’Artillerie est composé d'environ soixante-quinze hommes, sous le commandement du Capitaine James Totten, de l'Armée régulière, dont le père, le Docteur William E Totten, occupe un poste sur le terrain par nomination du Ministère de la Guerre. Le Capitaine Totten est un gentleman génial et accompli, dont le demi-frère s'est marié avec une des familles les plus respectées et les plus influentes de la ville et de l'État, possédant des esclaves et étant Démocrates, mais sympathisant avec la cause de l'Union. Les citoyens des villes de l'Arkansas, qui sont engagés dans des métiers ou des activités mécaniques ou commerciales, sont généralement de naissance ou de descendance Nordiste, et sont fortement en faveur de l'Union, selon certaines conditions. Les citoyens les plus anciens et les plus distingués de Little Rock viennent de New York et de Philadelphie, et des États du Massachusetts et du Connecticut, et forment un élément de richesse, de raffinement et d'intelligence. Les habitants de la « région de la colline » (hill country) proviennent des régions montagneuses du Tennessee et de la chaîne des Appalaches sur toute leur longueur, un type très différent de celui mentionné ci-dessus et sont également des défenseurs de l'Union. Les planteurs des basses terres, généralement de Virginie, du Tennessee et des Carolines, sont des défenseurs convaincus de la séparation des influences contaminantes et menaçantes des personnes des « États libres », pensant qu'ils ne seront jamais satisfaits que, par le biais de dispositifs commerciaux ou de lois, jusqu’au moment où ils pourront contrôler le grand intérêt des plantations pour leur propre profit, ou le détruire par la libération des esclaves. Les planteurs ont été chauffés à blanc par les propos de Mr Lincoln dans son débat avec Douglas, et la descente non provoquée d'Osawatamie Brown, soutenue, comme ils le croient, clandestinement par un élément très puissant de leaders éthico politiques dans les sphères d'influence dans le Nord. Les représentants législatifs des comtés du coton regardent avec suspicion le déménagement inhabituel d'une Batterie d'Artillerie vers la capitale de l'État alors qu'ils participent à des délibérations qu'ils veulent éloigner de tout semblant de coercition. 

 
Le Gouverneur Rector prend ses fonctions, le 15 novembre 1860. Dans son discours d’investiture, il conseille une modération dans l'action du gouvernement de l'État. Il souhaite que les candidats élus lors des dernières élections fédérales fassent l'objet d'une disposition plus conciliante que ce soit dans la publication non autorisée de la presse et dans l'agitation régionaliste dans toutes les parties du pays commun. Mais que, si les nouveaux fonctionnaires cèdent à de telles influences et manifestent le même esprit qui a amené de nombreux États puissants à violer délibérément le pacte de l'Union et que, si le gouvernement général prend une mesure pour empiéter sur les droits constitutionnels des États du Sud, alors l'État d'Arkansas devra se placer dans la colonne avec ses états frères du Sud et partager leur destin. 
                 
Le Gouverneur Rector est originaire de St Louis, au Missouri, où son père, le Colonel Elias Rector, était autrefois le géomètre-général du Territoire du Missouri, qui comprend alors l'Arkansas. Il part pour l'Arkansas avant d'arriver à sa majorité, pour le soin d’intérêts fonciers qu'il a hérité de son père. Il descend, en partie, des Sevier, du Tennessee, et est parent du Sénateur, et ancien ambassadeur américain, A H Sevier, d'Arkansas. Il réside à Little Rock, après avoir occupé plusieurs postes, en tant que membre de l'assemblée générale du comté de Saline, Marshal US du district occidental d'Arkansas, géomètre-général et juge associé à la Cour suprême. 

 
À cette époque, Little Rock est une petite ville d'environ 3’000 habitants. Sa principale importance découle de son caractère officiel, en tant que lieu d'habitation des fonctionnaires, de l'État et Fédéraux, du siège des Cours Supérieures de Justice et du lieu de résidence des principaux avocats de l'État. En tant que centre commercial, elle ne posséde que peu d'importance. Mais il y a peu de communautés qui peuvent se vanter d'une société plus élevée et plus raffinée. Composée des classes supérieures, éduquée par les avantages du voyage et le contact favorable avec les éminents et les talentueux personnages des plus anciens États, dans la capitale fédérale, elle a été façonnée par des relations faites de courtoisie, de tolérance et d’accomplissement supérieur, les éléments indispensables de succès et de bonheur. Aucun point de la terre ne l'a jamais dépassé dans l'hospitalité généreuse et sans restriction de ses citoyens, ce qui peut être comparé à celle du « reputé Alcinous, hôte du vieux fils de Laerte », dans le romantisme homérique. Il est inutile de dire que les résultats de la guerre et la croissance commerciale de l'endroit ont effacé beaucoup de ces anciennes coutumes et ont considérablement transformé tout cela. 

 
Au cours de la dernière partie de janvier ou début février, alors que la Législature prend une pause jusqu'en mars, le Major A A Montgomery, de Memphis, termine sa ligne de télégramme magnétique de cette ville jusqu’à Little Rock. Une ligne communique déjà entre Memphis et Helena, en Arkansas, sur le Mississippi, au milieu d'une des régions du coton les plus productives de l'État. Montgomery a, l'année précédente, obtenu une charte pour qu'une société exploite cette ligne, dont Charles P Bertrand, un citoyen et riche avocat, anciennement de New York, est le président, et James Henry, un marchand, autrefois du Massachusetts, son secrétaire. Le Major Montgomery est un opérateur pratique, avec L C Baker comme assistant et, éventuellement, opérateur-en-chef. Le soir de l'achèvement de sa ligne à Memphis, Montgomery appelle l'auteur de cette histoire pour lui annoncer qu'il va envoyer son premier message. Le télégramme est envoyé, contenant notamment une répétition de la rumeur, alors en circulation à Little Rock, que le Major Emory a reçu l’ordre de se rendre à Fort Gibson, à la frontière, afin de renforcer le Capitaine Totten à l'Arsenal de Little Rock. Cette rumeur, vraie ou fausse, est mentionnée avec exagération par divers amis de la cause de l'Union dans la ville, et comme Fort Gibson est à seulement 80 miles à l'ouest de Fort Smith, et que la rivière est navigable, c'est une nouvelle qui est digne d’un message télégraphique. Il est envoyé comme un élément d'information uniquement, et sans penser qu'il donnera lieu à des résultats pratiques dans la condition des affaires alors incertaine et impuissante. 

 

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daddutt roger
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PostPosted: Sat 17 Jun - 09:47 (2017)    Post subject: Arkansas et Civil War Reply with quote

Le lendemain matin, Montgomery est considérablement remué par les nouvelles qu'il a reçues sur l'effet de son envoi à Helena, endroit où il a été transmis à partir de Memphis. Son information a pour résultat de causer une grande excitation à Helena. Les citoyens se réunissent en masse et offrent au Gouverneur 500 Volontaires pour prendre l'Arsenal et en expulser les troupes de l'Union ! L'adjudant-général fait son apparition avec un message, reçu des mains du Gouverneur. Il est signé par des citoyens bien connus et éminents. L'adjudant-général se plaint de l'irrégularité d'une offre directe de volontaires au Gouverneur d'un Etat qui n'a pas fait sécession et qui ne peut pas le faire. Seulement quelques semaines auparavant, en Caroline du Sud, et durant le même mois, le Mississippi, la Floride, l'Alabama et la Géorgie, ont adopté des Ordonnances de Sécession ; et le Texas, le 11 février, l'a soumis à un vote populaire, qui se déroulera le 23 décembre. Mais l’Arkansas n'a pas encore voté pour tenir une convention. L'adjudant-général en conclue qu'une telle remise des troupes [8] au Gouverneur est irréalisable dans ces circonstances. Il va télégraphier aux citoyens d'Helena à cet effet, puisque le Gouverneur lui a donné le message pour répondre. 

 
L'adjudant-général Burgevine est le beau-frère du Gouverneur Rector et frère du Burgevine sur lequel le Général Edward Forrester a écrit dans ses mémoires sur la grande rébellion de Tai-Ping en Chine, décrivant la Bataille de Fung-Wah: « C'était La dernière bataille livrée par l'armée "toujours victorieuse" sous mes ordres. Ma mauvaise santé m'a obligé à me retirer, et le Général Burgevine a été nommé à ma succession ». 

 
« Mais, Général », a-t-il été suggéré, « supposons que vous traitez une dépêche comme ci-après : Le Gouverneur n'a pas le pouvoir de vous convaincre de prendre possession d'un poste fédéral, qu'il soit menacé d'être renforcé ou non. Si les gens se rassemblent pour sa défense, le Gouverneur ferait jouer sa position officielle en leur nom ». L'adjudant-général a décidé d'envoyer une dépêche à peu près dans ces mots, et l'a fait, avec l'effet immédiat, d'éveiller, non seulement les citoyens d'Helena et des environs, mais c’est toute la région de plantation qui a reçu la nouvelle, et le mouvement pour prendre l'arsenal a été immédiatement mis sur pied.  

 
Les Yell Rifles, dont l'officier le plus distingué, Patrick R Cleburne, est membre, et une Compagnie de Cavalerie sous les ordres du Capitaine Gist, frère du Gouverneur Gist de Caroline du Sud, sont arrivés par terre, montés et armés ; les Phillips Guards, une Compagnie d'Infanterie commandée par le Capitaine Otey, est venue en traversant l’Arkansas River. Plusieurs unités improvisées sont venues par navire à vapeur de Pine Bluff, et d'autres par terre à cheval. Bientôt, il y a plusieurs milliers d'hommes à Little Rock, assemblés dans le but d'exiger la cession de l'Arsenal et de prendre possession des armes et des munitions qui y sont stockées. Les habitants de la petite ville sont dans un état d'excitation très intense. 

 
L'Arsenal est situé dans un bosquet de vingt acres, et consiste en un grand bâtiment en briques de deux étages, avec une tour octogonale, dans laquelle se trouvent des armes et des munitions de guerre ; une belle résidence en brique ; et en arrière-plan une rangée de casernes, de deux étages, avec des vérandas doubles ; en plus de plusieurs immeubles de bureaux et de gardes, situés sur la pelouse. Le Capitaine Totten n'est pas dans une position enviable. Il a 75 hommes, une solide position dans le magasin, plusieurs pièces d'Artillerie légère, beaucoup de cartouches et d’amorces pour tenir un siège d’un mois. Il a disposé ses hommes et son artillerie à des postes convenables, en cas d'attaque d'une foule contre lui ; mais l'Arsenal, en partie en ville, esit tellement près des résidences principales qu'il ne peut pas tirer sans mettre en danger les non combattants et les sans défense, qui sont ses amis et leurs proches. Il n'a jamais été dans ses pensées, peut-être, de tirer sur la ville, sauf en cas d'urgence ce qu'il ne peut pas prévoir. Les citoyens armés avec qui il doit traiter, connaissent et respectent les convenances. Ils demandent une entrevue avec le Capitaine Totten, par l'entremise du Gouverneur, en tant que médiateur. Le Capitaine Totten répond avec courtoisie, en disant qu'il n'a aucune connaissance quant à savoir si l'Arsenal serait renforcé ou quelle pourrait être l'action du gouvernement ; mais il fera tout ce qu'il peut dans sa position pour empêcher le sang de couler et promouvoir la paix. 

 
Le 6 février, le Gouverneur Rector suggère au commandant fédéral qu'il a eu maintenant suffisamment de temps pour communiquer avec le gouvernement ; que la situation est dangereuse pour les habitants de la ville, et que si le Capitaine Totten évacue, l'Etat acceptera de tenir l'Arsenal et les armes et les munitions jusqu'au 4 mars, en attendant la réunion de la convention, si celle-ci est appelée. Les arrivées aux camps de volontaires augmentent quotidiennement et l'impossibilité d'éviter un conflit sanglant est manifeste pour tous. Le Capitaine Totten a peut-être reçu des conseils, car les communications par courrier et télégraphes ne sont pas entravées. En tout cas, il annonce que, à la condition que lui et ses officiers et les hommes soient autorisés à sortir de l'Arsenal avec les biens qui leur appartiennent, et qu’ils puissent quitter la ville lorsque les transports appropriés seront garantis, alors il évacuera. Il a été amené à cette fin, a-t-il déclaré, par la réticence à apporter le sang et la destruction à des amis et des voisins, et n'a pas abandonné la confiance placée en lui, mais a évacué faute d'instructions de ses officiers supérieurs. Il se retire dans un camp sur la rivière, en dessous de la ville, accompagné d'une procession de citoyens qui admirent son comportement martial et qui lui offrent une belle épée comme preuve de leur appréciation et de leur amitié. S'il y a un sentiment plus profond que cela devenant courtoisie, ce n'est que temporaire, car ceux qui ont tellement honoré l'officier méfiant mais attentionné, vont bientôt l’affronter en combattant avec la vaillance la plus illustre. 

 
Le Gouverneur prend possession de l'Arsenal, avec les armes et les munitions et les fournitures qu'il contient, sauf les biens du Deuxième d’Artillerie, le 8 février 1861, et place les Phillips Gardes, d'Helena, en charge des lieux, sous les ordres du Capitaine Otey, qui est un fils de l'évêque épiscopal du Tennessee. La résidence et le terrain sont sous le contrôle du Major T C Peek (qui a épousé une nièce du Gouverneur), en tant que gardien militaire. Le terrain spacieux devient un lieu de rendez-vous et de camp pour les volontaires. Ces terrains sont éclairés par les scènes animées de divertissements sociaux, engagés par les jeunes officiers et les belles de la société de la ville, dès lors. On ne sait pas que l'homme incompréhensible qui a été élu Président des États-Unis, alors, n'a pas l'intention de retirer un brin de l'autorité qu'il doit affirmer en tant que tel président, alors qu'il est appelé à occuper ses fonctions à Washington. Il croit honnêtement qu'il est un représentant du peuple, choisi par eux selon les formes de la loi_ loi, qui cependant ne doit pas être ignorée en théorie, pour être vigoureusement appliquée dans une obéissance forcée au pouvoir officiel. Il croit peut-être qu'il a été chargé de préserver « un gouvernement du peuple, pour le peuple et par le peuple », alors qu'il ignore, en soutenant ainsi son pouvoir sur tout le peuple, cet élément vital des républiques qui proclame que le gouvernement découle des pouvoirs du « consentement des gouvernés », et près de la moitié des gens sont prêts à résister plutôt qu'à « consentir » à son autorité, assumée, comme ils le croient, sur des principes qui s'opposent à la loi telle qu'elle est adoptée et exposée par les tribunaux de dernier recours. Mr Lincoln a déjà, avant la prise de l'Arsenal de Little Rock, écrit à son ami Washburne, d'Illinois, ce qui suit : 

 
Springfield, le 21 décembre 1860. 
Présentez mes compliments au Lieutenant-général Scott, et dites-lui confidentiellement, que je lui serai obligé de se tenir aussi prêt qu'il soit capable d’occuper ou de reprendre les forts, selon le cas, dès et après l'investiture.
 

 

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PostPosted: Sat 17 Jun - 09:50 (2017)    Post subject: Arkansas et Civil War Reply with quote

La prise de l'Arsenal de Little Rock provoque une répulsion des sentiments, ce qui amène ceux qui espéraient garder l'Arkansas dans l'Union, d'abandonner cet espoir. La conviction que la résistance des États du Sud envers l'autorité du gouvernement général est inévitable, semble posséder tous les esprits, cependant, beaucoup d'entre eux doutent qu’ils obtiendront un succès final. Ces doutes sont rapidement écartés, et tous souscrivent au désir général d'indépendance. C’est un plaisir de se rappeler que pendant que ceux de Little Rock se livrent à des expressions sans censure, il n'y a pas de conflits amers, et les expressions d'opinion les plus audacieuses, unionistes ou confédérées, sont prises avec bonne humeur. La liberté d'expression ne provoque aucune indication de répression furieuse. 

 
Lorsque des informations sont apportées sur l'existence de menaces de coercition au Missouri et au Kentucky et au renforcement de la petite garnison fédérale à Fort Smith, il y a une demande générale pour qu'il soit occupé et détenu également par l'État, tout comme l’Arsenal de Little Rock. Le Gouverneur y consent, et ordonne à une force de Volontaires sous les ordres du Major Solon Borland de se rendre à Fort Smith et de prendre possession des biens militaires à cet endroit, ce qui est fait, la seule difficulté étant de fournir un transport à tous ceux qui se sont portés volontaires. Le Colonel N B Burrow est chargé, avec un détachement en nombre suffisant, d’occuper l’endroit pour l'État. 

 
Peu de temps après, l'arrivée de Mr Lincoln dans la capitale nationale, dans des circonstances sensationnelles, et son investiture sont annoncées. Ceux qui ignorent les éléments essentiels du personnage de Mr Lincoln et ses points de vue sur la question de l'esclavage, ceux qui ont oublié son expression la plus sérieuse que « l'Union ne pourrait pas exister moitié esclave et moitié libre ; qu’elle doit être ou tout libre ou tout esclave », auraient pu être induit en erreur par le ton prudent et conciliant de son message inaugural. Il n'a pas alors choisi de proclamer la doctrine de la coercition en termes directs, en refusant le droit d'un Etat à se séparer, ou d'avouer clairement son intention de conserver, d'occuper et de posséder les biens et les lieux appartenant au gouvernement et de collecter les taxes. Tandis qu'il s'agit de fonctions dévolues à son administration, il déclare que « au-delà de ce qui pourrait être nécessaire pour réaliser ces objectifs, il n'y aura pas d'invasion, pas d'utilisation de la force contre les gens partout ». Et à cela, il ajoute l'assurance que, « Lorsque l'hostilité envers les États-Unis sera si grande qu’elle empêchera les citoyens résidents compétents de détenir les offices fédéraux, il n'y aura pas de tentative d’imposer de désagréables étrangers parmi la population dans ce but. Bien que le droit juridique strict du gouvernement puisse exister pour faire exécuter l'exercice de ces offices, la tentative de le faire serait irrégulière et si peu praticable, pour autant que je considère qu'il vaut mieux renoncer temporairement à l'utilisation de ces offices ». Pour ceux qui les lisent attentivement, ces mots ne sont que temporisateurs et indiquent le dessein ultime _ comme si « l’office » était une question d'importance à ce moment d'une telle crise ! 

 
 La question de la tenue d'une convention d'État est décidée par un vote populaire, qui accorde une majorité de 11'586 voix « pour la convention » sur un total de 62'000 votants. Par proclamation du Gouverneur, cette assemblée se réunit le 4 mars, le jour de l'investiture présidentielle. La majorité des délégués élus est disposée à temporiser et vote pour la « coopération » et contre la « sécession » et nomme cinq émissaires pour la paix pour assister à la convention de l’Etat frontalier à Francfort, au Kentucky le 27 mai 1861. Cet effort est louable, mais la marche des événements est trop rapide pour les émissaires pour la paix, et les laisse jusqu'à présent tellement en retard qu'ils ne jugent pas nécessaire d'exercer leur fonction. Les menaces de la presse du Nord selon lesquelles « un tir dans le dos va être ouvert sur des troupes qui doivent être levées dans le Nord pour marcher contre les gens du Sud » ; les protestations indignées de l'ex-chancelier Walworth lors d'une réunion publique, « qu'il serait brutal d'envoyer des hommes pour chasser nos propres frères des États du Sud, tout comme ce serait de les massacrer dans les États du Nord »; et la promesse d'Eli Thayer, le Whig de la vieille lignée, « nous inverserons l'ordre de la révolution française et sauverons le sang des gens en faisant de ceux qui inaugureraient un règne de terreur, les premières victimes d'une guillotine nationale », sont devenues comme des exhalations dans l'air vide. 

 
La convention de l'Etat d'Arkansas est ajournée sans autre mesure au 19 août 1861. Les aveugles défenseurs de la paix sont très aveugles, alors qu'il est évident pour tous qu'il n'y aura pas de paix. Le pouvoir de Mr Lincoln est dans ses partisans politiques au Nord, qui proposent d'unir la bourse et l'épée, et n'abandonneront jamais le Sud et son riche dépôt de profit et de richesse, si essentiel pour leur entreprise. Ils l'ont poussé, comme l’ont fait leurs auxiliaires, les forces antiesclavagistes fanatiques, à un avantage instantané. Le nouveau Président a envoyé une flotte de navires de guerre pour soutenir un vaisseau ostensiblement destiné à ravitailler la garnison de troupes US, assiégées dans le port de Charleston. Les assiégeants veillent à empêcher l'occupation du fort par des renforts. À l'arrivée d'une flotte envoyée par Lincoln sous sa protection, le 12 avril, les Confédérés ouvrent le feu sur le fort, obligeant la capitulation de la garnison. Permettre à ce qu'il soit renforcé, cela aurait signifié de céder ses biens aux forces navales des États-Unis, et avec lui, la côte de la Caroline. Horace Greeley est prêt à admettre, avec toute son opposition au mouvement du Sud : « Que le bombardement et la résistance de Fort Sumter soient ou ne soient pas justifiés par la postérité, il est clair que la Confédération n'avait d'autre alternative que sa propre dissolution ». (American Conflict, Volume I, p. 449.) 

 
Davantage de finesse et des mouvements de position ont été jugés plus nécessaires après le bombardement de Fort Sumter. Le Président a mis de côté le déguisement et a dévoilé davantage ses conceptions à peine dissimulées. En violation de la Constitution qui confère le pouvoir de déclarer la guerre et de lever et de soutenir les armées, au Congrès seul, à moins de protéger un Etat contre une invasion à la demande de la Législature, ou de son Gouverneur lorsque la Législature ne peut pas être convoquée, le Président Lincoln a délivré son Proclamation, le 15 avril, appelant la force militaire du pays à supprimer les « combinaisons », comme il appelle les États séparatistes, en nommant les États dans lesquels de telles combinaisons existent, n'incluant pas encore l'Arkansas. Le Ministre de la Guerre a donc envoyé une réquisition aux différents États pour remplir le quota de 75’000 soldats demandés, y compris l'Arkansas. Le Gouverneur Rector, d’'Arkansas, a rapidement répondu à cette demande de cette manière : « En réponse à votre demande pour les troupes d'Arkansas, afin de soumettre les États du Sud, je dois dire que rien ne sera fourni. La demande n'ajoute que l’insulte à l’offense ». Les Gouverneurs de Virginie, du Kentucky, du Tennessee, du Missouri et de la Caroline du Nord font des réponses de défiance similaires. 

 
Le président de la convention ajournée, le Juge David Walker, par l'autorité qui lui a été donnée par la convention à sa dernière séance, appelle l’Assemblée par proclamation, le 20 avril, à se réunir le 6 mai 1861. Elle se réunit et, ce jour-là, une Ordonnance de sécession offerte par Porter Grace, du comté de Jefferson, est adoptée par un vote de 65 contre 5, sur les 5, 4 sont plus tard modifiés par l'affirmative, de sorte que le vote, en fin de compte, est finalement de 69 contre 1. Le délégué du comté de Madison, Isaac Murphy, insiste sur le fait qu'il a promis à ses électeurs de s'opposer à la sécession, qu'il ne croit pas être le remède, tout comme il préfère se battre sous l'ancien drapeau comme un " Rebelle ". « Il est un rebelle », a-t-il déclaré, et on le trouvera en train de se battre pour résister à l'usurpation du gouvernement. Mr Murphy, peu avant, est venu en Arkansas depuis l'Indiana et a trouvé un endroit restreint dans le comté montagneux de Madison, à la frontière du Missouri. Il a immédiatement introduit une résolution autorisant l'Etat à saisir l'argent des États-Unis entre les mains des receveurs, et l'utiliser pour l'achat d'armes pour mettre militariser l'État. Mais il se rend ensuite aux Fédéraux et est nommé, en 1864, le premier Gouverneur, pratiquement, sous l'administration Lincoln, pour la reconstruction de l'État. John S Phelps a été nommé premier Gouverneur provisoire, mais n'a pas été investi ou servi. 

 

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PostPosted: Sat 17 Jun - 09:52 (2017)    Post subject: Arkansas et Civil War Reply with quote

Cette action de la convention est une occasion de sentiment intense. Les citoyens semblent comprendre la nature capitale de la procédure. Un puissant pouvoir a jeté le gant de la guerre dans un Etat, jeune par rapport aux années d'admission dans l'Union, seulement vingt-cinq, et faible en population et en ressources. Il ne possède que peu d'esclaves et ne considère pas la jalousie des empiétements illégaux aussi vivement que ses voisins plus riches. Mais il possède un peuple qui est élevé dans la haine de l'oppression et de l'injustice. Il connait bien les conditions de leurs amis et considère l'agitation de l'esclavage comme déraisonnable et inutile - les exigences d'un pouvoir hautain qui rejette les obligations de la loi pour un engouement trop anormal et dégradant pour être sincère. L'État renvoie ensuite le défi de ses hommes libres, représentés dans la convention, et par la fatigue ou le malheur, a résolu de supporter ceux qui leur sont semblables, plutôt que lever une main fratricide contre eux. Ainsi, l’Arkansas défie les hordes de toutes les terres assemblées sous le nom de « gouvernement » pour envahir le Sud, et prend sa place dans les rangs avec ses frères des États du Sud. Il le fait avec le plein sens de toutes les responsabilités. Il formera la garde extérieure et se trouvera face à face avec l'ennemi. Le Missouri, au nord, a écouté le prétexte de la conciliation jusqu'à ce qu'il soit détrompé par le coup grossier du gant de la guerre jeté. L'Arkansas, maintenant réveillé, doit répondre à l'instant, plus d'hésitation ou de division. Son peuple est uni dans l'intérêt et le sentiment. La convention représente leurs principes. 

 
La convention, à ce moment même des événements, attire son attention sur la préparation de la lutte à venir. La résolution de Mr Murphy pour saisir l'argent des États-Unis entre les mains des percepteurs des districts fonciers est mise en vigueur. Les 36’ 000 $ payés pour les armes par les émissaires de la Législature, Churchill et Danley, doivent être imputés aux « profits et pertes », car les commandes, si elles ont été remplies, n'ont jamais été livrées. Une nouvelle constitution étatique est adoptée. La nouvelle constitution diffère peu de la précédente, sauf que dans toutes les sections de sa déclaration de droits, le mot « blanc » est préfixé au mot « hommes ». L'État d'Arkansas s’est ajusté dans ses relations avec les États confédérés. Il prévoit l'élection des membres du Congrès provisoire des États confédérés. Une ordonnance pour l'organisation et l'équipement des troupes pour service immédiat est adoptée ; l'argent dans les trésoreries est affecté, et les bons de l'État, appelés « obligations de guerre », sont autorisés. 

 
Le Général James Yell, délégué du comté de Jefferson, est élu Major-général des forces de l'État, et N Bart Pearce et N B Burrow sont choisis comme Brigadiers-Généraux. Albert Pike est chargé de visiter et d'obtenir la coopération des Tribus Civilisées dans le Territoire Indien, qui sont elles-mêmes propriétaires d'esclaves noirs. Un conseil militaire est créé pour aider et soulager le Gouverneur et le Commandant-en-chef dans l'organisation de l'Armée. Le Gouverneur Rector, Benjamin C Totten et C C Danley constituent le conseil d'administration. Le Capitaine Danley, en voyage vers le fleuve Mississippi, sur le chemin de Richmond pour s'acquitter de son devoir, subit des blessures dont il ne récupérera jamais, et Samuel W Williams est nommé à sa place. Lorsque ce dernier accepte le commandement d'un régiment, le Dr L D Hill devient son successeur. Le conseil, dont le Gouverneur est président, publie une proclamation demandant l'enrôlement de volontaires au service de l'Etat, pour une période d'un an, et s'engage énergiquement à fournir des rations et des équipements. La réponse est rapide. Les régiments, les bataillons et les compagnies sont rapidement organisés et placés en camp avec les armes qui peuvent être obtenues, et souvent sans armes. Du Ministre de la Guerre confédéré l'autorisation est reçue pour lever des régiments pour le service confédéré. Des centaines de demandes pour ce service sont refusées faute d'armes. De nombreux dirigeants vont à Montgomery et à Richmond pour avoir l'autorisation d'organiser des unités militaires et reviennent sans. Certains ont même emmené leurs troupes sur le terrain de manière inefficace, ce qui a gêné le Ministère de la Guerre pour distribuer les commissions. Hindman, Cleburne et Van Manning utilisent des moyens extraordinaires pour obtenir des armes pour leurs hommes. Les volontaires, recrutés dans toutes les parties de l'État, commencent à arriver à la capitale. Le terrain de l'Arsenal est un large campement. Beaucoup de compagnies sont rassemblées pour leur organisation avec leurs armes de chasse, leurs fusils à chevreuil et leurs fusils à écureuil. Le seul inconvénient important pour l'équipement d'une armée est le manque d'armes efficaces, et pourtant, sur les 60’000 électeurs de l'État, 25’000 se sont inscrits la première année et sont transportés vers les champs de bataille. 

 
Le Gouvernement provisoire, qui a été organisé à Montgomery, déménage pour se réunir à Richmond, en Virginie, le 20 juillet 1861. Le Président Davis se rend immédiatement dans la capitale de la Virginie et se présente à la tête du département exécutif. La Virginie ratifie l'ordonnance de sécession en avril, et le Général R E Lee est placé au commandement des forces de Virginie. Sa force disponible est divisée en trois Armées, pour s'opposer aux mouvements qui menacent la Virginie au-delà du Potomac. À Sewell's Point, en mai, les navires à vapeurs fédéraux continuent une attaque infructueuse contre la batterie confédérée pendant deux jours. En juin, près d'une église de Bethel, un bâtiment isolé, défendu par les troupes de la Caroline du Nord et de la Virginie, est attaqué par les Fédéraux, qui sont repoussés. Ellsworth, le Colonel de Zouaves, est tué à Alexandria, en Virginie, par un dénommé Jackson. Le Général McClellan commence déjà son mouvement dans la partie supérieure de la Virginie. 

 
Ces événements suscitent l’intérêt, comme marquant le début des hostilités dans l'Est. Mais d'autres sont arrivés plus près de chez eux, demandant l'attention immédiate des militaires en Arkansas. Le Général Sterling Price, qui a été le président de la convention du Missouri, qui ne comprenait pas un sécessionniste, a conclu un accord avec le Général Harney, de l'Armée des États-Unis, commandant le Département de l'Ouest, dans lequel le Missouri devait être inclus dans une certaine division géographique de son département militaire, Département du Général Harney qui devait être exempt d'une invasion. Le Général Price a été successivement Député du Missouri au Congrès, Colonel durant la Guerre du Mexique et Gouverneur du Missouri, et a été un partisan convaincu de la cause de l'Union. Ses souhaits et ses efforts sérieux sont de maintenir son Etat dans une condition de neutralité, ce qui devrait l'épargner contre les dévastations de la guerre. Mais en l'absence du Général Harney, un camp de milice d'Etat, sous les ordres du Général G M D Frost, non armé, et près de la ville de Saint-Louis, le 10 mai, profite du repos avec de nombreux visiteurs de Saint-Louis en visite, alors qu'il est soudainement encerclé par une force de Réguliers US et de certaines Compagnies allemandes sous le commandement du Capitaine Nathaniel Lyon, commandant le poste des US à St Louis. Les milices sans résister sont faites prisonnières. Le Capitaine Lyon, de Nouvelle Angleterre et un abolitionniste fanatique, a été amené à croire que ces exercices de milice signifiaient une « trahison » envers le gouvernement. En méconnaissant le pacte du Général Harney, ou en le croyant violé, il a décidé de disperser le camp de la milice. Par un certain malentendu, alors qu'un grand nombre de citoyens sont témoins de la révolte de leurs concitoyens en tant que prisonniers de guerre, sous la garde de Lyon, une des Compagnies militaires allemandes a tiré sur ces citoyens, tuant environ 20 personnes parmi lesquelles des femmes et des enfants. L'action de Lyon rencontre l'approbation de Lincoln. Il est promu et placé au commandement du Département de l'Ouest, le fautif Général Harney, est transféré dans une autre région. Le Général Lyon est un partisan agressif et enthousiaste de l'administration et un ennemi implacable de ses adversaires. Il a exploré l'idée de neutralité pour le Missouri et a méprisé la proposition du Gouverneur Jackson de désarmer la milice et s’est engagé, en tant que Gouverneur de l'État, à faire appel au Président en cas de perturbation, parce que le Gouverneur Jackson a refusé indigné « de fournir des troupes pour l'assujettissement du Sud ». Jackson et Price étaient sincères ; mais la « neutralité » était impraticable, et la proposition consistant à maintenir le Missouri en dehors du bain de sang et de la dévastation et causant la division d’un peuple, dont le joug de la tyrannie militaire n'a pas été levé pendant des années après la guerre. C'est le premier État esclavagiste dans lequel les esclaves ont été officiellement émancipés, un acte de Fremont, avant Lincoln. 

 

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PostPosted: Sat 17 Jun - 09:55 (2017)    Post subject: Arkansas et Civil War Reply with quote

Le Général Lyon annonce qu'il doit occuper militairement l'État et « le placer dans les conditions exactes du Maryland ». Reconnaissant l'impossibilité de préserver sa « neutralité », le Gouverneur Jackson publie sa proclamation, le 12 juin, en appelant les troupes à résister à l'invasion et à défendre la souveraineté de son Etat. Un petit groupe de recrues se rassemble à son appel près de Booneville, sous le commandement du Colonel John S Marmaduke. Le 16 juin 1861, le Général Lyon remonte la Missouri River pour attaquer cette force d'environ 800 hommes, ayant avec lui des troupes commandées par les Colonels Schaeffer et Blair, le Capitaine Steele et le Major Osterhaus, les détachements d'autres régiments et l'Artillerie de Totten, une force considérablement supérieure à la petite armée du Gouverneur Jackson. Le Colonel Marmaduke considère cette force de Lyon trop forte pour être résistée. Le Général Price est dangereusement malade et a été emmené sur un bateau à vapeur. Les Missouriens, cependant, refusent de quitter le terrain sans se mesurer à l'ennemi. Sous le commandement du Colonel Brand, ils engagent leurs ennemis, tuant plus de 100 personnes, avec des pertes pour eux de 3 morts et 30 blessés. Lyon est étonné et, semble-t-il, abasourdi, par la résistance obstinée qu’il rencontré devant ces soldats citoyens, qui finalement reculent en sécurité, et sont rejoints par d'autres recrues. 

 
Une partie de ce rassemblement de citoyens du Missouri suit le Gouverneur Jackson, accompagné par les chefs du Département d'Etat et par les Généraux J B Clark et Monroe M Parsons. Quand ils arrivent à un endroit appelé Cole Camp, ils y trouvent un groupe de ‘Home Guards’, que Lyon et Blair ont envoyé pour intercepter la marche de Jackson. Ce sont principalement des Allemands. Le Colonel O'Kane, d'un vaillante unité confédérée, les surprend à minuit et les anéantit presque. Leur Colonel Cook, frère du Cook qui a été pendu à Harper's Ferry pour avoir participé au raid de John Brown, s'est échappé. Le Colonel Totten, avec une grande force d'Infanterie et d'Artillerie, part à la poursuite de Jackson, mais à la réception de rapports exagérés sur la force de ce dernier, abandonne le mouvement. Jackson se repose à Warsaw quelques jours, et se rend à Montevallo, où il s'attend à rencontrer le Général Price venant de Lexington. Price, souffrant toujours des effets de sa maladie, fait la jonction avec Jackson, le 3 juillet, dans le comté de Cedar, où ses hommes sont placés sous les ordres des Brigadiers-Généraux Rains, Slack et Clark, ce qui représente une force totale de 3'600 hommes, dont 600 sonnt entièrement désarmés. 

 
Là, le Général Price apprend que Lyon, avec un nombre égal de troupes bien armées, s’est lancé à la poursuite de son armée et que 3’000 autres sous Sigel sont envoyés par voie ferrée à Rolla pour l'intercepter. Le 5 juillet, les Missouriens Sigel, à six miles de Carthage, et une bataille est livrée dans laquelle Sigel est vaincu et obligé de se retirer à Sarcoxie. Le Général Ben McCulloch, arrive à ce moment-là de son camp d'Elm Springs, en Arkansas, avec 3’000 soldats confédérés et le Général N Bart Pearce d'Osage Mills avec une Brigade de troupes de l'Etat, ils s’unissent à Price à Carthage. Le 7, les forces combinées franchissent la ligne de marche vers la prairie de Cowskin. Le Colonel Sigel n'était pas préparé à la force de résistance montrée par les hommes du Missouri qui l'ont combattu à Carthage. « Mein Gott ! » dit-il, « jamais vu ça dans le combat auparavant ! Les nouvelles recrues se tenaient debout, hurlaient de défi et applaudissaient leurs propres armes à chaque décharge ». Son rapport à son commandant, le Général Sweeny, décrit ainsi la fin de la bataille :« Au moment critique, le Capitaine Wilkins, commandant l'une des deux Batteries, a déclaré qu'il ne pouvait pas avancer faute de munitions ! Aucun temps ne pouvait être perdu ; nos troupes à l'extrême droite et à gauche étaient déjà engagées. Avancer avec le reste, sans l'aide de l'Artillerie, m'a paru un mouvement qui pourrait facilement se transformer en [sic] deroute ! L'effet moral des Régiments montés par l'ennemi derrière nos lignes ne peut être nié. C'est donc avec une grande mortification que j'ai commandé à une partie de nos troupes de se poster derrière la Dry Fork, et envoyé l’autre pour protéger le train de bagages, et j’ai ordonné la retraite », etc. Il laisse le Capitaine Conrad et la Compagnie B à Neosho pour « protéger les sympathisants de l'Union » avec un train de fournitures, que McIntosh et Churchill, de la Brigade de McCulloch, ont rapidement capturé. 
  
Lyon entre dans Springfield, le 1 août. Il est rejoint le lendemain par le Major Sturgis, qui subit une escarmouche à Dug Springs avec des hommes montés d’Arkansas et du Missouri. Les troupes d'Arkansas sont commandées par le Capitaine Americus V Reiff. Les vives escarmouches durent plusieurs heures, avec plusieurs Compagnies sous les ordres du Capitaine Frederick Steele, le Quatrième d’Artillerie du Lieutenant Lathrop, et une Compagnie de Cavalerie avec le Capitaine Stanley, et enfin la Batterie de Totten, avec deux autres pièces de la Brigade Sigel, afin de repousser les Confédérés en arrière. Le Colonel Jordan E Cravens, de l’état-major du Gouverneur Rector, combat avec la Compagnie du Capitaine Reiff à Dug Springs. Lyon, croyant que les Confédérés ont l'intention de l'éloigner de son ravitaillement, se retire à Springfield, tandis que 2’000 Réguliers, sous le commandant de Sturgis et du Lieutenant-colonel Andrews, restent à environ quatre miles de la ville. Pendant ce temps, les Confédérés du Missouri et d'Arkansas descendent à Cassville, qui est à environ quinze miles au nord de la limite septentrional de l'Arkansas, dans le comté de Barry, au Missouri. Le Major J M Schofield, du Premier Régiment du Missouri, dans son rapport comme adjutant-général par intérim de l'Armée fédérale, déclare que le Général Lyon a décidé de faire une marche de nuit le 7, avec toute sa force, vers Cassville, se dirigeant sur le front du poste confédéré, un jour plus tôt, mais en a été dissuadé compte tenu de l'état d’épuisement d'un grand nombre de ses troupes. Ce jour-là, et jusqu'au soir du lendemain, il passe son temps à remonter la force des hommes, leur fournir des chaussures et les préparer à la bataille. L'armée de Lyon est un formidable adversaire pour la force brute et mal armée des Confédérés qu'elle s'apprête à rencontrer, et son nombre est grandement exagéré auprès du Général McCulloch, qui commande les hommes d'Arkansas. McCulloch avait combattu des Indiens au Texas et des métis mexicains au Mexique, et il connait la différence entre les soldats civils inexpérimentés et les troupes bien armées et disciplinées, dont beaucoup d'anciens combattants, commandés par d’autres anciens combattants. Il est en faveur d'abord d’un retour en Arkansas, mais le Général Price soutient que la force de l'ennemi est surestimée. Il est impatient d'attaquer, et exhorte à une avancée immédiate. À ce moment, McCulloch reçoit des dépêches du Général Polk selon lesquelles une grande force de confédérés de Pitman's Ferry et New Madrid marche vers Rolla pour intercepter Lyon. McCulloch accepté de marcher contre Lyon à Springfield, ou partout où il pourra le trouver, le Général Price renonçant magnanimement à son rang supérieur et consentant à ce que McCulloch prenne le commandement de l'Armée. Price est un officier brave et chevaleresque, et fondamentalement trop intelligent pour se disputer sur le rang quand les libertés de son pays sont en cause. Il est disposé à « abandonner non seulement le rang, mais la vie, si nécessaire, comme sacrifice pour sa cause ». 

 
En attendant de rencontrer l'Armée de Lyon quelque part au sud de Springfield, les Confédérés ont laissé leur train de bagages et leur bétail dans la prairie de Cowskin. Mais les hommes ont bon esprit et seulement déçus quand ils ne trouvent pas l'ennemi plus près de chez eux. Le temps d'août est chaud. La première journée de marche est faite de nuit, en attendant d'attaquer l'ennemi à l'aube, mais celui-ci a repris son mouvement vers Springfield et la poursuite est décidée, l'Armée parcourant vingt-deux miles dans la chaleur et la poussière, étouffantes ; douze miles de la distance étant effectués sans eau et les hommes sont privés de gourdes et même de tasses. Dans la nuit du 8, ils arrivent à Big Spring, près de Wilson’s Creek, à dix ou onze miles au sud de Springfield. Ils n'ont que des demi-rations ; mais les « oreilles rôties » [roasting ears=maïs grillé] sont prêtes, et ils peuvent se nourrir, l'Armée avançait vers le rivage, où il y avait plusieurs grands champs de maïs. Leur apparence, couverts de poussière, est misérable à l'extrême, mais ce fait ne semble nullement amortir leur ardeur ou leur bon esprit, car, après avoir fini leur souper, ils se plaisent à danser autour des feux de camp. Les hommes armés de McCulloch, portant des mousquets à silex, des fusils de chasse et des fusils à canon rayé, comprennent 5’300 fantassins, 15 pièces d'Artillerie et 6’000 cavaliers, mal armés. Dans la soirée du 9 août, ils reçoivent l’ordre de marcher sur Springfield, à partir de 9 heures, afin de lancer l'attaque au petit jour. Ils préparent leurs fusils et leurs munitions, mais l'ordre de marche est reporté au matin, et les hommes reprennent leurs danses, qu'ils continuent jusqu'à une heure tardive. Le Général McCulloch a expliqué le changement d'ordres ce soir-là, dans sa lettre au Ministre Benjamin : 

 
À l'heure indiquée pour la marche, il y a eu un peu de pluie, avec de fortes indications qu’il y en aurait davantage, ce qui a provoqué l'annulation de l'ordre, après une discussion avec le Général Price. Cela a été jugé plus prudent, car nous n'avions en moyenne que vingt-cinq salves de munitions par homme, et rien d'autre ne devait venir de Fort Smith ou de Baton Rouge. Pas plus d'un homme sur quatre a été fourni avec quelque chose de mieux que des sacs en coton pour transporter des cartouches. La moindre pluie ou humidité nous aurait presque désarmé, car beaucoup d'hommes n'avaient que des fusils de chasses ou des fusils typiques au pays, sans baïonnettes. Cependant, l'ennemi a décidé imprudemment de nous attaquer sur notre position, qui a été bien choisie pour le genre d'armes que nous avons dû utiliser contre leurs fusils à canon rayé à longue portée. 

 

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PostPosted: Mon 19 Jun - 13:34 (2017)    Post subject: Arkansas et Civil War Reply with quote

  • La Bataille de Wilson's Creek ou Oak Hills
_ Rapport de Schofield _ description du champ de bataille _ Compte-rendu du Colonel Snead _ rapports des   Généraux McCulloch et Pearce  _ autres rapports confédérés _ pertes des unités d’Arkansas. 
  

 
  
En s'efforçant de donner un compte rendu adéquat de la célèbre bataille de Wilson's Creek ou Oak Hills, du 10 août 1861, il est intéressant de présenter une vue de la situation du côté opposé, ainsi que du nôtre, en gardant à l'esprit que l'un ou l'autre parti donne naturellement à son camp, l'aspect le plus favorable. Le rapport du Major J M Schofield, en tant qu'Assistant Adjutant-général, Armée de l'Ouest, est le suivant : 
  
Au cours de la matinée de ce jour, le 9 août, le Général Lyon et le Colonel Sigel tiennent une conférence, dont le résultat est une attaque sur la position de l'ennemi à Wilson’s Creek, qui va mener à la bataille du 10. Je ne suis pas présent à la conférence, après avoir passé la matinée à faire les rondes du camp pour voir si des améliorations peuvent être apportées à nos dispositions défensives, pensant que toute intention de faire une attaque a été abandonnée. À mon retour, le Général Lyon m'informe de son intention de lancer une attaque le lendemain matin, et me donne les caractéristiques générales du plan, mais en raison de la pression exercée, il n'est pas très détaillé. Le Colonel Sigel doit se déplacer avec sa Brigade, consistant en les Troisième et Cinquième Régiments des troupes du Missouri, en six pièces d'Artillerie et en deux Compagnies de Cavalerie (Réguliers), à gauche de la route principale de Cassville et menant à droite de la position de l'ennemi, tandis que le Général Lyon avec le reste de sa force, composée du Premier Missouri, du Premier Iowa, des Premier et Second Kansas, de deux Compagnies du Second Missouri, d’une Compagnie de Fusiliers, de huit Compagnies régulières d'Infanterie et de recrues de Fusiliers, de dix pièces d'Artillerie et de deux Compagnies de Cavalerie, totalisant environ 4’000 hommes, en plus d'environ 250 Home Guards montés, doit descendre la route vers Little York jusqu'à un point presque opposé aux piquets de garde avancés de l'ennemi sur la Wilson’s Creek, et de là, traversant la prairie et attaquant son flanc gauche. Le Colonel Sigel doit lancer l'attaque aussitôt qu'il entendra les bruits de celle du Général Lyon. 
  
La colonne du Général Lyon atteint le point où le piquet de garde le plus avancé de l'ennemi doit se trouver, vers 1 heure du matin. Le piquet n'ayant pas été trouvé, la colonne s'arrête et les hommes se couchent en armes jusqu'à l'aube, lorsque la marche est reprise, le Bataillon d'Infanterie régulière du Capitaine Plummer en tête, le Bataillon du Major Osterhaus des Volontaires du Missouri suivant la Batterie du Capitaine Totten. Vers 4 heures du matin, le piquet de garde de l'ennemi est atteint et s’en fuit à notre approche. Le Bataillon du Major Osterhaus est ensuite déployé sur la droite comme tirailleurs, le Capitaine Plummer étant sur la gauche, et le Premier Régiment des Volontaires du Missouri, sous les ordres du Lieutenant-colonel Andrews, s’est avancé en soutien à la Batterie de Totten. 
  
Dans cette disposition, la colonne progresse d'environ un mile et demi, lorsque vers 5 heures, une véritable escarmouche débute sur tout notre front. L'ennemi est maintenant découvert en force considérable, occupant le sommet d'une ligne de crête perpendiculaire à notre ligne de marche, et aussi au lit du Wilson’s Creek, et se trouve entre nous et son camp principal. Le Premier de Volontaires du Missouri est déployé en ligne de bataille, tout en avançant sur la crête sous un feu vif et délogeant l'ennemi de sa position sur notre droite, tandis que le Premier Kansas arrive et engage l'ennemi sur notre gauche, l'amenant à retraiter. Pendant ce temps, la Batterie du Capitaine Totten progresse au centre et atteint le sommet de la crête. 
  
L'ennemi se rassemble maintenant en grande force au pied de la pente, et sous une couverture considérable fait face à notre aile gauche, et le long de la pente sur le devant et à droite vers le sommet de la crête principale parallèle au ruisseau. Pendant ce temps, le Capitaine Plummer, avec ses quatre Compagnies d'Infanterie, a descendu une crête à environ 500 mètres sur notre gauche, et il est séparé de nous par un ravin profond et atteint son terminus abrupt, où il trouve ses troupes les plus avancés arrêtés par une grande force d'Infanterie occupant un champ de maïs dans la vallée vers l'avant. Alors, un feu d'Artillerie est ouvert à partir d'un point haut à environ deux miles de notre front, à partir duquel le Colonel Sigel doit commencer son attaque. Ce feu est répondu du côté opposé de la vallée, et à une distance un peu plus grande de nous, la ligne de feu des deux Batteries étant presque perpendiculaire à la nôtre. Après environ dix ou douze coups de chaque côté, le tir cesse, et nous n’entendons ni ne voyons rien de plus de la Brigade du colonel Sigel jusque vers 8h30, quand une canonnade vigoureuse est entendue pendant quelques minutes à environ un mile sur la droite de ce qui a été entendu auparavant et à deux à trois milles de distance. C'est la dernière lors de la bataille. 
  
Toute notre ligne avance avec beaucoup d'énergie sur la position ennemie, les tirs, qui ont été animés pendant la dernière demi-heure, augmentent maintenant jusqu'à former un rugissement continu. Au cours de cette période, la Batterie du Capitaine Totten entre en action par section et par pièce, tant que la nature du terrain le permet (il est boisé avec beaucoup de sous-bois) et joue sur les lignes adverses avec un grand effet. Après un féroce engagement, peut-être d’une demi-heure, et dans lequel nos troupes se sont retirées deux ou trois fois, plus ou moins en désordre, mais jamais à plus de quelques mètres, à nouveau pour se rallier et avancer avec une vigueur accrue, l'ennemi cède dans la plus grande confusion, et nous laisse maître de la position. 
  
Pendant ce temps, le Capitaine Plummer reçoit l'ordre d'aller de l'avant sur notre gauche, mais rencontrant une résistance irrésistible de la grande masse d'Infanterie dans le champ de maïs à l'avant et dans les bois au-delà, il faut reculer ; mais alors, la Batterie du Lieutenant Du Bois, qui a pris position sur notre flanc gauche, soutenue par le Bataillon du Major Osterhaus, ouvre sur l'ennemi dans le champ de maïs, un tir d’obus avec pour résultat de le faire se retirer du champ dans le plus grand désordre. 

 

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PostPosted: Mon 19 Jun - 13:35 (2017)    Post subject: Arkansas et Civil War Reply with quote

Il y a maintenant une cessation momentanée du tir sur presque toute la ligne, à l'exception de l'extrême droite, où le Premier Missouri est encore vivement engagé par une force supérieure de l'ennemi essayant de tourner notre droite. Le Général, après avoir été informé de ce mouvement, envoie le Second Régiment du Kansas au soutien du Premier Missouri. Il arrive à temps pour empêcher les Missouriens d'être détruits par la force écrasante contre laquelle ils tiennent fermement leur position. 
  
Le Bataillon d'Infanterie régulière du Capitaine Steele, qui a été affecté au soutien de la Batterie du Lieutenant Du Bois, est pendant ce temps avancé au soutien de la batterie du Capitaine Totten. A peine ces dispositions ont-elles été prises, que l'ennemi apparait en très grande force sur tout notre front et se dirige vers chaque flanc. L'engagement cette fois devient général, et incroyablement féroce sur toute la ligne, l'ennemi apparaissant en avant souvent en trois ou quatre rangs, allongé, agenouillé et debout, les lignes s’approchant souvent jusqu'à 30 ou 40 mètres, voulant charger la Batterie du Capitaine Totten et étant repoussé. Au début de cet engagement, le Premier Régiment d’Iowa entre en ligne et relève le Premier Kansas, qui est obligé de se retirer en désordre. Chaque Bataillon disponible est maintenant jeté dans l’action, et la bataille fait rage avec fureur, sans relâche depuis plus d'une heure, la balance semblant tout le temps, presque équilibrée, nos troupes gagnant parfois un peu de terrain et une fois de plus pour reculer de quelques mètres, et pour se rallier encore. 
  
Au début de cet engagement, alors que le Général Lyon mène son cheval le long de la ligne à gauche de la Batterie du Capitaine Totten et s'efforce de rassembler nos troupes, qui sont à ce moment en désordre considérable, son cheval est tué et il reçoit une blessure à la Jambe et une à la tête. Il marche lentement quelques pas vers l'arrière et dit : « Je crains que le jour ne soit perdu ». Mais, étant encouragé par le fait que nos troupes puissent encore être rassemblées, que le désordre n'est que temporaire, il passe sur le côté du centre où notre ligne semble céder, obtient un autre cheval, et, en agitant son chapeau en l'air, mène les troupes, qui se rallient rapidement autour de lui. Quelques instants plus tard, il est transporté hors du champ de bataille, mort. Sa mort n’est connue à ce moment, que par peu de monde, et ces quelques hommes semblent se battre avec une vigueur redoublée. 
  
Pendant ce temps, notre ligne désordonnée à gauche est à nouveau ralliée et presse l'ennemi avec une grande vigueur. . .. Ce chaud affrontement a duré peut-être une demi-heure après la mort du Général Lyon, ensuite l'ennemi s’est enfui, et a laissé le terrain dégagé aussi loin que nous pouvions voir, et un silence presque total a régné pendant vingt-cinq ou trente minutes. [Le Major Sturgis prend maintenant le commandement et les principaux officiers sont convoqués pour tenir conseil.] La question est très déroutante. Aucune nouvelle n’a été donnée depuis longtemps par le Colonel Sigel. Personne ne peut dire où il est ou ce qu'il fait. Devons-nous aller de l'avant à la poursuite de l'ennemi sans savoir si nous allons recevoir un soutien de Sigel, devons-nous faire un détour vers la gauche et essayer de le rejoindre ou devons-nous nous retirer du terrain ? 
  
À cet instant, on a vu une force considérable d'Infanterie se déplacer autour de la position où les canons de Sigel ont été vus quelque temps auparavant, et avancer en colonne vers l'avant de notre aile gauche. Ces troupes portent une tenue ressemblant extrêmement à celle des hommes du Colonel Sigel et portent le drapeau US. L'opinion générale est que c'est la Brigade Sigel, et des préparatifs commencent pour se déplacer vers la gauche et vers l'avant et pour se joindre à lui. Pendant ce temps, la colonne en avant descend la colline à portée de main de notre Artillerie, mais est autorisée à se déplacer sans être dérangée jusqu'à ce qu'elle ait atteint la position couverte au pied de la crête sur laquelle nous sommes postés, et où nous avons été si farouchement assailli auparavant. Mais soudain, une Batterie est plantée sur la colline dans notre front, et commence à nous arroser de shrapnels et de canisters, des types de munitions espèces de tirs qui n'ont pas été tirées par l'ennemi auparavant. A ce moment, l'ennemi montre ses vraies couleurs, et entame tout le long de notre ligne l'engagement le plus féroce et le plus sanglant de la journée. . .. La Batterie du Capitaine Totten au centre, soutenue par le Premier d’Iowa et les Réguliers, est le principal point d'attaque. L'ennemi peut souvent être vu à moins de 50 ou 100 mètres de ses canons, et la fumée dans les lignes adverses est souvent si mélangée qu'elles semblent n’en former plus qu'une. Maintenant, pour la première fois de la journée, notre ligne entière maintient sa position avec une fermeté parfaite. La moindre disposition à céder ne se manifeste à aucun moment, jusqu'à ce que finalement l'ennemi cède et se retire du terrain. . .. 
  
Cela prend fin, vers 11h30, un conflit presque ininterrompu de près de six heures. L'ordre de se retirer est donné immédiatement après que l'ennemi ait cédé sur notre front et au centre, et la Batterie du Lieutenant Du Bois prend position avec ses supports sur une colline à l'arrière. La Batterie du Capitaine Totten, dès que ses chevaux mis hors d’usage ont été remplacés, s’est retirée lentement avec le corps principal de l'Infanterie, alors que le Capitaine Steele subit une démonstration de force sur notre flanc droit. Après avoir été repoussé, et aucun ennemi n'étant en vue, la colonne entière se dirige lentement vers la haute prairie ouverte à environ deux miles du champ de bataille. Nos ambulances, entre-temps, passent de plus en plus loin, enlevant nos blessés, et après avoir fait une petite halte sur la prairie, nous continuons notre marche vers Springfield. 
  
Il convient de noter ici qu'après l'adoption de l'ordre de retraite, et alors que l’on doute encore entre poursuivre la retraite et occuper la position la plus favorable à l'arrière et attendre des nouvelles du Colonel Sigel, l'un de ses hommes nous rejoint et signale que sa Brigade a été totalement mise en déroute et que toute son Artillerie a été capturée, le Colonel Sigel ayant été tué ou fait prisonnier. La plupart des hommes ont brûlé toutes leurs munitions et tout ce qui pouvait être récupéré dans les gibernes des morts et des blessés. Il n'y avait plus personne d’autre que nous pour retourner à Springfield. 

 

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PostPosted: Mon 19 Jun - 13:37 (2017)    Post subject: Arkansas et Civil War Reply with quote

Maintenant, après avoir cédé la priorité à la version de la bataille donnée par les vaincus, les rapports des vainqueurs sont à suivre. 
  
Le Wilson’s Creek s'écoule vers le sud là où la route le traverse, à un demi-mile au-dessous du moulin de Gibson, qui est au-delà d'un champ de blé en amont du ruisseau. Le Skegg’s Creek venant de l'ouest, rejoint le Wilson’s Creek à un demi-mile en dessous de la traversée ; Et le Tyrrell’s Creek, également de l'ouest, s'écoule vers le sud de la route principale à deux milles. Dans la vallée boisée, entre les deux branches à l'ouest du Wilson’s Creek, campent les troupes montées de Churchill et Greer et 700 cavaliers de Price. L'Infanterie de Price bivouaquent entre le Skegg’s Creek et la traversée, tout à l'ouest du Wilson’s Creek, et entre le ruisseau et une colline de 75 pieds de haut, encore plus à l'ouest et au nord de la route. À l'est de Wilson’s Creek, sur un plateau, les Régiments Hebert et McIntosh, le Bataillon McRae, la Brigade Weightman du Missouri et les Batteries Woodruff et Reid d’Arkansas et la Batterie Bledsoe du Missouri, surplombent la vallée dans laquelle Price se trouve. Le Général Rains a un grand nombre de troupes montées à l'est du Wilson’s Creek, au nord de la route, et plus près de Springfield. En bas de la crique, de Rains jusqu’à Churchill et Greer, la distance est de trois miles. Comme on l'a dit, les forces confédérées sont en bivouac en attendant leur ordre reporté pour marcher sur Springfield. À la lumière du jour, aucun piquet de garde n'est sorti, ou ceux qui étaient sortis ont été rappelés, s'attendant à marcher. 
  
Les Confédérés sont pris par surprise, peu d’entre eux sont levés, lorsque la Batterie de Totten ouvre le feu à partir du nord et Sigel du sud, à l'aube du dimanche 10 août. Toute l'Armée sudiste se trouve entre Lyon et Sigel. Ce dernier a encerclé le camp dans la nuit et posté quatre pièces d'Artillerie surplombant le camp de Churchill du côté est du ruisseau. Laissant une petite force d'Infanterie pour supporter la Batterie, il traverse le Wilson’s Creek, en aval du Tyrrell’s Creek, le reste de ses hommes étant formés face au nord, à l'ouest du ruisseau. Les Missouriens du General Rains au bout du camp sont rapidement dispersés par la colonne de Lyon, laissant un espace ouvert entre lui et la Batterie Woodruff sur la colline plus loin le long du ruisseau. Les hommes de Churchill et de Greer partent dans les bois récupérer leurs chevaux au ruisseau. Le Colonel Churchill est bientôt à cheval, mais sans selle, et rassemble rapidement ses hommes. McCulloch et McIntosh à l'extrémité nord sont bientôt en selle. Lyon ayant traversé le ruisseau au-dessus de la colline, descendant la vallée, arrive à portée de la « colline sanglante » (« Bloody Hill »). Price grimpe la colline pour prendre le commandement des hommes de Cawthorn, qui tiennent leur position aussi bien qu'ils peuvent, quand Slack arrive avec le Régiment Hughes et le Bataillon Thornton, et se forment sur la gauche de Cawthorn. Pendant ce temps, la Batterie Reid d’Arkansas à l'est du Wilson’s Creek ouvre le feu sur la ligne de Sigel, qui se forme à l'ouest du ruisseau, sur les arrières confédérés. 
  
Au soutien de Price, sur le front, d'autres unités arrivent rapidement (dont la Batterie Guibor), regroupant environ 3’000 hommes, avec quatre pièces d'Artillerie. La Batterie de Totten, six pièces, dirige son troisième tir contre la Batterie Woodruff, quatre pièces, qui répondent rapidement, et le duel est maintenu entre Woodruff et Totten. Le feu de Woodruff aide grandement la formation des troupes à travers le ruisseau, face à l'avancée de Lyon. Les Confédérés attendent que Lyon s’avance à portée de leurs fusils, 2’000 armes légères et la Batterie Guibor prêtes à le recevoir. Les lignes se rapprochent les unes des autres dans un rayon de 50 mètres, et après une salve, reculent et rechargent. Elles continuent ainsi pendant deux heures. Churchill a formé ses hommes à pied et est allé au soutien de Price à son extrême gauche. En formant ses hommes sur la route de Fayetteville, au sud du Wilson’s Creek, Churchill les conduit vaillamment sur la colline à gauche de Slack et au centre de l'attaque de Lyon. Avec ce renfort pour les Missouriens, les canons de Guibor montent en ligne avec l'Infanterie, et la Batterie Woodruff tirant sur les réserves de Lyon, le feu de Price commence à gêner l'ennemi et entraîne un étirement de l'intervalle de sa retraite. Cette colline sanglante, où Price est resté et Churchill l'a soutenu, est le brise-lames de la marée sur le champ de bataille. 
  
Le récit de l'action par le Colonel Thomas L Snead à partir de là est une description claire et complète qui ne peut être condensée : 
  
Pendant ce temps, McCulloch, après avoir quitté Price, est allé avec McIntosh sur le côté est du ruisseau, où l'Infanterie de sa propre Brigade et l'Infanterie et l'Artillerie de Pearce sont toutes deux en camp. Son premier objectif est de disposer ces troupes de manière à faire face à l'attaque de Sigel dont la force et le dispositif ne sont pas encore développés. Pour ce faire, il poste la batterie de Reid sur la falaise en face de l'embouchure de la branche du Skegg et ordonne au Régiment Walker de l'appuyer. Il place ensuite les Régiments Dockery et Gratiot plus au nord, le long de l’escarpement que forme la rive est du Wilson’s Creek, de la branche du Skegg vers le nord jusqu'au gué. Ces conditions lui donnent le commandement de la traversée de la branche du Skegg, sur laquelle Sigel doit faire mouvement s'il se décide à attaquer Price sur ses arrières. Il déploie ensuite le Bataillon McRae, le Troisième de Louisiane et le Régiment McIntosh de sa propre Brigade, au nord de Gratiot et sur le même escarpement. C'est à cet endroit que Woodruff a pris position et est entré en action. 
  
Tandis que McCulloch n’a pas terminé encore son dispositif, Woodruff s’aperçoit qu'une partie de la colonne de Lyon, constituant l'extrême gauche de sa ligne, a traversé le côté est du ruisseau et descend sa rive gauche vers le poste où sa batterie est alors engagée. Dès que ce fait est communiqué à McCulloch, il est ordonné à Gratiot d'appuyer Woodruff et d’envoyer McIntosh, avec son Régiment démonté, le Troisième de Louisiane et le Bataillon de McRae, pour rencontrer les Fédéraux. McIntosh se déplace rapidement vers l'avant, en restant sur le côté est du ruisseau. Même si les canons de Woodruff l'ont couvert quelque peu, il est grandement harcelé par Du Bois, qui tire de la mitraille et des obus contre lui depuis le front de Bloody Hill. McIntosh, constatant que le feu de l'ennemi fait des ravages sur ses hommes, leur ordonne de charger. Ils le font, repoussant l'ennemi à travers le ruisseau vers le corps de troupes principal de Lyon. Dans l'ardeur de la poursuite, les Confédérés se retrouvent à portée de la Batterie de Du Bois et du Bataillon Osterhaus, et ils sont eux-mêmes entraînés dans une certaine confusion. Dans cet engagement, qui a commencé à 7 heures et qui a duré près d'une heure, environ 300 Réguliers fédéraux perdent 80 officiers et hommes. Les pertes de McIntosh sont d'environ 100 hommes sur 1’000. 

 

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PostPosted: Mon 19 Jun - 13:38 (2017)    Post subject: Arkansas et Civil War Reply with quote

Pendant que ce combat fait rage, Sigel s’avance tranquillement dans les camps dont il a délogé les Confédérés au lever du soleil et prend position avec toute sa force, quelque 1’200 hommes et six pièces d'Artillerie, près de la maison de Sharp, sur l’escarpement au sud de la branche du Skegg. Sa Batterie occupe un haut plateau, et son Infanterie est déployée des deux côtés de la route de Fayetteville, avec une Compagnie de Cavalerie US sur chaque flanc. Son but est de maintenir cette position afin de couper la retraite des rebelles lorsqu'ils seront mis en déroute par Lyon. 
  
McCulloch, après avoir envoyé McIntosh pour à la rencontre de Plummer, retourne à la branche du Skegg pour s'occuper de Sigel. Constatant que l'avancée de ce dernier est interdite par la Brigade Pearce, et par une force considérable qui se rassemble sous le couvert des bois du côté nord de la branche, il se précipite vers le point où McIntosh est engagé contre Plummer. En arrivant, il constaté que les Confédérés ont remporté l'engagement et qu'il n'y a plus de danger dans cette direction. Prenant quatre Compagnies du Troisième de Louisiane qui sont les plus proches de lui et ordonnant à McIntosh de ramener le reste, McCulloch s'empresse de s'emparer de la branche du Skegg, déterminé à attaquer Sigel. Le Lieutenant-colonel Rosser a déjà pris position avec ses propres hommes, le Bataillon O'Kane et la Batterie Bledsoe, du côté ouest de la route de Fayetteville, et au sud de la branche, les trois canons de Bledsoe étant postés de façon à dominer complètement la position de Sigel. 
  
Sigel et ses hommes ignorent tout ce qui se passe sur leur front, car entre eux et la vallée où se sont rassemblées leurs forces, se tient un bois dense, à travers son sous-bois luxuriant, aucun regard ne peut percer. De temps en temps, un tirailleur ou un officier aventureux se dirige vers l’escarpement qui surplombe le petit ruisseau et voit la fumée qui assombrit la colline sanglante, et parfois un autre, plus audacieux que le reste, s'aventure assez loin pour voir indistinctement ce qui est en cours dans la partie supérieure de la vallée, vers le gué. Enfin, l'un de ces hommes voit un régiment recouvert de gris courir sur la route vers la branche du Skegg. Sachant que le Premier Iowa porte un uniforme gris, il en conclue que c’est sûrement lui, et tel est le rapport qu'il remet à Sigel. Celui-ci communique la bonne nouvelle à ses hommes et les prévient de ne pas tirer sur leurs « amis » en approche. Ils agitent leurs drapeaux, pour un accueil joyeux. Juste à ce moment, Reid à l'est, et Bledsoe à l'ouest, ouvrent le feu sur eux. « Il est impossible pour moi », dit Sigel, « de décrire la consternation et la confusion affreuse qui ont été causées par cet événement malheureux ». « Ils tirent contre nous », se répand dans les rangs comme un feu de forêt. Les artilleurs peuvent difficilement être amenés à servir leurs pièces. L'Infanterie ne peut lever les armes que trop tard ». La consternation et la confusion se transforment en panique lorsqu'environ 400 hommes du Troisième de Louisiane, vêtus de gris, atteignant l’escarpement abrupt avec McCulloch et McIntosh à leur tête, les Bataillons Rosser et O'Kane à leur suite, traversent la broussaille épaisse et chargent directement la Batterie fédérale. 
  
La force entière de Sigel prend la fuite instantanément, abandonnant cinq des six canons et se jetant pour leur sécurité dans les buissons qui bordent les deux côtés de la route de Fayetteville. Là, ils se retrouvent séparés ; Sigel et Salomon, avec environ 200 allemands, et la Compagnie Carr de la Cavalerie US, essaient de revenir à Springfield empruntant le même chemin par lequel sont venus, mais ils sont attaqués par le Lieutenant-colonel Major, avec des Missouriens montés et des Texans ; et les Allemands, abandonnés par le Capitaine Carr, qui a préféré s’enfuir, sont presque tous tués, blessés ou faits prisonniers. Sigel, lui-même, rentre à Springfield avec un seul homme. Une partie de sa colonne se dirige vers Little York et une autre vers Springfield. 
  
Lyon, constatant que ses hommes cèdent, apporte une partie des artilleurs de Totten pour un fort soutien à la droite et sur le front de sa propre ligne, et prend en enfilade les Confédérés à 200 mètres, Totten et Gordon Granger aidant à servir les pièces. McCulloch, qui est allé avec Churchill jusqu'à Bloody Hill, fait diversion contre ce feu en revenant en toute hâte dans la vallée et en envoyant la Cavalerie Arkansas de Carroll et cinq Compagnies de Texans montés de Greer pour tourner la droite de Lyon et charger ces canons sur ses arrières. Le terrain est mal adapté aux opérations de cavalerie, et Greer et Carroll sont finalement repoussés. Mais ce mouvement soulage Price, néanmoins, et même augmente l'anxiété de Lyon qui a envoyé le Premier d’Iowa à l'avant et le Bataillon de Réguliers de Steele à l'appui supplémentaire de Totten. 
  
Jusqu'à cette heure (10 heures), l'Infanterie de la Brigade Pearce - trois bons Régiments, de Gratiot, Dockery et Walker – comptant plus de 700 hommes, n'ont pas tiré un coup de feu, tout comme le Régiment Graves du Missouri, environ 300 hommes, qui at dû suivre Weightman dans la bataille. Là, ils s’allongent, juste de l’autre côté du ruisseau, à moins d'un demi-mile, n’ayant rien à faire et ne faisant faire. Price galope jusqu'à Gratiot lors d’une pause dans le combat, tandis que Greer et Carroll essaient de flanquer la droite de Lyon et demandent de l'aide. Gratiot, qui a servi sous Price au Mexique, l'apprécié et le respecte, n'hésite pas un instant, mais ordonne à son régiment de suivre Price, qui se hâte vers ses propres hommes et envoie un officier pour dire au Général Pearce ce qu'il a fait. Pearce arrive tout de suite et se joint à Price et Gratiot alors que le Régiment charge sur Bloody Hill. Le Régiment de Gratiot est à portée des canons de Totten. Les hommes passent en toute sécurité, mais l'arrière-garde du Régiment est coupée de l’éat-majors. Le cheval de Gratiot est tué, et son officier d’ordonnance, aussi ; le Lieutenant-colonel est démonté ; le bras du Major est brisé ; l’Intendant est tué et le Commissaire à la Subsistance du Régiment est grièvement blessé. Mais le Régiment continue et prend la position qu'on lui a ordonné de prendre, et la tient sous un feu si furieux que, en moins de trente minutes, 100 de ses hommes sur 500, sont tués ou blessés. 
  
Lyon ne peut pas voir le champ de bataille en entier. Il sait maintenant que Sigel a été vaincu, et que les troupes qui vont venir bientôt, toutes rougies de la victoire, Gratiot s’approchant maintenant avec 500 hommes pour donner vigueur à l'assaut, ses propres hommes fatigués, épuisés par une longue marche de nuit et cinq heures de combats les plus difficiles. Il peut également voir le reste de la Brigade Pearce se former sur la colline opposée avec des fusils qui n'ont pas été encrassés par les fumées des combats, et il peut voir des Missouriens, des Texans et des Arkansiens, des milliers d'hommes, prenant courage alors qu'ils s'habituent au vacarme de la guerre, résolus à se battre  « jusqu’à la mort », et il ne reste plus d'autre espoir que de fondre sur  Price avec toutes ses forces et de l'écraser avant que ces forces se rassemblant ne puissent lui venir en aide. Il envoie alors tous les bataillons disponibles sur le front. 
  
La ligne de bataille ne fait pas plus de 1’000 mètres de long, et Price garde soigneusement toutes ses positions. Partout où le danger est le plus grand, et le sort de la bataille le plus douteux, il s’y hâte et y reste jusqu'à ce que le danger passe. Dans les intervalles des combats, il se lance sur le front parmi ses tirailleurs, et regarde à travers la fumée épaisse, jusqu'à ce qu'il puisse discerner ce que fait l'ennemi, puis sa voix retentit, et les officiers et les hommes avancent rapidement vers l'avant, pour lui obéir. Un de ses assistants, le Colonel Allen de Saline, est tué lors de la réception d'un ordre. Weightman, Cawthorn et son adjoint sont mortellement blessés ; Slack est terriblement lacéré par une balle de fusil et Clark est atteint à la jambe. Le Colonel Ben Brown est tué. Churchill a deux chevaux tués sous lui. Les Colonels Burbridge, Foster et Kelly, et presque tous les autres officiers de terrain, sont handicapés. 
  
Mais en dépit de toutes ces pertes, Price se renforce tout le temps, alors que la force de Lyon est rapidement diminuée. Marchant le long de sa ligne de gauche à droite, encourageant ses hommes par son propre contact intrépide et ses paroles bien prononcées, les ralliant quand ils commencent à céder, les stabilisant quand ils sont encore debout, les inspirant avec son propre courage, faisant un effort supplémentaire pour gagner la journée alors qu'il est encore temps d'essayer, Lyon a presque atteint la partie avancée de la Batterie Totten quand son cheval, qu’il tient par la bride, est tué et lui-même est blessé à la jambe et à la tête. Attristé et étourdi par le coup, et son âme courageuse ébranlée par le choc, il dit d'une manière confuse aux plus proches, qu'il craint que la journée ne soit perdue. Mais il reprend rapidement ses esprits et ordonné à Sturgis de rassembler le Premier d’Iowa, qui commence à rompre dangereusement, il monte sur un cheval qui lui a été offert et agite son chapeau en l'air, appelle ses hommes à le suivre. Une partie du Second Kansas de Mitchell, que le Lieutenant Wherry vient de ramener à l'avant, se referme rapidement autour de lui et, ensemble, ils se précipitent dans le combat. L’instant suivant, Mitchell est atteint, gravement blessé, et presque instantanément ensuite, une balle fatale perce la poitrine de Lyon. Il tombe de son cheval dans les bras de son fidèle ordonnance, qui s'est précipité pour l'attraper, et la minute suivante, il est mort. 
  
Le commandement est dévolu au Major Sturgis. Il réunit ses principaux officiers. Price a déjà été renforcé par Gratiot, et maintenant le Régiment d'Arkansas de Dockery et une partie de la Batterie Reid se mettent en position, et avec eux le Troisième de Louisiane, qui, pour la première fois depuis sa rencontre avec Plummer au petit matin, est au complet sous les ordres de son Colonel Hebert, et est impatient d'ajouter d’autres lauriers à ceux qu'il a recueillis avec la défaite de Plummer et la déroute de Sigel. Sturgis décide de se retirer. L'ordre est donné et obéi silencieusement, le Bataillon Steele de Réguliers, couvrant la retraite et reculant en ordre parfait. Il est maintenant 11 heures et demi. Les Confédérés, étendus parmi les buissons dans lesquels ils se sont battus toute la journée, attendent le prochain assaut de l'ennemi, ou l'ordre de Price d'attaquer et sont prêts pour l'un ou pour l'autre. Soudain, un cri retentit dans les rangs que les Fédéraux reculent ; qu'ils se sont déjà éloignés et qu'ils montent la colline d'où ils ont commencé l'attaque contre Rains à l'aube ; qu'ils ont finalement abandonné le terrain pour lequel ils ont combattu si bravement et si bien contre d’invincibles adversaires. S'étant levés, les Confédérés expriment leur soulagement indescriptible et leur joie illimitée avec ce cri d’exultation qui n'est jamais entendu que sur un champ de bataille où résident ses vainqueurs. 

 

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PostPosted: Mon 19 Jun - 13:40 (2017)    Post subject: Arkansas et Civil War Reply with quote

Le Colonel Snead a comptabilisé les victimes de la bataille comme suivant : Union, 258 tués ; 873 blessés ; 186 portés manquants ; total, 1'317 hommes. Confédération, 279 tués ; 951 blessés ; total 1'230 hommes. Il estime le nombre de Confédérés engagés sur Bloody Hill à 4'239 ; et pour l'Union à 3’500, dont environ 1‘000 sont des troupes régulières, composées de quatre Compagnies d'Infanterie sous Plummer, quatre Compagnies du Deuxième d’Infanterie sous Steele, une Compagnie du Premier de Cavalerie sous Canfield et deux Batteries légères du Deuxième d’Artillerie sous Totten et Du Bois. L’Artillerie confédérée, c’était quinze pièces ; l'Artillerie fédérale, y compris la Batterie avec Sigel, c’était seize pièces. Les troupes fédérales étaient largement supérieures en armes et en munitions. 
  
Le Général Lyon, lorsqu'il a avancé au-delà de Springfield et a décidé ensuite de revenir à cet endroit, a envoyé cette dépêche : « La prudence semble maintenant indiquer la nécessité de se retirer, si possible, de la région, et de revenir sur Saint-Louis ou au Kansas ; St Louis via Rolla sera très probablement sélectionnée, pour des renforts et des approvisionnements ». Il a ajouté une liste de ses forces, « basées sur sa mémoire, n'ayant pas de rapports depuis un certain temps, en conséquence des troupes dispersées autour de Springfield », dont le total donne 5’868 hommes, ce qui dépasse l'estimation du Colonel Snead de 2'318 hommes. 

 
Le Brigadier-Général Ben McCulloch, dans son rapport officiel, après avoir décrit les opérations préliminaires, a déclaré : 
  
Tout en hésitant encore le matin, l'ennemi est signalé avançant et je prends des dispositions pour le rencontrer. L'attaque est faite simultanément à 5H30 du matin, sur nos flancs droit et gauche, et l'ennemi gagne les positions qu'il désirait. Le Général Lyon nous attaque sur notre gauche, et le Général Sigel sur notre droite et sur nos arrières. A partir de ces points, des Batteries ouvrent le feu sur nous. Mes troupes sont bientôt prêtes. Les Missouriens, sous les Généraux Slack, Clark, McBride, Parsons et Rains, sont les plus proches de la position prise par le Général Lyon avec sa force principale. Ils se tournent aussitôt vers la gauche et livrent bataille avec un feu incessant des armes légères. Woodruff oppose sa Batterie à celle du Capitaine Totten, et une canonnade constante est maintenue entre ces Batteries pendant la bataille. Le Régiment Hebert des Volontaires de Louisiane et le Régiment McIntosh de Fusiliers montés d’Arkansas sont envoyés à l'avant, et après avoir passé la Batterie, tournent vers la gauche et bientôt engagent l'ennemi avec les régiments déployés. Le Colonel McIntosh démonte son Régiment, et les deux unités se dirigent vers une clôture autour d'un grand champ de maïs, quand ils se retrouvent à gauche de l'ennemi déjà posté. Un terrible combat d’armes légères a lieu. La force adverse est un groupe d'infanterie régulière US, commandé par les Capitaines Plummer et Gilbert. Malgré le tir incessant qui frappe ces deux régiments, ils sautent par-dessus la clôture et, vaillamment menés par leurs Colonels, ils repoussent l'ennemi devant eux vers le corps principal. 
  
Au cours de cette période, les Missouriens, sous les ordres du Général Price, essaient noblement de se maintenir au centre, et sont vivement engagés sur les côtés de la colline sur laquelle l'ennemi est positionné. Juste à droite, Sigel fait tirer sa Batterie sur les Régiments Churchill et Greer, et s'est progressivement dirigé vers la route de Springfield, de chaque côté de laquelle l'Armée a bivouaqué, et sur une position élevée a établi sa Batterie. Je prends aussitôt deux Compagnies du Régiment de Louisiane qui sont les plus proches de moi, et les fait avancer rapidement de la droite du front vers l'arrière, avec ordre au Colonel McIntosh de ramener le reste. Quand nous sommes arrivés près de la Batterie de l'ennemi, nous avons constaté que la Batterie Reid a ouvert le feu, et que c'est déjà la confusion. L'avantage est pris, et bientôt les Louisianais chargent vaillamment parmi les canons et balaient les canonniers au loin. Cinq canons sont pris ici, et les troupes de Sigel, totalement mises en déroute, retraitant rapidement avec un seul canon, poursuivi par certaines Compagnies du Régiment du Texas et d'une partie du Régiment de Cavalerie du Missouri du Colonel Major. Durant la poursuite, beaucoup d'ennemis sont tués et emprisonnés, et leur dernier canon est capturé. 
  
Après avoir dégagé notre droite et nos arrières, il faut porter toute notre attention sur le centre, sous les ordres du Général Lyon, qui presse les Missouriens, les ayant repoussés. À ce stade, le Régiment McIntosh, sous le commandement du Lieutenant-colonel Embry et le Régiment Churchill démonté, le Régiment Gratiot et le Bataillon McRae sont envoyés à leur aide. Un terrible feu de mousqueterie est maintenant maintenu de tous côtés et au sommet de la colline sur laquelle l'ennemi est positionné. Les masses de fantassins sont repoussées et reviennent à l’attaque. Le sommet de la colline est couvert de morts et de blessés. Les deux camps se battent avec désespoir durant la journée. Les Régiments Carroll et Greer, menés courageusement par le Capitaine Bradfute, chargent la batterie (Totten), mais toute la force de l'ennemi est immédiatement juste derrière, et un feu mortel est ouvert sur eux. 
  
À ce moment critique, lorsque les fortunes du jour semblent être à un tournant, deux Régiments de la Brigade du Général Pearce sont obligés de quitter leur position (en réserves) pour soutenir le centre. L'ordre est obéi avec entrain, et le Général Pearce marche vaillamment avec sa Brigade à la rescousse. La Batterie Reid est envoyée à l'avant, et le Régiment de Louisiane est de nouveau mis en action à gauche de celle-ci. La bataille devient alors générale et, sans doute, aucun adversaire n'a jamais combattu avec plus de désespoir. Petit à petit, l'ennemi cède la place et est chassé de sa position. La Batterie Totten se retire. Les Missouriens, les Arkansiens, les Louisianais et les Texans avancent. Le roulement incessant de mousqueterie est assourdissant, et les balles tombent drues, comme des grêlons, tandis que nos braves Sudistes poussent vers l'avant, et dans un cri sauvage s’abattent sur l'ennemi, les repoussant et recouvrant le sol avec leurs morts. Rien ne peut résister à l'impétuosité de notre charge finale. L'ennemi s'enfuit et ne peut plus être rallié, et on le voit à midi, reculant rapidement dans les collines au loin. Ainsi prend fin la bataille. 
  
Le Général Pearce, avec sa Brigade d'Arkansas (les Régiments d'Infanterie de Gratiot, Walker et Dockery), est venu vaillamment à la rescousse, menant ses hommes lors de la plus grande partie de la lutte. Il a beaucoup contribué au succès de la journée. Les commandants des Régiments de ma propre brigade, les Colonels Churchill, Greer, Embry, McIntosh, Hebert et McRae ont dirigé leurs différents Régiments au combat avec le plus grand calme et la plus grande bravoure, toujours devant leurs hommes, les encourageant. Woodruff, Bledsoe et Reid ont manœuvré leurs Batteries avec une grande capacité et beaucoup d’efficacité. 

 

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PostPosted: Mon 19 Jun - 13:41 (2017)    Post subject: Arkansas et Civil War Reply with quote

Le Brigadier-Général N B Pearce, commandant la Première Division, de l'Armée d'Arkansas, dans son rapport dit : 
  
Vers 5 heures du matin, un de mes accompagnateurs arrivé rapidement au camp et m'informe que les ennemis sont en force à une courte distance à l'est du camp. Au même moment, le Capitaine Carroll m'avertit que le Général McCulloch a reçu des informations sur leur approche à l'ouest. J'ai immédiatement formé les Volontaires des Troisième, Quatrième et Cinquième d’Infanterie d'Arkansas et les ai déployés comme suit : les Quatrième et Cinquième sur les hauteurs à l'est, pour soutenir la Batterie Reid, qui est postée là. La Batterie Woodruff est envoyée prendre position sur la colline au nord du camp, et le Troisième d’Infanterie est affecté à son soutien. J'ai pris position avec les Quatrième et Cinquième d’Infanterie et la Batterie Reid, en tenant la Compagnie de Cavalerie du Capitaine Carroll en réserve dans le ravin. Bientôt l'ennemi (la Brigade du Général Sigel) apparait à l'arrière dans le champ précédemment occupé par la Cavalerie du Général Churchill. Il y a de l'Infanterie, de la Cavalerie et de l'Artillerie, mais je suis loin, je ne peux pas déterminer le caractère de cette force, car il n'y a aucun drapeau jusqu'à ce qu'elle traverse le champ et qu'elle tire plusieurs salves avec leur Artillerie. Avec des jumelles, j'ai découvert les ‘Stars and Stripes’ déployés, et tout de suite j’ai ordonné au Capitaine Reid d'ouvrir le feu sur eux, ce qu'il a fait avec un effet formidable. Je suis informé que l'ennemi a perdu plusieurs morts et blessés, et plusieurs chevaux d'artillerie tués par ce feu ont permis à l'Infanterie du Régiment du Colonel Hebert de charger et de prendre la Batterie. Le mouvement de l'ennemi semble être dirigé vers notre gauche, j'ordonne au Colonel F A Rector de prendre le commandement du Quatrième et de trois Compagnies du Cinquième et de soutenir la Batterie, et de tenir sa position à tout prix. Le Colonel McIntosh m'informe que l'ennemi presse notre flanc droit à l'ouest. J'envoie deux pièces d'Artillerie de la Batterie Reid et sept Compagnies du Cinquième à leur aide, et j’y suis allé moi-même et en emmenant le Troisième, sous le commandement du Colonel Gratiot et l'ai mené dans l’action. Voici la partie la plus féroce et la plus formidable de la bataille. Là, nos Volontaires ont rencontré et ont repoussé les troupes régulières de l'Armée fédérale. Le Colonel McIntosh est arrivé avec l'Artillerie et sept Compagnies du Cinquième, et entame la lutte avec toute la vigueur et la détermination des anciens combattants. Je crois que je perdrais mon temps à tenter de faire l'éloge du courageux et chevaleresque McIntosh, toujours au milieu des combats, encourageant et menant ses hommes à la victoire. 
  
Dans cette partie de l'engagement, beaucoup de braves du Troisièmes sont tombés. Nous pleurons la perte du brave Capitaine Bell, le chevaleresque et courtois Capitaine Brown, le noble et courageux Lieutenant Walton. Parmi nos blessés figurent le Lieutenant-colonel Neal du Cinquième d’Infanterie et le Major Ward du Troisième. La Batterie du Capitaine Woodruff est engagée au début de l'action contre la Batterie fédérale de Totten et l'a repoussée, puis, lorsque les ennemis se sont retirés, a rendu un service efficace en la pressant durant sa retraite. Nous avons du mal à accepter la mort du Lieutenant Weaver, de cette Batterie, qui a agi vaillamment et reçu la mort d’un boulet de canon, en réglant la visée de sa pièce. 
  
La Cavalerie du Colonel Carroll est engagée dans une partie du champ loin de mon point de vue, et. . . je suis informé que les officiers et les hommes de son Régiment ont effectuer un service efficace en chargeant la Batterie de l'ennemi. Le Quatrième d’Infanterie, du Colonel Walker, est placée dans une position éprouvante, en particulier pour les nouvelles troupes, avec la mitraille, les obus et les balles Minié qui volent autour d'eux et aucune chance de retourner le feu. Beaucoup d'éloges sont dus au Colonel Rector pour le sang-froid affiché en restant en position, ainsi que pour les officiers du Régiment pour leurs efforts dans le même but, car sur cette partie du champ est censé se dérouler le combat principal, et à mon retour sur cette partie du terrain, en trouvant l'Artillerie retirée de la hauteur, j'ai ordonné à la Batterie du General Parsons de prendre la position autrefois occupée par la Batterie du Capitaine Reid et d’effectuer un mouvement vers l’avant sur un demi-mile à l'est avec les quatrième et troisième Compagnies du Cinquième, soutenues par la Compagnie de Cavalerie du Capitaine Carroll, pour combattre l'ennemi s'il le désire ; mais les Louisianais du Colonel Hebert ont pleinement satisfait le Colonel Sigel, qui s'est retiré sans avoir une autre chance. Le Régiment du Colonel Carroll, bien que fatigué, est envoyé sur la route de Springfield à la poursuite de l'ennemi, devoir qu’il accomplit avec sa rapidité et sa capacité habituelles. 
  
Je remercie tout particulièrement les officiers des Régiments pour la promptitude et la capacité avec lesquelles ils ont obéi, et les hommes pour la manière déterminée avec laquelle ils ont exécuté, tous mes ordres. Pour être plus précis, je devrais envoyer une liste complète. Je suis particulièrement reconnaissant au Colonel Rector pour la capacité affichée pendant l'engagement ; Au Commissaire-Général Grace, qui était avec moi quand j'ai mené le Troisième dans l’action, et je suis resté dans le plus gros du combat, aidant et exhortant les hommes à la victoire ; aussi à mon aide, le Major Cline, qui était à mes côtés dans le plus gros du combat ; également à Mr Samuel Mitchell, à Mrs Brown, Taylor et Dawson, pour avoir transmis des ordres pendant l'engagement en tant qu'aides bénévoles ; aussi au Chirurgien-Général Smith et aux chirurgiens des Régiments pour leur aimable attention aux blessés. Nos pertes sont lourdes, mais une grande victoire est la nôtre. Paix aux cendres des morts et immortalité aux noms des défenseurs du Sud adoré. Au début de l'action, le Capitaine Jefferson a été envoyé pour reconnaître l'ennemi et a été fait prisonnier et est toujours entre ses mains. J’attire respectueusement l'attention du Général sur la conduite louable des Colonels Gratiot, Carroll et Dockery; et aussi des Lieutenants-colonels Neal et Provence, le premier a été gravement blessé, et le second continuellement au milieu de la bataille ; également des Majors Ward et à Featherston. 

 

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PostPosted: Mon 19 Jun - 13:44 (2017)    Post subject: Arkansas et Civil War Reply with quote

Le compte-rendu du Gouverneur Churchill, publié en août 1897, indique en outre la partie où l’Arkansas a pris part à la « Bataille parmi les Ozarks ». Il a écrit: 
  
Mon régiment compte entre 400 et 500 hommes ; du moins, c'est le nombre que j'ai retenu. En conversation avec le Général Price, il me dit que mon Régiment a sans aucun doute sauvé la bataille. Arrivant en soutien au moment où je l'ai fait, quand il est repoussé par une force supérieure en nombres, cela donne à ses hommes un courage renouvelé et à lui, le temps de réformer sa ligne et de remplir ses rangs brisés. Ce mouvement, de ma part, empêche la jonction de Lyon et Sigel, qui, si cela avait été accompli, aurait entraîné notre défaite. En vérifiant l'avancement rapide et la progression du Général Lyon, le Général McCulloch prend le temps d’envoyer le Régiment de Louisiane, ou une partie de celui-ci, pour s'opposer à Sigel, dont il capture la Batterie et met en fuite le reste de ses forces. Même après la défaite de Sigel, la bataille continue furieusement pendant plusieurs heures. Les deux tiers de mes officiers sont tués ou blessés, et mes pertes sont aussi grandes que les pertes combinées des troupes de l'État de Louisiane, du Texas et d'Arkansas. Je me souviens bien des remarques du Général Price, car mon Régiment est descendu sur la route, sans une seule pause dans les rangs, et se déplaçant par le flanc gauche en ligne de bataille. Il se retourne vers ses soldats et dit : « Maintenant, les garçons, défendez votre terre comme des hommes. Les troupes d'Arkansas sont venues vous aider ». Je n'ai jamais vu un homme plus calme ou plus intrépide sur le champ de bataille que le Général Price. Il prend soin de sa personne, mais on l’a vu remonter et redescendre ses lignes en donnant des mots d'encouragement à ses soldats. Les pertes des Missouriens sont assez lourdes ; en fait, plus de la moitié de l'Armée entière. Toutes nos pertes ont été faites devant les troupes du Général Lyon. Sigel n’a effectué qu'une faible résistance et infligé que peu de dommages sur nos lignes ; je doute que cinq hommes aient été tués ou blessés devant elles. Je n'ai perdu que deux ou trois hommes quand il a tiré sur mon camp en terrain découvert. Toutes mes pertes ont été sur le front du Général Lyon, et il s’est arrêté à environ 75 ou 100 mètres devant mes troupes et les Missouriens. Je suis enclin à croire qu'il a été tué par les Missouriens ou par mon Régiment. 
  
A cela, on doit ajouter la suite du rapport du Colonel Churchill immédiatement après la bataille : 
  
L'adjutant, James Harper, est atteint, mortellement blessé, à son poste, avec l’épée en main, menant et encourageant les hommes. Le Sergent-major, N T Roberts, est blessé à l'épaule en menant sur la gauche. Mon aide bénévole, A H Sevier, est blessé à la poitrine tout en encourageant nos hommes à résister sous leurs couleurs et il doit être retiré du champ de bataille. Le Lieutenant-colonel et le Major ont montré une grande bravoure en menant leurs différentes ailes durant la charge. Le Major Harper, en même temps, est fait prisonnier par l'ennemi, mais s'échappe. Le Capitaine Alexander est tué à la tête de sa Compagnie. Au même moment, les Lieutenants Dawson, Chambers et Johnson ; les Capitaines Ramseur et Porter, et les Lieutenants King, Adams, Hardesty et McIver, sont grièvement blessés. Les Capitaines Pearson et Gibbs et les Lieutenants Saddler, Wair et Head sont légèrement touchés. J'ai perdu dans l'engagement, 42 morts et 155 blessés. 
  
L'Adjutant-Général Snead, au nom du Général Price, retourne au Colonel Churchill l'hommage gracieux suivant : 
  
Quartier général de la Missouri State Guard, Springfield, le 5 août 1861. 
Colonel: Je suis invité par le Major-Général Price à vous remercier au nom de cette Armée et de l'État du Missouri pour les services très importants que vous et votre beau régiment de Fusiliers montés avez rendu lors de la campagne dans cet Etat et à souligner en particulier, de la manière la plus reconnaissante, la bravoure avec laquelle vos hommes ont rencontré l'ennemi le 10 dernier, la constance avec laquelle ils ont combattu, et l'esprit avec lequel ils se sont précipités à l’assaut et se sont  retirés en soldats disciplinés. Votre propre vaillance et habileté ont été si remarquables dans cette journée mémorable que chaque Missourien appréciera toujours le souvenir de vous avec fierté et gratitude. 
  
Les extraits tirés des rapports d'autres officiers, tels qu'ils sont donnés dans les documents officiels, donnent des précisions sur le service des unités d'Arkansas. Le Colonel James McIntosh a mené son Régiment, le Deuxième d’Arkansas, d'abord sous « un terrible feu de mitraille et d’obus », puis se joignant au Régiment de Louisiane, a mené les deux dans une charge qui a repoussé l'ennemi à l'arrière. Son rapport ajoute : 
  
Le commandement du Régiment est ensuite dévolu au Lieutenant-colonel B T Embry, qui l'a vaillamment mené dans la lutte pour la victoire. Mes officiers se sont comportés dans cette première bataille avec une grande bravoure et du sang-froid. Les Capitaines Gibson, King, Brown, Arrington, Witherspoon, Parker, Gambel et Flanagin, tous méritent un grand crédit pour la manière dont ils ont dirigé leurs Compagnies. Le Régiment a perdu 10 morts et 44 blessés. Le Capitaine King a été blessé. Le Sergent d’Ordonnance Spencer a été remarquable pour sa bravoure. Il a été blessé en menant ses hommes. 
  
Le Colonel John R Gratiot, commandant le Troisième, dit dans son rapport : 
  
De mon régiment, je dois parler au plus haut point de son sang-froid, de son obéissance rapide et de son courage audacieux, et bien que peu d'entre eux n’aient jamais été sur un champ de bataille, ils ont maintenu leur position trente minutes sous l'un des feux les plus nourris jamais livrés par un Régiment fédéral de 1’500 ou 2’000 hommes, en plus d'être pris en enfilade par une Batterie lourde. Ils se sont tenus debout, délivrant leur feu avec un effet mortel et une extrême rapidité. Je dois ici mentionner en termes d'approbation la conduite de mon Lieutenant-colonel, David Provence, pour son calme, son habileté et sa vaillance pendant toute l'action, son exemple ayant une influence puissante pour garder les hommes stables et calmes. Le Major Ward s’est comporté avec une grande bravoure ; tout comme, le Capitaine Sparks et sa Compagnie ; le Capitaine Hart et sa Compagnie ; le Capitaine Brown jusqu'au moment de sa mort, et le Lieutenant King, ensuite au commandement de la Compagnie ; le Capitaine Bell, jusqu'au moment de sa mort. Ces Compagnies ont supporté la chaleur de l'action et se sont distinguées par leur conduite vaillante, et la conduite des officiers et des hommes a été si universellement brave et courageuse qu'il est difficile de faire des distinctions individuelles. 
  
Le rapport du Colonel J D Walker parle du Quatrième d’Infanterie d’Arkansas : 
  
Le Quatrième Régiment, le matin du 10, est placé sous le commandement de l’Adjutant-Général Rector, qui restera au commandement pendant la journée. Ce Régiment n'est pas mis en action immédiatement, étant stationné sur la colline pour la protection de la Batterie Reid, et bien qu'il soit exposé au danger du feu de l'ennemi, tous les officiers et les hommes du régiment se sont comportés avec une grande promptitude et un calme dans tous leurs mouvements pendant la journée. 
  
Le Colonel Tom P Dockery, du Cinquième Régiment, dit dans son compte-rendu de la bataille : 
  
Les Compagnies des Capitaines Titsworth, Dismukes, Neal, Dowd, Whaling et Lawrence, sous le commandement du Lieutenant-colonel Neal, reçoivent l'ordre de soutenir les Troisième de Louisiane et Troisième d’Arkansas qui sont exposés à un feu nourri de la part du corps principal de l'ennemi (qui est posté sur une colline à l'ouest de notre campement) dès le début de l'attaque. Le Lieutenant-colonel Neal s'est rapidement dirigé vers l'avant, et, tout en menant vaillamment la charge, il est grièvement blessé. J'ai immédiatement pris le commandement du Bataillon et l’ai mené à l'assaut. Je dois, par honnêteté envers mes propres sentiments, dire que les Capitaines Titsworth, Dismukes, Neal, Dowd, Whaling et Lawrence, et les officiers et soldats sous leur commandement, se sont comportés avec tant de bravoure et ont montré de telles preuves de courage, que je ne peux pas réprimer l'expression de mon éloge. Chaque homme a fait tout son devoir, et bien qu'il soit pleinement exposé pendant quinze ou vingt minutes à un feu mortel de l'ennemi, aucun homme, dans la mesure de mon observation, n’a vacillé, flanché ou reculé, mais a tiré volée après volée dans les rangs de L'ennemi, qui a rapidement reculé et a commencé une retraite, laissant le terrain couvert de leurs morts et blessés. Les Compagnies des Capitaines Hartzig, Arnold, McKean et Hutchinson sont détachées, après que la Batterie Reid soit déplacée dans une position différente, pour agir en tant que tirailleurs et continuer dans ce service jusqu'à la fin de l'engagement. Il serait injustifié de ne pas mentionner la manière hautement honorable dont ces messieurs se sont comportés. 
  
La Cavalerie et l'Artillerie partagent avec l'Infanterie toute la gloire de cette bataille dans le lointain ouest, au nom de la Confédération. À titre d'illustration, nous nous référons au rapport du Colonel DeRosey Carroll, du Premier de Cavalerie d'Arkansas : 
  
Les officiers et les hommes se sont bien comportés dans la dure bataille d'hier, pendant un certain temps soutenant l'Infanterie du Missouri au milieu d'une pluie de balles de l'Infanterie ennemie, mélangées à la mitraille de leurs Batteries, tombant drue sur nous ; puis en charge de flanquer la Batterie Totten; et l'exécution de la charge montre combien ces personnes se sont comportées avec frénésie et bravoure; et comme tout le monde a bien travaillé, il n'y a pas de distinction à faire. Ils ont obligé l'ennemi à se retirer de la Batterie, et il est devenu facile pour l'Infanterie (du Colonel McRae) de marcher sur elle. 
  
L'Artillerie est mentionnée avec beaucoup d'éloges dans les nombreux rapports sur l'engagement. Le Capitaine J G Reid, parlant pour sa propre batterie, déclare : 
  
Parmi les hommes rattachés à la Batterie, il est impossible de dire que tous n'ont pas réussi à combler les attentes les plus optimistes quant à leur courage ; mais parmi ceux-ci, je désire mentionner le Lieutenant Wilcox et le Sergent Louder-milk qui ont montré un grand calme et une grande bravoure lors de l'engagement. 
  
La Batterie Pulaski de Woodruff s’est comportée avec une grande vaillance, et a fait beaucoup pour remporter la victoire. Une partie du temps où la Batterie a été opposée à celle du Capitaine James Totten, qui était affecté à Little Rock au moment où l'Arsenal a été pris ; et lors du duel d'artillerie qui a suivi, le Premier Lieutenant Omer R Weaver a été frappé par un obus et il est mort sur le coup. Le Soldat William Carver a également été tué et deux autres, blessés, l'un d'entre eux, W H Byler, est mort peu après. 
  
La dépouille du Général Lyon est envoyée par le Général McCulloch à Springfield, où elle est prise en charge par Mme John S Phelps. Les wagons des Fédéraux sont occupés à emporter et à enterrer leurs morts. Dans les hôpitaux, il y a 1’000 blessés fédéraux et environ la moitié du nombre de blessés confédérés. Les hôpitaux de ce lieu sont dirigés par le Dr W A Cantrell, chirurgien du Régiment Churchill. 

 

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PostPosted: Mon 19 Jun - 13:46 (2017)    Post subject: Arkansas et Civil War Reply with quote

Ce qui suit est une liste des tués et des blessés parmi les troupes d’Arkansas, lors de cette bataille : 
  
Régiment Churchill. 
Officiers d’état-major : Tué — James Harper, Adjutant. Blessés — N Terry Roberts, Sergent-major ; A H Sevier, aid-de-camp.  
Compagnie du Capitaine J S Pearson, Des Arc Rangers : Tués, 4 — James M Williamson, B J Freeman, C L Tuck et T. L. Miles. Blessés, 29 — Capitaine J S Pearson, Premier Lieutenant W W Wair, Second Lieutenant D McIver, Second Sergent A P Haralson ; Premier Caporal J S Perry ; G Harrison, J C Tarkington, James S Stone, W D Anthony, W Lee, F M Crawford, G W Isaac, J E Nicholson, C N Hayley, A C Dunaway, L T Benton, John S Perry, L B Harden, S J Perry, W F Fogg, H Lafaver, A M. McIntosh, S L Morgan, J M Jackson, James P Clement, R M Sheppard, E Davis, L H Johnson et S H McNeill ; pertes totales, 33 hommes.  
Compagnie du Capitaine L M Ramsauer, Augusta Guards : Tués, 5 — Troisième Lieutenant J S Chambers, Sergent d’Ordonnance R E Alexander, Quatrième Sergent J J McKenzie, J C Chenault et F Jones. Blessés, 14 — Capitaine L M Ramsauer, Caporal B F Bland, Enseigne G W Cagle, J H Hart, R S Eppes, O P Ray, Henry Hudson, William Page, Wm M Owen, S Gallion, W H Horton, M Lewis, S Huddleston et E T Strong; pertes totales, 19 hommes. 
Compagnie du Capitaine Lasuel : Tués, 3 — Caporal T J McCarley, B B Harkrider et Francis M Oliver. Blessés, 13 — Thomas J Markham, John T O Kelley, W C Hogan, Robert Craven, Leonard Sutton, Abraham Fryer, W P Nealey, Richard Beason, Henry White, John J Graves, John H Burtram, W W Carter et A W Copelind; pertes totales, 16 hommes. 
Compagnie du Capitaine J L Porter, Desha Cavalry : Tués, 4 — Charles Noble, Vivian Stokes, William Williams. Capitaine Porter, blessé, décède par la suite. Blessés, 10 — Lieutenant T A Hardesty, Sergent W L Story, Sergent David W Gibbs, W W Witherspoon, W Wells, William Hewlett, James Cowen, William Cowan, Theodore Dreyfus et Joseph Leak; pertes totales, 14 hommes; porté manquant, James Arnold.  
Compagnie du Capitaine T J Daniel, Yell Cavalry: Tués, 7 — Second Lieutenant H C Dawson, F M Armstrong, D L Adkins, W Jourden, J A Toomer, D G Kirkpatrick et B Buchanan. Blessés, 13 — A Fulks, A M Jones, J Q Brinson, H H Williams, H Cox, W R Harrison, G L R Laverty, Thomas Longley, Philip Ottenheimer, G W Bryant, R Fulton, W T Brown et J P Rush; pertes totales, 20 hommes. 
Compagnie du Capitaine Oliver Basham, Johnson Cavalry: Tués, 3 — Joel Smith, Thomas Spears et J A Love. Blessés, 13 — Second Lieutenant Thomas King, Troisième Lieutenant James Sadler, Levi Robinson, W H Flemings, John Watts, R B Williams, J A Morgan, John Dunham, Jordan E Cravens, Jasper Newton, J N Boyd, W R Swindle et H N Rose; pertes totales, 16 hommes. 
Compagnie du Capitaine L P McAlexander, Lawrence Rangers: Tués, 7 — Capitaine McAlexander, Thomas Mount, J J Walker, W B Wooley, H C Childers, R M Pease et Wesley Rainey. Blessés, 23 — Lieutenant W C Adams, Lieutenant T J Rainey, Caporal A Phillips, Caporal S E Frier, J F Keaten, John Hudspeth, W R Mitchell, Thomas J McPherson, Thomas Gilchrist, William Belt, Levi Hamilton, J Y Hudleston, Eli Marshall, O A Casey, A B Fuller, Thomas Crany, J P Foust, William Childers, D P Ballard, G H Gilchrist, G W Smith, A B Israel, et Jas. P Clark; pertes totales, 30 hommes. 
Compagnie du Capitaine Morton G Galloway, Pulaski Lancers: Tués, 5 — Lieutenant John Johnson, P H Johnson, J A Ray, W H Parker et A J Lane. Blessés, 8 — Sergent A C Johnson, Samuel Henderson, James Johnson, John Crudgington, James Lewis, W J White, George W Barnes et J L Munson; pertes totales, 13 hommes. 
Compagnie du Capitaine D H Reynolds, Chicot Rangers : Tués, 1 — A J Beaks, blessé, décède par la suite. Blessés, 13 — Sergent Eli T Mills, Jasper Duggan, Sergent William F Estill, S S Stuart, Caporal L Harmon, B W Mathis, Robert Mathias, Richard Thurmond, Frank Cable, James A Yuill, Nelson M Lynch, Peter G Smith et Frank Smith; pertes totales, 14 hommes. 
Compagnie du Capitaine Gibbs, Independence Cavalry: Tués, 5 — J Stamper Cannon, Jonathan Osborne, John S Neill, Patrick H House, John Garrett, blessé, décède par la suite. Blessés, 14 — Sergent Robert S Neill, Sergent Henry Eggner, Caporal Jefferson Stone, Clairon Joe Nanviller, Anderson Cole, John Henderson, William H Killingsworth, Alex. Lyle, Andrew J Lyle, Marcus D Lenare, Alfred Page, Peter O Thweatt, Selden M Weaver et Lieutenant C P Head; pertes totales. 19 hommes. 
  
Régiment Carroll. 
Compagnie B, Capitaine Lewis : Tués — Sergent. J C James et John Benge. Blessés — John B Hearn et B F Gardner.  
Compagnie C, Capitaine Armstrong: Blessés — Wesley Clay et Marion Douglass.  
Compagnie D, Capitaine Perkins: Blessés — P B Wells, B F Walker et W J Spivey.  
Compagnie F, Capitaine McKissick: Blessés — J Carroll, S S Jefferson et W Hawert.  
Compagnie G, Capitaine Walker: Blessés — Capitaine Walker, John Smith, John Allstott, Thomas Crawford et William Donaldson.  
Compagnie H, Capitaine Park : Tué — Caporal Isaac Patterson. Blessés — William Young and C A Crawford.  
Compagnie I, Capitaine Withers : Tués — Caporal Peyton T Deming et W L Haines. 
  
Régiment Dockery. 
Lieutenant-Colonel Neal a été blessé.  
Compagnie du Capitaine Whallin : Blessé — W J Johnson.  
Compagnie du Capitaine Dismukes : Blessé — James Key.  
Compagnie du Capitaine Lawrence : Tués — Gilmer Faulkner et H A McCullough. Blessés — John Dawphot et R D Saddler.  
Compagnie du Capitaine Dowd : Blessés — P T Cockner, J C Ray, Robert Tate, Joseph Goodney et Samuel Goodney.  
Compagnie du Capitaine Titsworth : Tué — Richard Fort. Blessés—Alexander Hagler et James Hart. 
  
Régiment Gratiot. 
Tué—Montcalm Simms. Blessés — Elias B Moore (maintenant secrétaire d’Etat), Commissaire, et Major Ward. 
Compagnie A, Capitaine Hart: Tués, 3 —M L Laughton, W H Wilson et Parker. Blessés, 12 — Thomas H Simms (maintenant collecteur des taxes), Wm. H Worham, Homer Cross, Wiley Stenson, S C Allen, A L Warner, G D Britt, W T Phillips, William Kidd, James T Reynolds, Daniel Hawks et Ed. Alexander; pertes totales, 15 hommes. 
Compagnie B, Capitaine Bell: Tués, 4 — Capitaine S K Bell, Sergent William Brown, Martin Hawkins et Thomas Neal. Blessés, 7 — M Henry, J Neal, Wm. Williams, Nick Wax, T Robinson, Jeff Pollard et H Smith; pertes totales, 11 hommes. 
Compagnie C, Capitaine Brown: Tués, 3 — Capitaine H T Brown, James Adkins et D B Carr. Blessés, 9 —  John A Clark, Sergent J Neill, H H Mareau, George K Clark, John H Dishaso, Caporal J L Whitfield, Sergent John Wallace, T Davis et R Howard; pertes totales, 12 hommes. 
Compagnie D, Capitaine Sparks: Tués, 7 — First Lieutenant Joseph J Walton, J C Emmett, D Holderly, R Woodson, L D Harper, Meyer Levy et H Gorcheaux. Blessés, 17 — Sergent T O Harris, B Tarburton, W C Rickman, I Zager, J. Bruce, H C Dunn, A Page, H L Kay, R Parks, S Hopper, G W Caldwell, J Kannaday, I Harris, S A Hogers, G Thomas, J Willard et C. Reed; pertes totales, 24 hommes. 
Compagnie E, Capitaine Griffith: Tués, 2 — Henry Vaught et R J McClyter. Blessés, 8 — Lieutenant Inge, J M Brewer, J W Howell, J A Lemons, T M Smith, B H Griffith, Eli Turnbaugh et R W Knight; pertes totales, 10 hommes. 
Compagnie du Capitaine King: Tués, 2 — Lieutenant J V Blackard et J W Lowell. Blessés, 9 — J N Brown, J H Grace, James Farmer, James Polleet, Robert Manley, M V Hall, R L Mays, John Warren et J W Butts; pertes totales, 11 hommes. 
Compagnie du Capitaine Buchanan: Blessés, 5 — Jacob Pyatt, T Pyatt, William Crawford, William Evans et G L Washington. 
Compagnie du Capitaine Stuart: Tués, 2 — Caporal M West et Vaughan. Blessés, 9 —Sergent W S Vincent, Lewis Groff, William Coleman, F T Lowe, Richard Lawless, Caporal S Montgomery, James King, Lieutenant F M Sanger et J M Clem; pertes totales, 11 hommes. 
Compagnie du Capitaine Corcoran: Blessés, 4 — Capitaine Corcoran, Lieutenant Donaho, Corporal Kirby et Soldat McCarty. 
  
Régiment McIntosh. 
Compagnie du Capitaine Gibson: Blessés, 2 — S J Dibley et H Barnhart. 
Compagnie du Capitaine Parker: Tués, 2 — John B Ford et J L Sweeden. Blessés, 6 — P O Breedlove, W L Debeny, M E Cleveland, Thomas Falls, L R Hill et C W Wood; pertes totales, 8 hommes. 
Compagnie du Capitaine King: Tués, 6 — H C Harden, Perry King, Wm. Barker, J W Howell, T J Kelly et John Hitcher, Jr. Blessés, 16 — Capitaine J M King, John Lemoyne, W J Dorris, B F Mayberry, J Harbinger, G W Amfrey, Garrett Ford, W J Dailey, S C Hicks, H M Hicks, A Ashley, Robert W Beacham, Perry Shilling, George Halsum, H J Kelly et D L Crenshaw; pertes totales, 22 hommes. 
Compagnie du Capitaine Arrington: Blessés, 2 — James Henry et R P Smith. 
Compagnie du Capitaine Flanagin: Tués, 2 — J G Malone et G F Flanagin. Blessés, 7 — A K White, J F Bridgway, J H Anderson, S D Trapp, Thomas Goran, John Holder et W F Holder; pertes totales, 9 hommes. 
Compagnie du Capitaine Witherspoon: Blessés, 2 — W H Morley et Lieutenant G Ashley. 
Compagnie du Capitaine Brown: Blessés, 6 — Joseph White, Joe Wright, Harvey Holman, W Flanagin, Thomas Wilkins et W Jeter. 
Compagnie du Capitaine Gamble: Tués, 1 — Sergent J M Carrigan. Blessés, 2 — J D Hardie et W Bittick; pertes totales, 3 hommes. 
  
Artillerie Woodruff. 
Tués, 3 —  Lieutenant Omer R Weaver et William Carver; W H Byler a été blessé et il est décédé par la suite. Blessé, 1 — Richard Byrd; pertes totales, 4 hommes. 
  
Récapitulatif. 
Régiment Churchill, 45 tués, 161 blessés, 2 capturés; Régiment DeRosey Carroll, 5 tués, 17 blessés, 2 capturés; Régiment Dockery, 3 tués, 12 blessés; Régiment Gratiot, 24 tués, 82 blessés; Régiment McIntosh, 11 tués, 44 blessés; Artillerie Woodruff, 3 tués, 1 blessé. Total, 91 tués, 317 blessés, 4 capturés. 
  
Bien que la victoire des Confédérés soit décisive, et que leur Armée occupe Springfield et le champ de bataille, tandis que l'Armée fédérale fait une retraite immédiate sur Rolla et sur Saint-Louis, en abandonnant leur artillerie et leurs armes légères, avec le corps de leur commandant, aux mains des Confédérés victorieux, le Nord est sérieusement tenté de le revendiquer comme une victoire pour les Fédéraux contre une force en supériorité numérique accablante. Non seulement les publications pompeuses de la presse Nordiste et les bulletins à sensation de l'Armée, mais aussi les deux chambres du Congrès à Washington ont résolu conjointement que c'est une grande victoire, et le nom de « Springfield » doit dès lors être brodé sur les drapeaux de l'Armée en lettres d'or ! 

 

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PostPosted: Wed 21 Jun - 10:41 (2017)    Post subject: Arkansas et Civil War Reply with quote

Beau travail, merci Roger
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Écoute Bernard, j'crois que toi et moi, on a un peu le même problème. C'est-à-dire qu'on peut pas vraiment tout miser sur notre physique, surtout toi. Alors si je peux me permettre de te donner un conseil, c'est : oublie que t'as aucune chance, vas-y fonce ! On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher !.
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PostPosted: Wed 21 Jun - 11:42 (2017)    Post subject: Arkansas et Civil War Reply with quote

  • Le Général Hardee à Pitman's Ferry
_ transfert de troupes au service de la Confédération _ organisation du Régiment Cleburne _ les forces de Hardee transférées au Kentucky _ Polk à Columbus _ la Bataille de Belmont. 

 
  
Le 25 juin 1861, William J Hardee, un officier de l’ancienne Armée et auteur du livret de tactique militaire alors admis, a reçu de Samuel Cooper, Adjutant et Inspecteur Général, le courrier suivant : 
  
Au Brigadier-Général W J Hardee, Memphis, Tennessee :
Monsieur : Vous recevez, par la présente, votre nomination au grade de Brigadier-Général des forces provisoires au service des États Confédérés. Votre commandement comprendra cette partie de l'Arkansas située à l'ouest des White River et Black River, et au nord de l’Arkansas River jusqu'à la ligne du Missouri. Le but général de cette mission est de surveiller et de protéger le pays dans les limites mentionnées. Outre le Régiment d'Arkansas du Colonel Hindman, récemment envoyé là-bas, le ministère a pour mission d'envoyer une force additionnelle d'environ 3’000 hommes dans cette direction. Vous établirez votre quartier général dans le District désigné à un endroit étant le mieux adapté au but de votre commandement. 
  
Par des ordres officiels de transfert, le 15 juillet 1861, le Général Hardee représentant le Gouvernement des États Confédérés, les Régiments suivants des troupes de l'Etat d'Arkansas sont transférés par le Conseil Militaire au service de la Confédération : « Toutes les troupes actuellement au service de l'État d’Arkansas, composé des Régiments, des Bataillons, des Compagnies et des détachements suivants : le Premier Régiment d'Infanterie, du Colonel P R Cleburne ; le Deuxième Régiment d'Infanterie, du Colonel John R Gratiot ; les Troisième et Quatrième Régiments d'Infanterie, rattachés aux forces du Général Pearce ; le Cinquième Régiment d'Infanterie, du Colonel David C Cross ; le Sixième Régiment d'Infanterie, du Colonel Lyon ; le Septième Régiment d'Infanterie, du Colonel R G Shaver ; le Premier Régiment de Cavalerie, du Colonel DeRosey Carroll ; le Premier Bataillon de Cavalerie, du Lieutenant-colonel Solon Borland ; L'Artillerie de Pulaski, du Capitaine Woodruff ; l'Artillerie du comté de Clark, du Capitaine Roberts ; l'Artillerie de McCown, du Capitaine McCown ; l'Artillerie de Trigg, du Capitaine Trigg ; et une Compagnie d'Artillerie rattachée aux forces de Pearce ». 
  
Le 22 juillet, le Général Hardee assume le commandement du « District supérieur d'Arkansas », dont le quartier général se trouve à Pitman's Ferry, en Arkansas. Sa force, telle que rapportée le 31 août, comprend les Régiments d'Arkansas de Cleburne, d’Hindman, de Cross, de Lyon, de Shaver et de Borland, Le Bataillon d'Artillerie Shoup, la Batterie Roberts et la Cavalerie de Phifer. 
  
Patrick Roanyne Cleburne, qui va prendre de l’importance dans la force ainsi formée, a été avocat à Helena depuis son admission au barreau en 1856, associé de Mark W Alexander et plus tard de J W Scaife et L H Mangum. Il est membre de la sacristie de l'église épiscopale de St John, à Helena. En janvier 1861, il est l'un des citoyens d’Helena qui ont offert leurs services au Gouverneur Rector pour prendre l'Arsenal de Little Rock et est présent à cette occasion en tant que simple soldat dans la Compagnie organisée à cet effet, et appelée Yell Rifles, en l'honneur du Colonel Yell, ancien membre du Congrès et ancien Gouverneur de l'État, qui a été tué à la tête de son Régiment à la Bataille de Buena Vista. À l'appel du Conseil Militaire d'Arkansas pour que les troupes résistent à l'invasion des États du Sud ordonnée par Mr Lincoln, les Yell Rifles entrent au service de l'Etat avec Cleburne en tant que Capitaine, Edward H Cowley, Premier Lieutenant, James Blackburn, Deuxième Lieutenant, et Lucius E Polk, Troisième Lieutenant. La Compagnie rejoint Mound City, au-dessus de Memphis, où, le 14 mai, elle est réunie avec d'autres Compagnie pour former un Régiment d'Infanterie, dont le Capitaine Cleburne est élu Colonel, J K Patton, Lieutenant-colonel et J T Harris, Major. L. H. Mangum est nommé Adjutant du Régiment. C'est le Premier Régiment d'Infanterie, des troupes d'Etat, mais par la suite, lors du transfert des troupes au service des États Confédérés, selon la date de ce transfert, il est numéroté comme Quinzième d’Infanterie d'Arkansas, de l’Armée Provisoire des États Confédérés, Bien que dans la confusion inévitable résultant d'un changement de numérotation, un autre Régiment _ celui du Colonel Jas. Gee de Camden - reçoit le même numéro. 
  
En juillet 1861, les Généraux Gideon J Pillow et M Jeff Thompson projettent des mouvements à partir de New Madrid contre les forces fédérales à Bird's Point, à Cape Girardeau et à St Louis, et prient avec impatience le Général Hardee de coopérer avec eux dans leurs entreprises. En apprenant que les Fédéraux ont quitté Ironton pour Greenville, au Missouri, le Général Hardee avance vers ce dernier endroit au début du mois d'août, avec 1’000 fantassins et 250 cavaliers et une Batterie d'Artillerie pour les rencontrer. Les Fédéraux, apprenant son approche, se retirent à Ironton. Hardee prévoit d’attaquer Ironton, mais Thompson ne coopère pas. Vers le 12, le Colonel Borland occupe Fredericktown. Il est déterminé à maintenir sa position au Missouri. Le Major-Général Leonidas Polk, commandant le Département N°2 et chargé des opérations militaires en Arkansas et au Missouri, le 2 août, soutient Hardee dans cette détermination pendant un certain temps, et demande à Pillow d'abandonner New Madrid et de rejoindre Hardee dans des opérations agressives au Missouri. Mais le 26 août, Polk ordonne à Hardee de se retirer sur la rivière à Point Pleasant et déclare qu'il conseillerait d'abandonner complètement la ligne s'il ne s'agissait pas des mines de salpêtre sur la White River. Hardee approuve cela et déclare que, dans le cas d'une campagne contre Memphis, « il pourra se battre plus efficacement pour l'Arkansas à l'est du Mississippi que partout ailleurs ». Le 1 septembre, il retire ses forces à Pitman's Ferry. Le 17 septembre, il informe le Général Polk qu'il a ordonné au Colonel Cleburne de faire mouvement avec son Régiment et de réparer la route vers Point Pleasant. Le rapport matinal, de cette journée révèle 900 malades sur 4’529 présents, sans compter les 1’100 hommes à Pocahontas. Le 24 septembre, Hardee envoie une dépêche au Général Albert Sidney Johnston : « Le dernier détachement de mon commandement partiera demain pour Point Pleasant, au Mississippi, où j'espère que toute mes forces y parviendra dans neuf jours à partir de cette date ». En traversant le Mississippi, il conduit ses troupes d'Arkansas pour rejoindre l'Armée du Kentucky central, dans laquelle Hindman, Cleburne et Shaver deviendront bientôt des commandants de brigade. 

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PostPosted: Wed 21 Jun - 11:43 (2017)    Post subject: Arkansas et Civil War Reply with quote

Avant de quitter Pitman's Ferry, le Général Hardee ordonne le transfert de tous les entrepôts à Pocahontas et laisse une force là-bas sous les ordres du Colonel Solon Borland, composée de sept Compagnies de la Cavalerie de Borland, de quatre Compagnies du Régiment d'Infanterie de McCarver et de la Compagnie Indépendante du Capitaine Roberts. Le Major D F Shall, avec 230 hommes, déménage près d'Ironton, au Missouri, pour coopérer avec M Jeff Thompson, fin octobre. La défaite de Thompson expose les postes de Pitman's Ferry et de Pocahontas à une expédition qui est tentée par la suite par le Colonel R J Oglesby, d'Illinois, à partir de Bird's Point. Dans la crainte de cela, le 5 novembre, le Colonel Borland écrit au général Polk qu'il n'a que 700 hommes et une demi-douzaine de canons mis au rebut. Ayant besoin d'artilleurs, il rappelle la Compagnie Roberts, qu’Hardee a envoyée au Kentucky. Heureusement, l'expédition fédérale est détournée vers le Missouri. 
  
Le Gouverneur Magoffin, du Kentucky, le 19 août, adresse une lettre au Président Lincoln, en supposant que la neutralité de cet État puisse être respectée par ses ordres en tant que Président et que les soldats qui ont été enrôlés dans l'Armée des États-Unis et rassemblés dans la partie centrale du Kentucky, et y ont armés et équipés, sans le consentement de l'État, puissent être retirés. Le Président Lincoln, qui a déjà franchi le Rubicon du droit constitutionnel et devient pratiquement le dictateur des États-Unis, répond au Gouverneur avec un refus prompt et net. Une lettre semblable au Président Davis reçoit une réponse rapide, selon laquelle la réunion de troupes confédérées au Tennessee n'avait d'autre but que de repousser l'invasion sans loi de cet État par les forces des États-Unis; que le Gouvernement des États confédérés ont respecté avec plus de scrupule la neutralité du Kentucky, mais la neutralité, pour avoir droit au respect, doit être strictement maintenue _ si la porte s'ouvre d'un côté pour une agression, elle ne doit pas être fermée de l’autre pour sa défense. Mr Davis conclue en exprimant la conviction que le Kentucky n’abandonnera pas son sol dans le but de donner un avantage à ceux qui violent sa neutralité et ne tiennent pas compte de ses droits. C'est un vaillant espoir. La neutralité du Kentucky, comme du Missouri, a été moquée par ceux qui ont cru que le pouvoir du Gouvernement des États-Unis était suprême sur le sol des États. 
  
Les commandants fédéraux jettent leurs forces dans des parties du Kentucky et du Missouri à volonté, sans penser aux droits de ces États. La révélation de leurs plans, à travers ces mouvements, rend nécessaire que le Général Polk occupe immédiatement Columbus, au Kentucky, comme un point d'une grande importance stratégique sur le Mississippi, où les flottilles navales des États-Unis pourront être arrêtées en descendant ce fleuve, coupant la Confédération en deux, et permettant l'établissement de forteresses et de dépôts pour opérer contre des régions adjacentes au grande cours d’eau. Polk prend possession d’Hickman, le 3 septembre, et de Columbus, le 4 septembre. Les 5 et 6 septembre, le Brigadier-Général. U S Grant occupe Paducah, au Kentucky, à l'embouchure de la Tennessee River, et établi son quartier général là-bas et à Cairo, à l'embouchure de l'Ohio. 
  
L'occupation de Colombus par le Général Polk est assez rapide pour empêcher le mouvement qui est bientôt entrepris par le Général Grant. Alors que le Général Polk renforce ses défenses, il place une petite force dans le village de Belmont, dans les basses terres du Mississippi, en face des hauteurs de Colombus. Le Trentième Régiment d'Infanterie d'Arkansas du Colonel J S Tappan et la Batterie Beltzhoover traversent la rivière pour occuper Belmont et pour chasser les bandes militaires de l'Union, qui terrorisent les citoyens et poussent l'exil, tous ceux qui ont refusé de prêter serment pour soutenir une constitution que les hommes qui l'administrent, ont totalement ignorés. 
  
Le 7 novembre, le Général Grant avance sur Colombus, dans le but, comme il l'a affirmé dans ses « Mémoires », de détourner l'attention des autres mouvements des Armées fédérales au Missouri, d'essayer la force de ses armes à feu nouvellement fabriquées et de tester le poids du métal de l'Artillerie du Général Polk à Columbus. Le mouvement dans le Missouri qu'il tente d'aider, est la marche menaçante de Fremont, Lane et Sturgis contre Price, après la bataille de Lexington, lorsque Price les a tous amenés à se retrancher en prévision d'une attaque alors qu'il traverse vraiment l'Osage pour faire une jonction avec McCulloch, à Neosho. 
  
Que l'engagement apporté à Belmont par Grant, est une seconde idée du commandant fédéral, afin d’effectuer une diversion pour ses officiers et hommes, et fournir une preuve d'activité aux personnes en attente que la « guerre soit poursuivie », qu’il n'y a pas de raison d’en douter. L'inconvénient de la politique défensive est qu'elle donne à la liberté à l'agresseur de choisir son temps, son lieu et son opportunité pour diriger ses coups. Les Armées des deux camps dont inactives. Mais le Nord s'est préparé ; et le pouvoir destructeur conçu et maintenant presque terminé, doit être rapidement lancé, avec une force jusqu'alors inconnue dans la guerre, contre les lignes du Sud. 
  
Le Général Polk a pris soin de maintenir une force défensive à Columbus, comme on l'a exigé de lui, croyant que le mouvement de la grande force de Paducah signifie une attaque contre Colombus. Aucune autre supposition n'a pu être émise dans ces circonstances. Lui-même, va à Belmont, traversant la rivière, pour diriger la bataille. 
  
Le Colonel J C Tappan, du Treizième d'Infanterie d’Arkansas, commande la petite force stationnée à ‘Camp Johnston’, à Belmont, composée de son propre Régiment, de deux Compagnies de la Cavalerie du Mississippi de Miller et de six canons de l'Artillerie Watson, commandée par le Colonel Beltzhoover. J C Tappan, avocat de haut rang à Helena, en Arkansas, a été nommé colonel du Treizième d’Arkansas lors de son organisation en juin 1861, avec un effectif total de 1’000 hommes. A D Grayson a été élu Lieutenant-colonel, et J A McNeely, Major. Les Capitaines sont : Robert B Lambert, Compagnie ‘A’ ; B C Crump, Compagnie ‘B’ ; Benj. Harris, Compagnie ‘C’ ; Balfour, Compagnie ‘D’ ; J M Pollard, Compagnie ‘E’ ; Dunn, Compagnie ‘F’ ; Shelton, Compagnie ‘G’ ; Johnson, Compagnie ‘H’ ; George Hunt, Compagnie ‘K’. 

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PostPosted: Wed 21 Jun - 11:45 (2017)    Post subject: Arkansas et Civil War Reply with quote

Le matin du 7 novembre, à 7 heures, le Colonel Tappan reçoit des informations selon lesquelles l'ennemi débarque sur le côté missourien de la rivière. En ordonnant aux deux Compagnies de Cavalerie de surveiller l'ennemi, il forme ses troupes pour la bataille. Deux des canons de Beltzhoover sont positionnés dans un ancien camp, commandant une route, avec la Compagnie Pollard pour les soutenir, et les quatre autres canons au nord-ouest commandant l'autre route, avec les Compagnies Hunt et Harris. Le reste du Régiment est formé en ligne de bataille face à la rivière. Après que Tappan soit resté aligné environ une demi-heure, le Général Gideon J Pillow le renforce avec les Régiments du Tennessee des Colonels Freeman, Pickett, Russell et Wright, venant de Columbus, et prend le commandement. Les Compagnies de Tappan au soutien de l'Artillerie sont renvoyées à leur Régiment, et ensuite la Compagnie Shelton est déployée en tirailleurs, qui, durant environ trois quarts d'heure, sont été repoussées par l'ennemi, qui avance avec un tir nourri sur toute la ligne Confédérée. Le Treizième et les autres Régiments répondent au feu et maintiennent leur position pendant plus d'une heure et demie. Puis, le Régiment Russell recule, déclarant qu'il a épuisé ses munitions. 
  
L'ennemi étant grandement renforcé par une force qui vient de l'ancienne route du campement, les Confédérés se retirent en bon ordre à travers les arbres récemment abattus sur ordre du Colonel Tappan, vers la rive de la rivière, où ils se reforment encore, mais sont obligés de reculer sur la berge et attendent des renforts de Columbus. Pendant ce temps, l'ennemi prend possession et brûle le camp du Régiment d'Arkansas. Le Général Cheatham rapporte qu'à son arrivée, il a trouvé une ligne formée par les fragments des Treizième d’Arkansas, et Treizième et Deuxième du Tennessee, prêts à avancer et anxieux, et il part avec eux, le Treizième d’Arkansas devant, contre le flanc fédéral. Bientôt la lutte est renouvelée, avec les Confédérés à l’offensive. Après quinze minutes de tir nourri, une charge est faite et l'ennemi subit de lourdes pertes. Le Général Polk arrivant, accompagné de plusieurs Régiments supplémentaires, lui et Cheatham poursuivent les fédéraux jusqu’à leurs transports et prennent des fusils, des couvertures, des sacs à dos et des vêtements, jetés dans la fuite. Les chevaux de la Batterie Beltzhoover s’étant échappés avec un attelage, l'un des canons a été abandonné au cours de l'engagement et a été emmené par l'ennemi, lorsque W J Hunt, du Second Tennessee, a ordonné à ses hommes de tirer sur les ravisseurs et les ennemis ont laissé les chevaux et se sont enfuis. Le Capitaine Hunt, du Treizième d’Arkansas, et un Intendant du même Régiment, sont allés au soutien de l'autre Hunt et ont ramené la pièce. Le Treizième a perdu 12 tués, 45 blessés et 25 portés manquants. 
  
Par la suite, le Treizième Régiment d'Arkansas est engagé dans la bataille sanglante de Shiloh, les 6 et 7 avril 1862, le Colonel Tappan l'a rejoint après l'ouverture de la bataille et le Lieutenant-colonel Grayson a été tué ; il participe à l'invasion du Kentucky par Kirby Smith, se battant galamment sous Cleburne durant la Bataille de Richmond, le 30 août 1862, et prend une part remarquable dans les batailles de Murfreesboro, Chickamauga, Missionary Ridge et Ringgold Gap. Avec les troupes d'Arkansas sous la direction de Cleburne, il suit ce chef vaillant jusqu'à la fin de sa carrière. Le Colonel Tappan, après la bataille de Shiloh, est promu Brigadier-Général et il est transféré au Département de Trans-Mississippi, où il commande une Brigade composée du Régiment Shaler, du Septième Régiment de Shaver, du Seizième Régiment du Colonel Dawson et du Régiment du Colonel S H Grinsted, lors de la défense de l'Arkansas River et de Little Rock, en septembre 1863, et il est sous les ordres du Major-Général Churchill lors des batailles de Pleasant Hill et de Jenkins’ Ferry en 1864. Le Major J A McNeely, par succession, devient Colonel du Treizième, et R A Duncan, Major, commandant fréquemment le Régiment avec une vaillance distinguée. Le Treizième est consolidé avec le Cinquième d’Arkansas, sous le Colonel John E Murray, à la Bataille de Ringgold Gap, où leur service est si distingué qu’ils reçoivent les remerciements du Congrès Confédéré. 
  

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PostPosted: Sun 25 Jun - 12:52 (2017)    Post subject: Arkansas et Civil War Reply with quote

  • Prise de Lexington

_ Price et McCulloch _ Van Dorn au commandement _ avancée fédérale de Curtis _ Bataille d’Elkhorn Tavern _ morts de McCulloch et McIntosh _ quartier général à Pocahontas _ Van Dorn se prépare à traverser le Mississippi _ les nobles femmes d’Arkansas.

 
  
Après la Bataille d’Oak Hills et l'occupation de Springfield par les Confédérés, le Général Price, n'ayant pas permis au Général McCulloch de commander aux troupes d'Arkansas de s'unir avec lui, fait un mouvement en avant vers la rivière Missouri avec ses forces du Missouri en dirigeant sa marche contre Lexington, via Warrensburg. Là, il est rejoint par Thomas A Harris, qu'il a nommé Brigadier-Général de la ‘State Guard’. Le Général Harris, avec son petit état-major de trois hommes, a recruté une force de 2'700 hommes. Price assiège Lexington avec les troupes sous les ordres des Généraux Harris, Steele, Parsons, Rains, McBride, Slack, Congreve, Jackson et Atchison, et le 20 septembre 1861, après 54 heures d'attaques incessantes, il réussit, capturant 3’500 prisonniers, 3’000 sets d’armes, 5 pièces d'Artillerie et 2 mortiers, 750 chevaux et pour 100’000 $ de marchandises de subsistance, en plus de 900’000 $ en argent, qui ont été retirés de la Banque de Lexington par les assiégés, avec les Colonels Mulligan, Marshall, Van Horn, Peabody, Gowen, White et 118 officiers commissionnés. Les Confédérés ont perdu seulement 25 morts et 72 blessés. 
  
Après cela, Price apprend que toutes les forces de l'ennemi que le Général Fremont peut contrôler, marchent contre lui. Les Généraux Pillow et Hardee se sont retirés du sud-ouest du Missouri. Les munitions, que le Général Price s’est arrangé à obtenir, sont prises en charge par McCulloch, qui exprime son manque de confiance dans la capacité de Price à se maintenir au Missouri. Price est obligé de démobiliser un grand nombre de recrues à cause de l'absence d'armes et de munitions, et de renvoyer dans leurs foyers plusieurs centaines de Volontaires venus des comtés au nord de la rivière Missouri. La campagne que Price est menée avec tellement de succès est ainsi condamnée à échouer par manque de coopération de ses associés au commandement des différents Départements. Le résultat décourage le soulèvement enthousiaste qui a été incité au Missouri en faveur de la cause confédérée. Le Général Price fait appel, du camp de la Sac River, au Général McCulloch en faveur d'un mouvement vers l’avant, et proteste auprès de Mr Benjamin, Ministre de la Guerre, contre l'inaction au moment où les forces fédérales du Missouri sont embarrassées par des rivalités entre les commandants et la conduite stupide de Fremont, occupé par les anticipations de futures campagnes politiques plutôt que par les devoirs militaires du présent 
  
Mais le Général McCulloch semble se méfier des plans et des objectifs du Général Price. Il écrit de Springfield, le 19 novembre, au Ministre de la Guerre : 
  
Monsieur : Je vais retourner en Arkansas, je placerai bientôt mes troupes dans les quartiers d'hiver et je demanderai la permission de venir immédiatement à Richmond afin de donner à l'administration des informations correctes concernant les affaires dans cette région avant qu’elles n'agissent sur la question ici. 
  
Le 30 novembre, le Ministre de la guerre répond : 
  
Je ne comprends pas pourquoi vous avez retiré vos troupes, au lieu de poursuivre l'ennemi alors que ses dirigeants se querellent et que son Armée se divise en groupes sous des commandants différents. Envoyez une explication. 
  
Ce à quoi McCulloch répond, le 4 décembre, de Little Rock : 
  
Votre courrier du 30 novembre a bien été reçu. Il m’est impossible d'expliquer par télégraphe. Je demande l'autorisation d'aller immédiatement à Richmond dans ce but. Mon Armée entre maintenant dans ses quartiers d'hiver. 
  
À Richmond, le 22 décembre, le Général McCulloch dépose un long rapport dans lequel il souligne le manque de discipline dans les troupes du Général Price, avec des réflexions sur la compétence de ses subordonnés, et même sur la bravoure de ses hommes. Il conclue en avouant que lui et le Général Price ne peuvent s'entendre sur un plan de campagne et déclare qu'il est impossible pour les différentes unités de marcher ensemble ; Il dément ne pas vouloir aider le Missouri, en rappelant au Ministre qu'il a été affecté au Territoire Indien, avec des instructions pour défendre ce District contre une invasion à n'importe quel point - un District qui n'a jamais été sérieusement menacé. 
  
Alors que McCulloch est absent à Richmond, le Général James McIntosh écrit de Van Buren, le 7 décembre, à l'Adjutant-Général, déclarant qu'il commande la Division du Général McCulloch et a établi son quartier général à Van Buren ; ce à quoi l'Adjutant-général Cooper donne son aval : « À mon avis, ces troupes, au lieu d'être placées dans ses quartiers d'hiver, seraient mieux protégées de la maladie en étant envoyées sur le terrain au Missouri ». Le Général Leonidas Polk écrit de Columbus, le 3 janvier 1862, au Président Davis : 
  
Je suis parfaitement convaincu que la force actuellement dans les mains de McCulloch devrait être contrôlée par quelqu'un qui coopérerait librement avec le Général Price. Tant que les forces fédérales sous Halleck sont occupées par Price au Missouri, elles ne peuvent coopérer avec Buell contre Johnston. L'armée de McCulloch, comme il me semble, pourrait être mieux employée que dans l'inaction des quartiers d'hiver. 
  
Cela équivaut à prononcer une peine contre la conduite de McCulloch, car aucune voix n'est mieux entendue par Mr Davis. Il y a, le 10 janvier, l'Ordre Spécial N°.8, créant le « District du Trans-Mississippi, du Département N°.2 », et placé sous le commandement du Major-Général Earl Van Dorn. 

 

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PostPosted: Sun 25 Jun - 12:54 (2017)    Post subject: Arkansas et Civil War Reply with quote

Le 29 janvier 1862, avec son quartier général à Little Rock, le Général Van Dorn assume le commandement du District, qui comprend le Missouri, la Louisiane au nord de la Red River, l'Arkansas à l'ouest de la St Francis et le Territoire Indien. Le quartier général est situé à Pocahontas, en Arkansas, et les officiers d'état-major suivants sont nommés : le Major W L Cabell, chef du Département d’Intendance ; le Major A M Haskell, Inspecteur-Général ; le Major R W Keyworth, chef du Département de Subsistance ; le capitaine W N R Beall, Assistant Adjutant-Général ; le Médecin J J Gaenslan, Directeur Médical ; le Lieutenant Clement Sulivane, aide-de-camp. Le 6 février, le Général McCulloch est affecté par Van Dorn au commandement de deux Régiments d'Infanterie, de deux de Cavalerie et d’une Batterie d'Artillerie, et doit se rendre immédiatement à Pocahontas, où ils seront stationnés pour le moment. 
  
La nomination du Major-Général Van Dorn au commandement du District de Trans-Mississippi a sans doute été faite afin d'harmoniser l'action entre les troupes du Missouri et d'Arkansas, ou plutôt entre les commandants des forces respectives, les soldats étant en meilleurs termes et sympathies à bien des égards. Les Arkansiens sont désireux de s'aventurer contre les ennemis partout où ils peuvent les trouver, et sont également indignés contre les cruautés de la guerre infligées aux districts autrefois prospères et heureux du Missouri que l'ennemi a envahis et ravagés. Ils sont désolés qu’on ne leur accorde pas une chance contre Fremont, qui a permis le grand recrutement d'Allemands dans l'Armée fédérale _ "Dutch", comme on appelle tous _ les anciens immigrants, d'une terre étrangère, mais désireux de se précipiter dans un conflit grandissant à propos de questions supposées être réglées par la formation du gouvernement qui leur a offert un asile. Ils sont principalement issus des classes serviles de leur propre pays ; ignorants, brutaux, et ont besoin d'être instrumentalisés en matière de gouvernement et de conduite de la guerre civilisée, plus que les nègres. Les Confédérés veulent se venger surtout de ces intrus qui insultent les femmes, brûlent les maisons des non combattants et assassinent les prisonniers de guerre. 
  
Les difficultés entre le commandant texan des troupes d'Arkansas et le Général Price qui demandent à être réglées, sont : 1, le rang et la préséance ; 2, le champ d'action approprié ; 3, une vision largement divergente de la stratégie militaire. Le Général Price, détenant le rang supérieur, a cédé le commandement des forces combinées lors d'une autre occasion. On ne peut pas s'attendre à ce qu'il le fasse continuellement, d'autant plus qu'il a montré, par des succès pratiques, qu'il peut faire face à l'ennemi et attirer des milliers d’hommes sous son drapeau, sans aide, et de son propre chef a démontré une énergie et un esprit d’entreprise lors d’une campagne militaire qui a rarement été égalée. 
  
Le Général McCulloch a une méconnaissance insurmontable du jugement et des capacités, militaires, du Général Price, malgré ses réalisations et de la stabilité et de la subordination des recrues qu'il a formées à ses normes. Il a évité l'association avec sérieux, affirmant qu'il a été affecté au Territoire Indien, et n'a pas été autorisé faire entrer ses troupes au Missouri. Il est autant obnubilé de conserver son commandement indien que le Général Price n’est soucieux de l'occupation et de la rédemption du Missouri. S'il y avait eu des forces suffisantes, cela aurait pu être suffisant pour maintenir le pays indien sous contrôle militaire ; mais c’est d'importance secondaire par rapport à d'autres domaines. Il y a cependant une raison de croire que les desseins du Général Price dans le Missouri ne peuvent être réalisés. Son effet stratégique pour empêcher le renforcement de Grant est sa principale importance. La limite est du Missouri est occupée par de grands Corps ennemis, et d'autres forces peuvent être envoyées par l’Ohio River à court terme. Le Kansas, à l'ouest, grouille d'ennemis du Sud. Est-ce qu'il y a assez de forces disponibles confédérées pour tenir le Missouri, si elles réussissent à l'occuper ? Pourtant, c'est une stratégie pour faire la guerre au Missouri. En fait, les soldats des deux commandements, les Arkansiens et les Missouriens, doivent avoir recours aussi bien à Polk ou à Johnston et à Beauregard à l'est de la Mississippi River, où la grande part de la bataille se déroule, pas pour un district, mais pour l'ensemble du pays. Un mouvement vigoureux dans le Missouri aurait pu être rendre ce transfert inutile. Très ouvertement, certains disent que l'objet de la mission de Van Dorn est d'accomplir ce transfert. L’installation rapide de son quartier général à Pocahontas, à une distance frappante de Point Pleasant sur le Mississippi, la route par laquelle le commandement de Hardee a été transféré, confirme cette opinion dans de nombreux esprits. 
  
La stratégie d’Halleck est d’empêcher cela. Le Général John Pope, qui a commandé les forces ennemies au Missouri entre les rivières Missouri et Osage, a envoyé les "Merrill's Horse" dans le comté de Saline, où ils ont été bombardés par des mortiers chargés de boue par Jo Shelby et ses hommes, près de Waverly. Ils ont pillé des fermes, ont confisqué les réserves à des femmes et ont capturé, le 19 février, plusieurs Compagnies de recrues confédérées à la Blackwater River, près de Knoboster, sous ordres des Colonels Robinson, Alexander et McGiffin, ce dont les Généraux Pope et Halleck se sont vantés à Washington. Le Brigadier-Général S R Curtis est, le 23 décembre, affecté au commandement des forces fédérales du sud-ouest du Missouri. Le 2 décembre, la loi martiale est déclarée au Missouri par Mr Lincoln et Curtis est sans retenue. Les hommes sous ordres brûlent les villes de Dayton et de Colombus le 3 janvier 1862 et, avec une force largement supérieure, se dirigent vers le sud, face aux hommes de Price. Prenant Springfield, après une escarmouche le 12 février, et se battant à Crane Creek le 14 et près de Flat Creek le 15, Curtis rencontre une résistance plus obstinée de la part des hommes de Price à Sugar Creek, en Arkansas, le 7. En subissant des pertes considérables, il camp sur le champ de bataille, en attendant que Sigel, à quelques miles de distance, le renforce. Alors que les Confédérés de Price campent à Cross Hollows, une force fédérale de Cavalerie sous les ordres du Général Asboth, le 18, prend Bentonville, en Arkansas, que les Confédérés ont évacuée. Le même officier, le 23, se dirige vers Fayetteville, occupé uniquement par un piquet de garde confédéré du Bataillon du colonel W H Brooks. Fayetteville est la principale ville du nord-ouest de l'Arkansas, au nord des montagnes de Boston, le centre d'une belle région de terres noires ondulées, où poussent les fameuses « grandes pommes rouges ». Son occupation permanente signifie l'assujettissement d'une partie peuplée de l'état, dont la plupart des hommes sont dans l'Armée confédérée, et est une menace pour Van Buren et Fort Smith. 

 

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PostPosted: Sun 25 Jun - 12:56 (2017)    Post subject: Arkansas et Civil War Reply with quote

La Division McCulloch, pendant ce temps-là, dans ses quartiers d'hiver à Van Buren, se compose des unités suivantes, telles que rapportées le 1 janvier 1862 : 
  
Première Brigade, Colonel James McIntosh au commandement : Premier Régiment de Fusiliers Montés d’Arkansas (Churchill), 845 hommes ; Second Régiment de Fusiliers Montés d’Arkansas (McIntosh), 862 hommes ; Régiment du Sud-Kansas et du Texas (Greer), 1'003 hommes ; Quatrième de Cavalerie du Texas (Sims), 713 hommes ; Sixième de Cavalerie du Texas (Stone), 927 hommes ; Compagnie de Cavalerie du Texas (Stone), 83 hommes ; Total, 4'433 hommes. 
Deuxième Brigade, Colonel Louis Hebert au commandement : Régiment Hill d'Infanterie d'Arkansas, 738 hommes ; Quatrième d’Infanterie d'Arkansas de McNair, 725 hommes ; Bataillon d’Arkansas de McRae, 646 hommes ; Quatorzième d’Infanterie d'Arkansas de Mitchell, 930 hommes; Infanterie d’Arkansas de Rector, 544 hommes ; Troisième d’Infanterie de Louisiane d’Hebert, 739 hommes ; Troisième de Cavalerie du Texas, 796 hommes; Bataillon Whitfield, de la Cavalerie du Texas, 297 hommes ; Bataillon Brooks de Cavalerie, 316 hommes; Batterie Gaines, 74 hommes ; Batterie Good, 105 hommes ; Batterie Hart, 75 hommes ; Batterie Provence, 73 hommes ; Total, 6’052.  
Grand total pour la Division, 10'485 hommes. 
  
Le Général Van Dorn est à Pocahontas quand, le 23 février, il reçoit des dépêches qui l'informent de la retraite de Price, poursuivi par Curtis et Sigel, et de la Bataille de Sugar Creek. Van Dorn envoie immédiatement des ordres à McCulloch pour faire la jonction avec Price sans perdre de temps, auxquels McCulloch répond, le 1 mars, qu'il a ordonné à ses unités de se mettre en marche, dès l'arrivée du commandant en chef, avec six jours de rations, et attend son arrivée anxieusement. Il ajoute à cette note un mémorandum de sa force effective réelle : la Brigade Hebert, 4'637 hommes ; la Brigade Greer, 3'747 hommes ; Total, 8’384. Artillerie, 18 canons. 
  
Les troupes de McCulloch traversent le lendemain les Boston Mountains jusqu'à Elm Springs, en Arkansas, où le Général Van Dorn et les forces Indiennes du Général Albert Pike, qui a reçu le commandement du Département du Territoire indien, le 22 novembre. Le corps principal de la Missouri State Guard de Price campe près d'Elm Springs. La marche de la Division sur les montagnes de Boston est laborieuse et lente. Il atteint le lieu de rendez-vous le 3, où le commandant en chef est arrivé. 
  
Le 4 mars, sans attendre le Général Pike, Van Dorn déménage pour Bentonville, où Sigel, avec ses Allemands, est arrivé pour en prendre possession. Deux Corps de Cavalerie, un sous McIntosh et un sous Gates, sont poussés vers l'avant, le premier pour faire le tour de la ville à l'ouest, le second à l'est, dans un effort pour couper Sigel du corps principal ennemi à Sugar Creek. Mais McIntosh trouve la région au nord de Bentonville difficile, avec des roches, des ravins et des montagnes, gardés par des chevaux-de-frise naturels, faits de petits chênes et de black-jacks [variété de chêne], qu'il ne peut pas espérer faire la jonction avec Gates. Arrivant sur les fédéraux en force sur ces hauteurs, et pris en embuscade, il s'efforce de charger les positions ennemies, mais le terrain est impraticable pour la Cavalerie, et il recule vers Bentonville qui, à ce moment-là, a été évacué par Sigel. Sigel quitte le côté nord de la ville alors que la Division Price entre au sud ; son départ est marqué par des dépôts et des tas de fourrage, incendiés. 
  
Van Dorn dit dans son rapport : « En raison des mauvaises routes et des retards, bien que la distance entre Bentonville et Elm Springs soit seulement de onze miles, il est 11 heures avant que la Division de pointe (Price) n'atteigne le village. Si nous étions arrivés une heure plus tôt, nous aurions pu couper Sigel et battre l'ennemi facilement le lendemain ». Le Colonel Gates presse les Allemands en retraite et charge leur arrière-garde sur la route de Springfield, tuant et blessant plusieurs gardes, et capturant un train de chariots, chargés d’armes et de munitions. Il accélère la marche de Sigel en continuant la poursuite et en l'attaquant jusqu'à ce que l'ennemi disparaisse dans la lumière incertaine de la nuit d'hiver. Sigel continue sa marche dans l'obscurité jusqu'à ce qu'il ait rejoint le corps principal dans sa forteresse, sur les hauteurs qui commandent la vallée du Sugar Creek. 
  
La neige tombe pendant la nuit, et revêt la colline et la vallée d’un manteau blanc. Les collines sont hautes des deux côtés ; la vallée profonde, d'environ un demi-mile de large. La route principale de Fayetteville à Springfield, via Cross Hollows, traverse la vallée perpendiculairement, et la route de Fayetteville menant à Keetsville, au Missouri, après avoir parcouru les collines, traverse aussi cette vallée. En allant vers le nord, une route décolle vers la gauche presque parallèlement à elle, à trois ou quatre miles de distance, en revenant à la route du Télégraphe sur la « séparation », appelée Pea Ridge, ou Peavine Ridge. Ces routes que Curtis a bloquées avec des arbres abattus en travers d’eux. Il a érigé de formidables ouvrages défensifs sur les promontoires, et l'approche par la route principale de Bentonville est « complètement protégé par les terrassements ». 
  
Comme le sait très bien Van Dorn, attaquer la ligne de l'ennemi au sud, avec son Infanterie et son Artillerie dans des positions choisies, sera comme assaillir un bastion. Il est résolu de faire une démonstration formidable devant, alors qu'il doit mener son attaque principale contre le flanc gauche (nord-est) de l'ennemi, marchant au nord de la ligne fédérale. Campant avec toute sa force à moins d'un mile du front de l'ennemi, il illumine les collines enneigées avec les feux d'une Armée, comme s'il est en position de combattre le lendemain à partir de l'alignement alors occupé. Après que les hommes aient pris le souper, Van Dorn et Price, avec la Division du Missouri, laissent leur feu de feu brûler, reprennent la marche de nuit, se déplaçant sur la route parallèle qui les conduit à Telegraph Road, par un circuit long et épuisant, c'est vrai, mais juste sur les arrières de l'ennemi, et dans une position égale sur Pea Ridge près d’Elkhorn Tavern, au nord de l'ennemi. Les grands arbres abattus sur les routes par Curtis, pour bloquer les approches à gauche et à l'arrière, se montrent des obstacles formidables à couper pour le passage de l'Artillerie confédérée et des chariots, et la colonne de flanc n'atteint pas la crête sur les arrières de l'ennemi avant 10 heures, le 7. Sa marche n'a pas été gênée et elle prend la position désirée sans opposition. Le rugissement de l'Artillerie et le fracas des armes légères proviennent du front lointain et central alors que cette ligne d'attaque est formée à l'arrière des lignes soigneusement établies de l'ennemi. Complètement surpris, Curtis doit nécessairement renverser son front sur le lieu d'attaque, qui est son extrême gauche, et maintenant il devient son droit, en même temps que son centre droit établi est engagé par le front. 

 

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