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La presse française et la guerre civile américaine

 
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Wade Hampton
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PostPosted: Mon 27 Jun - 20:34 (2011)    Post subject: La presse française et la guerre civile américaine Reply with quote

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Bonsoir,

Un passage extrait de l'ouvrage de Serge Noirsain ("La Confédération Sudiste de 1861 à 1865 : Mythes et réalités"). Bonne lecture :


La Confédération sudiste 1861-1865 , Mythes et réalités
de Serge Noirsain
Parution 03-2006
Editions ECONOMICA

Au début, la mère-patrie de la Déclaration des Droits de l'Homme rechigne à soutenir la société sudiste. Deux raisons majeures expliquent cette attitude : la haine de la France pour l'esclavage et sa vieille amitié pour une république américaine qu'elle avait contribué à édifier au siècle précédent. Pierre Rost fut le premier émissaire que Richmond envoya en mission à Paris. Dégoûté par l'animosité de la presse française vis-à-vis de l'esclavage, il regagne son pays en compagnie de son collègue William Yancey. Pour Rost, la presse française est versatile et rarement neutre. Il est vrai que le président Jefferson Davis commit une grave faute en confiant la propagande confédérée en France au journaliste Edwin de Leon. Celui-ci, en bon fanatique de l' « Institution particulière » qu'il était, eut le tort de vouloir imposer dans la presse une vue lénifiante de l'esclavage des Noirs. Plutôt que de convaincre, son pamphlet intitulé « la Vérité sur les Etats Confédérés d'Amérique » conforta l'aversion du peuple français pour les moeurs sudistes.
A cette époque, la presse française se divisait en quatre tendances distinctes, dont trois constituaient l'opposition au Second Empire. Les organes d'obédience gouvernementale comprenaient le « Moniteur », la « Patrie », le « Pays » et le « Constitutionnel ». Quant à l'opposition, elle s'articulait entre trois tendances dont le dénominateur commun était leur haine pour l'Empire. Le « Journal des Débats » se réclamait du libéralisme, la « Revue des Deux Mondes » soutenait les légitimistes, le « Courrier du Dimanche », la « Presse » et l' « Opinion Nationale », enfin, défendaient les vieux principes républicains.
Le « Constitutionnel » reflétait la pensée gouvernementale puisque le Duc de Morny, le demi-frère de Napoléon III,, en supervisait les textes. Le 26 décembre 1860, dans les jours qui suivent la sécession de la Caroline du Sud, ce journal l'accuse de détruire l'unité américaine dans le dessein de pérenniser l'esclavage.
Fin janvier 1861, il concède tout de même au Sud un éventuel droit à la sécession tout en maintenant que seuls les Etats du Nord restaient fidèles aux principes énoncés par les pères fondateurs de la république américaine. Le « Constitutionnel » et les autres organes du gouvernement français évoluent alors sensiblement en faveur du Sud. Ce changement de cap épouse en fait celui qui s'opère dans l'esprit du souverain des Français. Le schisme américain conforte en effet les ambitions que Napoléon III nourrit à l'égard du Mexique. Dans ses éditoriaux de mai et de juillet 1861, le « Constitutionnel » se détourne de sa première optique du conflit pour le décrire désormais comme la lutte du Sud pour son indépendance. Cette lutte, il la juge irréversible pour les anciens Etats-Unis car il estime absurde d'imaginer que le Nord puisse subjuguer 10 à 12 millions de personnes sur un territoire aussi étendu. Ce revirement en faveur du Sud, la « Patrie » et le « Pays » s'y associent dans le cadre de leur soutien à l'idéologie officielle. Ces deux journaux relèguent l'esclavage à un problème collatéral et se délectent de la désunion américaine. La « Patrie » écrit que l'Europe devrait favoriser cette nouvelle révolution américaine parce qu'elle soulagerait le vieux continent d'un géant qui s'immiscerait tôt ou tard dans sa politique. Ce journal insinue même que les intérêts de l'Union divergeaient de ceux de la France. De son côté, le « Pays » prédit que le libre-échange avec la Confédération et l'affaiblissement de l'industrie nordiste seront tout bénéfice pour l'économie française.
Le « Journal des Débats » se réclamait d'un libéralisme qui virait au conservatisme sans pour autant renier ses positions anti-bonapartistes. Son approche des évènements américains, velléitaire au départ, se décante entre décembre 1860 et décembre 1861 : au départ, ce quotidien se dresse en effet contre la sécession de la Caroline du Sud, qu'il assimile à la naissance d'un empire esclavagiste. Peu après, il dénie la capacité de briser l'indépendance du Sud. Sa condamnation de l'esclavage reprend le dessus et, bientôt, il dépeint le Nord comme le symbole de la liberté et le Sud comme celui de l'oppression. Le 25 octobre 1861, le « Journal des Débats », à l'unisson avec l' « Opinion Nationale » et la « Revue des Deux Mondes », exhortent le gouvernement français à défendre l'unité des Etats-Unis pour contrebalancer l'hégémonie maritime britannique. Figure emblématique de l'opposition libérale, le jurisconsulte Edouard Lefèvre de Laboulaye était le fer de lance du « Journal des Débats ». Il y défend ses principes en prenant les institutions américaines pour exemple. Son ouvrage « Paris en Amérique », publié en 1863, en fut une excellente démonstration. En août 1862, il dénonce la tentative des Confédérés d'entraîner les gouvernements français et britannique dans leur conflit avec le Nord.
« Quelles que soient les souffrances de la classe laborieuse et les intentions des diplomates, écrit Laboulaye, cette aide, le Sud ne l'aura pas car il ne pourra jamais nier la réalité de l'esclavage ».
Quoique n'émargeant pas à la même pensée politique, la « Revue des Deux Mondes », l' « Opinion Nationale », le « Temps », la « Presse » et le « Siècle » tirent à boulets rouges sur l'esclavage dès janvier 1861. Leur virulence initiale provient en grande partie de l'action des propagandistes nordistes à Londres. Entre avril et juin 1861, la « Revue des Deux Mondes » semble accepter l'inéluctable division des Etats-Unis. Elle conjure même le Nord de l'accepter pour éviter de sacrifier inutilement des vies humaines. Cependant, elle s'oppose à l'assistance que la France pourrait porter au Sud en rebellion. La cause nordiste trouve ses meilleurs alliés français dans presse républicaine : Prévost-Paradol du « Courrier du Dimanche », Gaillardet de la « Presse » et George Guéroult de l' « Opinion Nationale » excellent dans l'art de tailler des croupières à l'oligarchie sudiste. Le consensus républicain assimile le Sud «  au vestige d'une société rétrograde qui ne mérite ni la sympathie ni l'estime des autres nations du monde civilisé ».
L'émotion que suscite la proclamation d'émancipation de Lincoln se lit dans tous les journaux. Quelques éditorialistes au service de l'Empire des Français qualifient pourtant de « ficelle politique » cette décision du cabinet fédéral qui, désormais, se paraît d'un humanisme que ne pouvait pas revendiquer le Sud. L'interprétation de la presse française se révèle très complexe parce que le propagandiste confédéré Henry Hotze (fils d'un capitaine suisse ayant servi servi dans l'armée française, cet homme naquit à Zurich en 1833, obtint la citoyenneté américaine en 1855 après s'être installé dans l'Alabama et avait une connaissance approfondie du français, de l'allemand et de l'anglais pour information) la manipula par l'intermédiaire de l'Agence Havas. Comme les différents médias s'approvisionnaient au même ratelier, on peut supposer que, sans les interventions de Hotze, l'opinion publique française aurait davantage vilipendé Richmond.
L'épopée des Français au Mexique prendra le pas sur la guerre civile américaine, sauf quand celle-ci créera des abcès au sein de l'Empire. Ainsi, le 23 août 1863, l'entrée de la goélette confédérée « Florida » dans le port de Brest et les facilités que lui consent le préfet maritime font hurler l'ambassade américaine à Paris. Les journaux français suivent avec une égale intensité les polémiques soulevées par le passage du croiseur confédéré « Georgia » à Cherbourg en octobre 1863 et à Bordeaux en avril 1864. la destruction du croiseur « Alabama » par la corvette fédérale « Kearsage » au large de Cherbourg, le 19 juin 1864, retient aussi l'attention de la presse du Cotention et de Paris. Ce mémorable duel naval fut véritablement l'évènement majeur de la guerre civile américaine en Europe (*).
L'affaire du « Rappahannock » ne titilla que les journaux du Pas-de-Calais. Des agents confédérés avaient en effet racheté en sous-main cette vieille corvette britannique pour l'armer en croiseur de course (« raider »). ses machines défectueuses l'obligèrent à se réfugier à Calais. Faute de pouvoir être remis en état dans les délais prescrits par les autorités portuaires, le « Rappahannock » y resta en rade jusqu'à la fin de la Guerre de Sécession.
En revanche, l'affaire « Arman » déchaîna dans la presse française des passions que ne motivait pas un idéal antiesclavagiste : Lucien Arman était un Bordelais dont les chantiers navals bâtissaient les meilleurs navires de guerre français. Avec l'approbation tacite de Napoléon III, il avait lancé deux cuirassés à tourelles pivotantes et quatre excellentes corvettes à vapeur pour les Confédérés. Ces bâtiments étaient en état d'achèvement à flot lorsque l'ambassade américaine à Paris obtint les preuves du subterfuge. Comme le gouvernement français ne réagissait pas assez promptement, le consul général Bigelow transmit les pièces du dossier à l'éditeur de l' « Opinion Nationale ». Ravi de pouvoir dénoncer les basses oeuvres diplomatiques de Napoléon III, Guéroult confia à son meilleur journaliste, A. Malespine, l'écriture d'un article intitulé « Les Corsaires sudistes ». Pointée du doigt par la presse de l'opposition, la duplicité de l'Empereur traumatisa à ce point le corps législatif que le ministre de l'intérieur Paul Boudet interdit à Guéroult de traiter encore ce sujet dans son quotidien (**).
En analysant les discours de la presse sous Napoléon III, quelques historiens décodèrent son double langage durant la guerre civile américaine. La diplomatie nordiste prit souvent pour argent comptant les tirades de la presse française, sans s'apercevoir que maintes de celles-ci ne visaient que l'Empereur, au travers de formules apparemment destinées aux Confédérés. Il s'avère donc impossible de distinguer les réelles cibles que la presse française prenait dans son collimateur. Quatre ouvrages majeurs sont tenus pour être des références en la matière :
« Contemporary French Opinion on the American Civil War » (West);
« King Cotton Diplomacy » (Owsley) ;
« United States and France » (Case & Spencer) ;
« Europe and the American Civil War » (Pratt & Jordan) ;
Le premier de ces livres conclut à un antagonisme entre les idéaux français et ceux du Sud. Le second, lui, soutient le contraire. Quant aux deux derniers, ils créditent l'élite intellectuelle libérale d'avoir seulement forgé le creuset de la propagande antisudiste dans l'Hexagone.
Malgré les opinions de la presse française, celles de son peuple se profilent dans les rapports que les procureurs généraux dressèrent à l'intention de Napoléon III. Ces textes ne contiennent que les faits dépourvus d'états d'âme. Leur dépouillement révéla à Lynn Case (co-auteur des ouvrages « The United States and France » et « Civil War Diplomacy ») qu'au début de la guerre, le peuple français était favorable au Nord parce qu'il était viscéralement antiesclavagiste. L'évolution du conflit américain et ses répercussions économiques dans les manufactures textiles en France déroutèrent son opinion publique car les réalités de la vie quotidienne submergent souvent les considérations idéologiques.
L'obstination du Nord à vouloir anéantir militairement le Sud devint la cause du marasme économique de quelques régions françaises (à Lyon, Mulhouse et Lille en particulier). Elle effaça donc insensiblement les « laideurs » de l'Institution particulière. Il ne faut pas non plus se méprendre et penser que cette exaspération grandissante de certaines couches de la population française se métamorphosa en activisme pro-confédéré...
Pour le prolétariat de l'industrie tout autant que pour ses patrons, il fallait que l'un des deux belligérants terrasse l'autre dans les plus brefs délais. L'industrie française ressentit la reddition du général Lee en avril 1865 comme la fin d'une crise économique. Après la guerre, la cause sudiste n'engendra aucune mélancolie en France. L'ensemble de la presse s'inscrivit alors dans le consensus définissant le Nord comme le défenseur d'une race opprimée. D'ailleurs, au lendemain de la défaite sudiste, la présence française au Mexique ne devait-elle pas composer avec l'Union, c'est-à-dire le vainqueur ?




Cordialement.


(*) Le 23 septembre 2004, à l'issue de plusieurs campagnes de fouilles sous-marines sur le site de ce combat naval, lesquelles ont été effectuées par des plongeurs français et américains, une cérémonie officielle consacrait Cherbourg « premier site européen de la guerre civile américaine »...
(**) Certains de ces navires seront vendus à des nations étrangères après la guerre me semble-t-il. Au Danemark, à la Prusse et au Pérou notamment...
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Wade Hampton
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PostPosted: Tue 28 Jun - 18:45 (2011)    Post subject: La presse française et la guerre civile américaine Reply with quote

Bonjour,

Après avoir parcouru rapidement le salon littéraire du forum ce midi, j'ai eu le sentiment que les travaux de Serge Noirsain ne faisaient pas l'unanimité au sein des vétérans du "CCFF".
Malgré que cet auteur ait le mérite d'offrir une vision contrastée sur la Confédération et de malmener quelques clichés "romantiques" écrits après-guerre, faut-il alors penser qu'il "charge la barque" un peu trop et qu'il n'est pas assez nuancé dans les conclusions qu'il tire de ses études ?
A bien y réfléchir, le "Serge" semble en effet vouloir nous dépeindre une société sudiste très hiérarchisée, voire débile par endroit.
D'où l'intérêt d'élargir ses lectures effectivement. Mais les ouvrages en français traitant de la question sont tellement rares à mon sens !
Le débat est ouvert (à moins qu'il ne l'ait déjà été par le passé...).

Cordialement.
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ccffpa
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PostPosted: Tue 28 Jun - 19:18 (2011)    Post subject: La presse française et la guerre civile américaine Reply with quote

le problème de Serge Noirsain c'est qu'il brule un peu trop violemment ce qu'il a encensé aussi passionnément dans le passé !
il a raison sur bien des points dans sa vision de la confédération et de ses tares mais il va trop loin dans sa critique qui n'est plus constructive mais uniquement destructrice ...
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mcshan
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PostPosted: Tue 28 Jun - 19:56 (2011)    Post subject: La presse française et la guerre civile américaine Reply with quote

Ici, je livre un point de vue bien personnel sur "La Confédération sudiste (...)". Je crois que l'avoir lu au début de mon intérêt pour la guerre de Sécession, que je ne l'aurais pas apprécié à sa juste mesure. Il faut avoir un certain bagage pour accepter tous les points sur les i et les barres sur les t que M. Noirsain met...
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Wade Hampton
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PostPosted: Wed 29 Jun - 15:46 (2011)    Post subject: La presse française et la guerre civile américaine Reply with quote

Bonjour,

Je trouve en effet certaines critiques de l'auteur envers la Confédération assez dures. Critiques qui peuvent être, à mon avis, aussi portées à l'égard du Nord.
Surtout lorsqu'il traite, par exemple, du vote de la sécession et qu'il avance que celui-ci a été fait (seulement) par les conventionnels et non par les citoyens. La "défense de l'Union" ne fut pas davantage portée par les citoyens, étant donné qu'il n'y avait pas non plus de démocratie directe. Des deux côtés, le petit peuple fut pris en "otage" par ses politiques...
Idem concernant l'esclavage. Le "Sergio" prétend qu'elle ne profitait qu'à une "ploutocratie" de planteurs et qu'elle laissait sur le carreau les classes les plus défavorisées. L'industrialisation dans le Nord comportait également, à ce que j'en sais, son lot d'exclus et de pauvres...
Ceci dit, les sources de Mr Noirsain me paraissent solides (et nombreuses : ses références bibliographiques prennent treize pages tout de même !!!..).
Ce sont les conclusions qu'il tire de son étude, somme toute originale, qui manquent de nuances il est vrai.


Cordialement.
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Wade Hampton
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PostPosted: Wed 29 Jun - 15:52 (2011)    Post subject: La presse française et la guerre civile américaine Reply with quote

Son chapitre sur l'opinion de la presse française vis-à-vis de la Guerre de Sécession vous semble-t-il "objectif" ceci dit ?


Cordialement. 
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ccffpa
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PostPosted: Wed 29 Jun - 16:57 (2011)    Post subject: La presse française et la guerre civile américaine Reply with quote

je ne suis pas le plus spécialisé dans la presse française de l'époque mais l'analyse est bonne . d'ailleurs l'ensemble du bouquin de Noirsain est bon voir très bon (même si largement destiné à un public plus que spécialisé sur le sujet ) avec des chapitres excellents et d'autres un peu moins (ou trop ardus ), par contre les conclusions sont plus discutables
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Wade Hampton
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PostPosted: Thu 30 Jun - 16:14 (2011)    Post subject: La presse française et la guerre civile américaine Reply with quote

ccffpa wrote:
 les conclusions sont plus discutables

Bonjour sir !
En effet oui... Son tableau de la Confédération est tellement "noirci" qu'on peut douter que la réalité fut telle.
La description que Serge Noirsain fait des principaux membres du gouvernement (en gros : un président omnipotent aux manières de "dictateur" entouré de débiles tous "forts en gueule" et velléitaires...) fleure bon le "cliché" et on peut alors s'interroger sur sa pertinence.
J'ai quand même voulu hier poster le portrait que le "Sergio" dresse des membres de ces deux "lamentables" gouvernements successifs (à savoir le provisoire et le permanent...), histoire de permettre à ceux qui le souhaiteraient d'y apporter les quelques bémoles nécessaires.
Maintenant oui, il faut bien en convenir, le président Davis n'était pas un "Bonaparte" ou un "De Gaulle", mais je pense qu'il jouissait d'un grand prestige (avant et pendant le conflit...) et qu'il possédait de bonnes compétences (dans le domaine militaire notamment...).
D'ailleurs, les autorités de l'Union ont longtemps hésité à le faire comparaître devant un tribunal à l'issue de la guerre... Pourquoi ?


Cordialement.
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