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les femmes en uniforme : Miliciennes, vivandières et femmes soldat .

 
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ccffpa
COMMANDANT SUPREME

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PostPosted: Sat 25 Aug - 15:51 (2012)    Post subject: les femmes en uniforme : Miliciennes, vivandières et femmes soldat . Reply with quote

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FEMMES EN UNIFORME     


Les Miliciennes Dès le commencement de la guerre civile, des femmes, du sud principalement, décidèrent de ne pas se cantonner strictement dans leur rôle, et de participer plus activement à la lutte qui allait s'engager. Ici et là, des jeunes femmes s'entraînent à tirer au pistolet, un observateur Anglais note qu'à Richmond même: "un grand nombre d'amazones seraient prêtes à défendre leurs principes, leurs biens et leurs foyers par la force des armes". Une Géorgienne écrit en mai 1861: "Nous avons formé une compagnie féminine à Bascom pour apprendre à tirer, comme tous les hommes partent, nous pourrons nous protéger ainsi que nos foyers...le nom de la compagnie est la Bascom home guard.Vous savez combien Mollie était nerveuse et timide, et bien maintenant, elle charge, tire et touche une cible à une bonne distance...Nous sommes toutes excitées par l'idée d'apprendre à tirer. Père pense que notre uniforme est plus joli que celui des garçons, pourtant il n'est fait que du plus commun calico".

Au Texas, les femmes de Castroville, dont bon nombre d'émigrantes Allemandes, s'organisent et s'exercent au maniement du fusil et du pistolet en vue de leur auto défense, plus contre les indiens que contre les yankees d'ailleurs...




peut être un groupe de ces "miliciennes" sur cette photo très probablement des années 1860 (nord ou sud ???)


Vers 1864, le secrétaire confédéré à la guerre, J A Seddon reçût une lettre d'un groupe de dames d'Harrisonburg (Virginie) pour la création d'un régiment féminin: "Nous sous-signées vraies et loyales citoyennes des états confédérés proposons d'organiser un régiment de volontaires pour la défense locale. Comme la récente-loi de conscription prend chaque homme de 16 à 60 ans, nous suggérons que le droit de porter les armes pour la défense de nos foyers soit délégué à une respectable fraction de cette pauvre confédération. Avec la permission du département de la guerre, nous voudrions lever un régiment de femmes, entre 16 et 40 ans, armées et équipées pour servir dans la vallée de la Shenandoah. Nos maisons ont déjà été visité encore et encore par l'ennemi vandale, beaucoup sont en ruines, Nous avons été soumises à toutes les souffrances possibles et nous croyons que l'armée confédérée est incompétente pour nous protéger. Nous proposons d'endurer tous les sacrifices et les privations pour le succès final de notre cause sacrée. Si vous approuvez notre projet, envoyez nous immédiatement des ordres authentiques. Tous les arrangements pour le recrutement des troupes et le choix des officiers sont déjà pris, nous attendons seulement votre approbation...Envoyez vos ordres à Miss Irene Bell." Mais Seddon n'envoya qu'un refus poli, et le régiment ne vit jamais le jour...En fait la seule "unité" réellement organisée en tant que "force combattante" (mais qui ne fit jamais officiellement partie des troupes de l'état de Géorgie) fut le fait d'un petit groupe de jeunes femmes patriotes de Géorgie, qui, à La Grange, en 1861, formèrent une unité de défense locale, les "Nancy Hart" du nom d'une héroïne de la révolution Américaine. Armées par leurs soins mais sans uniforme, ces dames drillaient et maniaient le fusil lors de fréquentes parades. Quand elles ne s'entraînaient pas, elles servaient comme infirmières dans un hôpital militaire. Un jour, la cavalerie fédérale se présenta aux abords de la ville, les "Nancy hart" étaient prêtes et firent face. Elles se rangeaient en ligne de bataille tandis que les cavaliers yankees armaient déjà leurs carabines. Allait on assister à l'affrontement le plus original de la guerre? D'après certains auteurs, le colonel US se nommait lui même La Grange et il fut si touché du courage de ces femmes qu'il épargna la cité. Pour d'autres, les fédéraux avaient avec eux un colonel sudiste, justement fiancé à une des "miliciennes". L'officier fut renvoyé vers les dames, qui en échange, dispersèrent leur compagnie sans tirer un coup de feu...L'engagement fut ainsi évité de justesse...(sur les Nancy Harts lire : http://ccffpa.perso.sfr.fr/html/mancyharts.html )



Nancy Hill Morgan "capitaine" des Nancy Harts




Les vivandières
D'autres femmes eurent, elles, l'occasion de suivre les troupes jusque sur les champs de bataille, et ceci sans renier leur condition féminine. Leurs mobiles étaient le patriotisme, le désir de prouver qu'elles pouvaient être utiles ou faire aussi bien que les hommes, la volonté de soulager la souffrance, ou simplement de suivre un mari ou un fiancé. Il s'agit des cantinières et vivandières (les deux termes désignent à l'origine des fonctions différentes, mais étaient devenus synonymes depuis 1854) connues dans les armées Européennes depuis la guerre de Trente ans (1618/1648) et particulièrement depuis la fin du XVIIIème siècle et le premier Empire parmi les troupes Françaises, Belges ou Italiennes.Avec le très important volontariat qui caractérise la guerre de Sécession et le grand nombre de soldats étrangers qui s'engagèrent, il est tout naturel qu'au début du conflit, un certain nombre de régiments ou compagnies, aient compté des vivandières dans leurs rangs, on les appelait aussi "fille du régiment", et l'unité les "adoptait" quasiment. Comme ces femmes n'étaient pas officiellement membres des unités en question, ou fort rarement, elles ne sont répertoriées nulle part, et il est absolument impossible d'en donner le nombre exact ou approchant, que ce soit pour le nord ou le sud.

Chez les confédérés, il n'existe que deux photographies connues d'une cantinière, prises à Pensacola en 1861, et servant avec les zouaves de Coppens. En fait, elles auraient été plusieurs et régulièrement enrôlées (?) on ignore leurs états de service. Selon le "Mobile advertiser" : "leur uniforme est unique et joli: Une paire de souliers hauts avec des guêtres blanches, et au dessus, des pièces de cuir jusqu'aux genoux, pantalon rouge, jupe bleue bordée de rouge tombant au genoux, et une veste bleue. Un petit chapeau avec une plume sur la tête." on peut ajouter qu'elles portent un petit tonneau (l'accessoire indispensable à toutes cantinières !)et une épée au coté.
Dans la Washington artillery de la Nouvelle Orléans servait un certain John Bahr, un allemand, et sa femme, "Mistress John", fut habillée en vivandière par le colonel Slocomb. Surnommés affectueusement par les hommes "l'ours et l'ourse", le couple, et particulièrement 1a femme, gagna le respect et l'admiration de tous par son dévouement sans limites.
Citons également Mary Ann Perkins et Madame Boivert (Française ?), cantinières auprès des "Gardes Lafayette" de Mobile (Alabama). Parfois, ces dames ne portaient même pas l'uniforme mais remplissaient les mêmes fonctions, telle Mrs Lucinda Horne qui traversa toute la guerre dans la compagnie K du 14th South Carolina Infantry, afin de rester avec son fils et son mari, Betsy Sullivan (une Irlandaise) accompagnant un régiment du Tennessee ou Mary Hill qui suivait l'armée sur le champ de bataille pour ne pas être séparée de son frère.
Il est hors de doute qu'il ne s'agit là que de quelques exemples, et que d'autres cantinières ou en faisant fonction servirent dans des unités confédérées.




Une des cantinières des zouaves de Coppens à pensacola (Floride)
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PostPosted: Sat 25 Aug - 16:03 (2012)    Post subject: les femmes en uniforme : Miliciennes, vivandières et femmes soldat . Reply with quote

On a plus de renseignements sur les vivandières yankees, apparemment plus nombreuses que leurs homologues sudistes, surtout en 1861. Beaucoup rentreront chez elles rapidement pour raison de santé entre autres, telles les 19 compagnes d'Anna Etheridge au 2nd Rhode Island, ou seront renvoyés par les chefs d'unité soucieux de se débarrasser du "superflu" Certaines laissèrent tout de même leur nom dans l'histoire du conflit.

Kadie (ou Katey) Brownell, fille d'un soldat Anglais, s'engage comme vivandière à 19 ans dans le régiment de son mari, le Ist Rhode Island. C'est elle qui porte le drapeau de l'unité au first Bull Run. Son époux passé au 5th Rhode Island, Kady le suit non officiellement cette fois. En une occasion, elle évite une tragique méprise entre deux régiments de l'union en parcourant la ligne de feu étendard au poing. Kady soignera ensuite son mari grièvement blessé à New Berne en mars 1862, et tous deux quitteront le service. Kady sera célébrée dans les vers du poème "Daughter of the regiment" de Clinton Scollard

Marie Tepe , surnommée "French Mary" car Française, suit son mari dans les rangs du 27th de Pennsylvanie puis du 114th du même état (les Collis' zouaves d'Afrique). D'une grande bravoure, elle est sous le feu 13 fois (Bull run, Fair oaks, Fredericksburg, Chancellorsville, Gettysburg...) et blessée trois fois, le général Birney lui décerne la "Kearny Cross".

Annie Etheridge surnommée "Gentle Anna" et "Michigan Annie", que nous avons déjà évoquée comme blanchisseuse ("des femmes dans les camps"), sert comme vivandière au 2nd puis 3rd Michigan et en 1864 au 5th. Très brave, elle participe à la plupart des batailles de l'armée du Potomac. Ses vêtements souvent percés de balles, elle n'est blessé qu'une fois. A spotsylvania, c'est elle qui rallie les troupes en retraite. Au moment de sa mort, le général Kearny avait l'intention de la nommer sergent major, son successeur, Butterfield lui fera décerner la "Kearny cross", et après la guerre elle obtiendra un travail du gouvernement en lieu de pension.

Bridget Divers, "Irish Biddy" rejoint en tant que cantinière le 1st Michigan cavalry avec son mari en 1861. Elle sert lors de nombreux engagements et est extrêmement populaire dans toute l'armée. A deux reprises, elle rallie les troupes sous le feu (Fair oaks) et aurait même tenu un fusil plusieurs fois, on dit que pendant tout le conflit, elle aurait eu une dizaine de chevaux tués sous elle.... Capturée deux fois, Bridget, après la guerre, continue son service comme lavandière dans l'unité de son mari servant dans l'ouest.

Belle Reynolds, reste, après une visite, aux cotés de son époux, lieutenant au 17th Illinois, comme cantinière non officielle. Lors de la bataille de Shiloh en avril 62, elle se distingue par son courage, soignant les blessés et tentant d'endiguer la panique des troupes fédérales. Elle sera nommée major dans la milice de l'Illinois.

On peut également citer Martha Francis servant aux cotés de Kadie Brownell au 5th Rhode Island, Eliza Wilson et Hannah Ewbank, respectivement au 5th et 7th Wisconsin, les dix (six selon le New York Herald de mai 61) vivandières du 39th New York ou "Garibaldi guards", ce qui n'a rien d'étonnant quand on connait la composition très cosmopolite du régiment à dominance Européenne, les cinq cantinières du 25th de Pennsylvanie, et sans doute bien d'autres oubliées aujourd'hui. 
 
 
Mary Tepe 
 
 
 
Kady Brownell dans son uniforme CW  
 
 
 
Leurs uniformes, achetés et remplacés par elles-mêmes, car elles n'étaient pas inscrites sur les rôles des unités et ne recevaient rien du Quartermaster, variaient d'un régiment à l'autre, mais avaient un style commun, radicalement différent du costume féminin de l'époque, et plus proche d'une tenue de bain ou de sport pour des raisons pratiques évidentes: Une jupe tombant aux genoux sur un pantalon, une veste militaire, un chapeau. Les cantinières de zouaves adoptant les distinctives de leur unité, souvent parements et pantalon rouges par exemple. 
Toutes ces femmes, généralement épouses ou filles d'officiers ou de soldats, rappelons le, étaient très estimées et respectées par leur environnement masculin, contrairement aux autres "camp followers". Il leur fallait faire abstraction de toutes les idées et préjugés de la société Victorienne sur le rôle et le comportement de la femme pour partager la vie des soldats, et, pour s'imposer et gagner leur estime, se montrer encore plus braves et plus endurantes qu'eux mêmes. 

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PostPosted: Sat 25 Aug - 16:50 (2012)    Post subject: les femmes en uniforme : Miliciennes, vivandières et femmes soldat . Reply with quote

les femmes soldats


Une autre catégorie de femmes ira encore plus loin en choisissant d'abandonner purement et simplement l'état féminin et de se travestir en homme pour rejoindre l'armée, parfois avec la complicité d'un parent ou même de camarades dans l'unité. En principe, les nouvelles recrues devaient passer une visite médicale au moment de leur engagement. Ces visites devaient souvent être des plus sommaires, surtout au fur et à mesure que durait la guerre, puisque on estime qu'au moins 400 femmes franchirent l'obstacle avec succès. Encore ne s'agit t'il là que de celles qui furent détectées plus tard pour diverses raisons, ou qui avouèrent leur condition de femme à un moment ou l'autre. On peut raisonnablement penser que leur nombre fut plus important.

Dans l'armée confédérée, citons Malinda Blalock dont le mari, engagé au 26th de Caroline du nord, exige qu'elle l'accompagne. Sous le pseudonyme de Sam, et avec la complicité du responsable du recrutement, Malinda va servir pendant deux mois avant que son époux ne soit réformé. Elle avoue alors son état au colonel et les Blalock rentrent chez eux...

L'histoire d'Amy Clarke est assez semblable, mais lorsque son mari tombe à Shiloh, Amy reste dans l'armée. Sérieusement blessée lors d'un combat, elle est capturée par les fédéraux qui s'apercevant qu'elle est une femme, lui donnent une robe et la renvoient dans le sud.

Margaret Henry et Mary Wright sont capturées en uniformes confédérés dans le Tennessee en mars 1865, Laura J Williams, de l'Arkansas, est réputée pour avoir organisée une compagnie au Texas au début de la guerre et sous le nom et le grade du "Lieutenant T Benford", l'avoir conduit lors de la bataille de Shiloh et à d'autres occasions. En juin 1864, le sergent James M Jones, détenu à Point Lookout écrit: " Parmi les prisonniers arrivés aujourd'hui, il y a une femme soldat servant dans une unité d'artillerie de Spotsylvania depuis près de trois ans dit on. Tous les détenus du camp on hâte de la voir !".
Du même en juillet: " Une jeune femme prisonnière ici vient de donner naissance à un petit artilleur !", (Pourquoi une jeune femme serait elle détenue dans un camp de prisonniers militaires si elle n'avait été capturé en uniforme ?). Enfin, en décembre 1864 à la prison de Johnson Island, un "officier sudiste non identifié" aurait causé un certain trouble en accouchant d'un "beau gros garçon" !!!

Et puis il y a évidemment le cas de Loreta Janeta Velasquez qui a raconté ses aventures dans un livre publié après la guerre. Elle aurait levé un bataillon en Arkansas, combattue à Bull run, Ball's Bluff, Shiloh etc...puis espionné en contact avec Lincoln, et sous le nom de Lieutenant Henry T Buford (tiens ???) aurait brisé bien des coeurs féminins dans le sud...Le général Early puis des historiens modernes se sont penchés sur l'ouvrage et y ont relevé tellement d'erreurs ou d'exagérations que l'on peut sérieusement douter de l'authenticité des allégations de madame Velasquez, qui a peut être effectivement servie dans l'armée confédérée, mais qui a largement embellie les choses, en se servant notamment des aventures d'autres femmes comme Laura Williams par exemple.


Malinda Blallock


le cas très douteux de Loretta jane Velasquez


Dans les rangs Yankees, certaines "femmes soldats" furent parfois détectées très vite telles Mary Burns de Detroit ou Sara Collins, du Wisconsin, qui furent arrêtées avant le départ au front de leur unité. Une jeune femme inconnue du New Jersey, volontaire avec son fiancé, est découverte, et, renvoyée chez elle, elle tente de se suicider.

D'autres suivaient donc parent ou fiancé, ainsi Catherine E Davidson de Sheffield, Ohio, engagée avec son fiancé au 28th Ohio. Il fut tué à Antietam et elle blessée. La même tragique histoire survient à Mary Owens qui sert 18 mois avant d'être grièvement blessé et son fiancé tué. Ellen Goodridge {Wisconsin) combattit également aux cotés de son fiancé pendant trois ans. Nellie A K suit, elle, son frère dans l'armée du Cumberland, découverte, elle est réformée. Une autre femme inconnue, apparemment engagée avec son frère, meurt de ses blessures à Antietam dans les bras de Sarah Edmonds (voir ci dessous) à qui elle avoue son état. Une femme non identifiée sert deux ans dans un régiment du Minnesota avant d'être blessée. Lizzie Compton, engagée à 14 ans, vit la même aventure, auparavant, elle avait servi dans sept régiments différents! Une certaine Emily, de Brooklyn réussit à s'engager comme tambour dans l'armée du Cumberland pour échapper à sa famille, elle sert jusqu'à Lookout Mountain ou elle est mortellement touchée. Une autre inconnue "grande et costaud" est capturée blessée par les confédérés qui la renvoie dans ses lignes.

La plupart du temps, le fait d'être blessée au combat, révélait la supercherie, mais certaines réussissaient encore à franchir le cap, telle cette inconnue qui sert 21 mois dans un régiment de l'Iowa ou elle est blessée deux fois, mais dont l'état n'est finalement découvert qu'à l'hiver 1863 alors qu'elle s'évanouie après avoir pris un bain un peu trop froid! (lettre du cavalier Hoosier à son épouse, février 63)


Frances Clayton 
 
 
 
 
Sarah Rosetta Wakeman 
 
 
 
Fanny Cook 
 
 
Sarah Emma Edmonds constitue un des cas les plus fameux de "femmes soldats US", Canadienne de naissance, elle s'engage en mai 61, peut être pour suivre son amoureux, sous le nom de Franklin Thompson au 2nd Michigan, d'abord comme infirmier, mais elle sert aussi comme soldat, courrier et espion, ou à une occasion, elle se grime en noir .Un jour, elle manque même d'être abattue d'une balle de révolver tirée par une sudiste qui venait de perdre son mari, son père et deux frères (!!!) dans les récents combats  
Sarah est présente à Bull run, dans la Péninsule, à Fredericksburg, Antietam et Chattanooga .Ayant contractée la malaria, elle préfère déserter en avril 63 plutôt qu'être hospitalisée où on aurait sûrement découvert qu'elle était femme. Après le conflit, elle publie ses mémoires et donne des milliers de dollars sur les droits aux invalides de guerre. Elle se marie et, en 1884, se rend, à une réunion de son ancien régiment, le 2nd Michigan. Ses ex-camarades n'en reviennent pas de voir leur ami Franklin Thompson devenue madame Seelye !!! On change en vingt ans, mais de sexe !!! Puis des associations de vétérans lui feront obtenir une pension du gouvernement. 
Elle sera la seule femme membre de la fameuse organisation de vétérans "the Grand Army of the Republic" et à sa mort en 1898, sera inhumée dans le cimetière militaire de Houston (Texas) avec tous les honneurs de l'armée. 
 
Citons encore Frances Clalin engagée au 4th Missouri heavy artillery puis au 13th Missouri cavalry; Ces deux femmes, trouvées dans le 21st Missouri, l'une tambour servant sous le nom de "Charley Davis", précédemment au 6th Illinois Cavalry, hospitalisée et découverte, l'autre, conducteur, sous le nom de "William Moris", déserteur du 10th Missouri cavalry. Mary Wise qui sert deux ans dans un régiment de l'Indiana ou Nelly Graves et Fanny Wilson du l4th New Jersey. Ces deux dernières jeunes femmes, Fanny a 17 ans en 1861, rejoignent le régiment du fiancé de Fanny. Nelly y trouve aussi un petit ami (ce qui prouve en tous cas que certains soldats n'étaient pas dupes très longtemps), mais les deux hommes sont tués à Vicksburg et les deux amies, en très mauvaise santé, sont envoyées dans un hôpital à Cairo ou on les détecte. Nelly rentre chez elle, mais Fanny, tout à fait remise se réengage au 3rd Illinois Cavalry à Memphis. Elle est démasquée après deux semaines, alors qu'elle était en état d'ivresse en uniforme! 
 
Ida Remington connait la même mésaventure. Elle sert en tant qu'ordonnance à South Mountain et Antietam, puis au 11 th New York militia pendant la campagne de Gettysburg. Elle est arrêtée, ivre, à Harrisburg. Voici l'article du "Detroit Advertiser and tribune" du 27 août 1863 relatant l'incident: "...Un soldat démobilisé qui faisait la vie depuis quelques jours a été arrêté la semaine dernière, suspecté d'être une femme. Au poste de police elle confessa franchement qu'elle n'était pas du genre masculin. Elle donna le nom d'Ida Remington, de Rochester, New York, et jura qu'elle avait été poussée par des amis à s'engager dans le 11 th NY miIitia avec qui elle était venue durant la dernière campagne (Gettysburg) .Elle avait servie pendant deux ans, la plupart du temps comme serviteur d'un capitaine; elle était dans l'armée du Potomac à South Mountain, Antietam, et de nombreuses autres dures batailles, elle avait sur elle un honorable ordre de démobilisation....Elle fut ensuite relâchée et quitta la ville le jour même. Toute son histoire est remplis de fougue et de romance, et montre que quand une femme veut quelque chose, elle l'obtient sans regarder aux conséquences. "  
 
Porter l'uniforme aurait donc une bien mauvaise influence sur le comportement, même des femmes ? En janvier 1863, un cavalier et un conducteur d'attelage de la division de Phil Sheridan (armée du Cumberland) sont arrêtés titubant sous l'effet de l'alcool. Le conducteur, large d'épaules et d'apparence masculine, et le cavalier, un peu frêle, se révèlent être deux femmes !!! 
 
On peut également avoir quelques doutes sur les "relations" de certains hommes de troupe avec ces "soldates" quand on lit des récits comme celui ci: " Un sergent du 10th New York heavy artillery, qui a été trouvé malade sur la ligne des sentinelles, a été emmené à l'hôpital de Point of Rocks, tôt dans la matinée du 6 mars (1865), où "il" a mit au monde un garçon. Pendant les trois ou quatre jours suivants, l'événement a créé un sacré remue ménage dans les deux régiments pour savoir qui pouvait bien être le père..." (George A Ward, history of the 2nd Pennsylvania veteran heavy artillery). 
 
Quelques femmes réussirent à accomplir tout leur engagement sans être démasquées, et continuèrent même après la guerre à vivre en homme, parfois pour une question de pension. Le cas le plus extraordinaire reste celui de jennie Hodgers, native d'Irlande, qui s'engage pour trois ans en août 1862, à 18 ans, au 95th Illinois, sous le nom d'Albert Cashier. jennie se bat à Vicksburg, pendant la campagne de la Red River et à Nashville. Démobilisée en 1865, elle continue à être Cashier, jusqu'à ce qu'un accident d'automobile, survenu en 1911, ne l'envoie à l'hôpital ou bien sûr, on s'aperçoit de la méprise!!! 
Le bureau des pensions s'interrogea pour savoir si jennie devait continuer à figurer sur ses listes, ses anciens compagnons d'arme, pourtant stupéfaits par la nouvelle, se portèrent garant et le bureau décida qu'Hodgers était bien un vétéran et en conséquence, avait droit à sa pension. A cette occasion, un camarade de guerre de "Cashier", Harry G Weaver, interrogé par la commission en 1914 déclarait: "Quand nous avons été examiné à l'enrôlement, nous étions habillé. Nous avons été examiné le même jour, tout ce que nous avons montré furent nos mains et nos pieds. Je n'ai jamais vu Cashier faire sa toilette et je n'ai jamais vu aucune partie de son corps par laquelle j'aurai pu douter de son sexe. Il était très solitaire et ne prenait pas part à nos amusements. Il s'asseyait et regardait mais ne participait pas. Il avait des pieds et des mains très petits. C'était le plus petit homme de la compagnie."  
 
 
 
  
"Albert" Cashier 
 
 
 
 
Nous ne saurons jamais combien de femmes trouvèrent la mort sur le champ de bataille, portant l'uniforme gris ou bleu. Bien souvent, les cadavres étaient ensevelis rapidement, anonymement, et parfois dans des fosses communes. Ainsi, en 1934, Mr Mulligan labourait ses terres, aux abords du parc national de Shiloh, lorsque sa charrue mit à jour des ossements. Les autorités prévenues,découvrirent neuf squelettes, accompagnés de lambeaux d'uniformes, de boutons, et de plusieurs balles Minié. A l'examen de ces vestiges, on s'aperçut qu'il s'agissait de soldats fédéraux, mais aussi que l'un des squelettes était celui d'une femme! Les spécialistes assurèrent qu'elle avait été tuée par une des balles trouvées sur le site, et que l'absence de tous restes d'un quelconque costume civil suggérait qu'elle portait l'uniforme au moment de sa mort.  
Une femme, au moins , participa à la charge de Pickett à Gettysburg en juillet 1863, ses restes furent retrouvés du coté ouest du mur de pierres de cemetery Ridge.  
Un soldat du michigan , blessé, rapporte également alors qu'il se trouve à l'hopital : "je dois vous dire que nous avons une sécessionniste avec nous . Elle a été blessée à gettysburg et nos docteurs l'ont soigné. Ils disent qu'elle est plutôt jolie mais la pauvre fille a perdu une jambe ..."  
 
P. Ailliot 

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PostPosted: Sat 15 Jun - 17:22 (2013)    Post subject: les femmes en uniforme : Miliciennes, vivandières et femmes soldat . Reply with quote

enfin trouvé des infos sur cette photo (la 1ere dans l'article) concernant cette étrange compagnie de milice féminine :



il s'agirait donc d'une Home Guard les " White Mountain rangers" peut être du New hampshire, la photo datée de 1861 figure dans les collections de la library of Congress et est atribuée au fameux photographe Alexandre Gardner
ces dames semblent armées de piques !
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Fortyniner
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PostPosted: Wed 19 Jun - 22:32 (2013)    Post subject: les femmes en uniforme : Miliciennes, vivandières et femmes soldat . Reply with quote

Hommes et femmes : même combat ! C'est une question d'hormones plus ou moins dosées en chacun de nous qui fait que nous sommes plus ou moins hommes ou femmes, d'où les garçons manqués et autres avatars... Chaque humain est plus ou moins apte ou enclin à agir selon son sexe apparent
ou l'autre... C'est un des nombreux "mystères" de la nature! On sait bien que les femmes sont capables d'une résistance et d'un courage inouïs en
bien des circonstances, de l'accouchement aux brutalités extrêmes infligées par des lâches qui, eux, ne méritent pas le nom d'hommes (je sais, je
m'égare un peu...) ! 


                                 
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"When you have to shoot, shoot ! Don't talk !"
"Tuco" (Eli Wallach) in the movie "The good, the bad and the ugly)...
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