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Quelques règles pour une bonne santé

 
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walker
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PostPosted: Thu 13 May - 14:31 (2010)    Post subject: Quelques règles pour une bonne santé Reply with quote

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QUELQUES RÈGLES POUR UNE BONNE SANTÉ.

[ Extraits de la  « Sanitary Commission » ; du Dr. Hall et  d'autres conseils aux soldats.]

1. Dans toute campagne ordinaire,  la maladie dérange ou détruit trois fois plus que les armes .

2. L'insolation peut être empêchée en portant un mouchoir de soie dans la couronne du chapeau, ou un tissu humide, ou des feuilles ou de l'herbe vertes humidifiées .

3.     Ne vous couchez ou ne vous asseyez jamais sur l'herbe ou sur la terre nue longuement ; utilisez plutôt votre chapeau — même un mouchoir est une protection. Plus vous avez chaud, plus vous devez faire preuve de précaution, alors qu’une vapeur humide est immédiatement produite, étant absorbée par le vêtement, et vous refroidissant trop rapidement.

4. En marche ou en service actif, plus vous êtes assoiffé, le mieux pour votre sécurité est de vous rincer la bouche deux ou trois fois, et alors prendre une petite gorgée d’eau à la fois, avec des intervalles courts. Un courageux général français, sur une marche forcée, est tombé raide mort en buvant une bonne rasade d'eau froide alors que la neige recouvrait la terre.

5. Un sommeil abondant est essentiel à l'efficacité corporelle, et à cette vigilance de l'esprit qui est très importante lors d’un combat. Certaines choses certainement empêchent plus efficacement un sommeil sain qu'un repas chaleureux après le crépuscule, particulièrement après une lourde marche ou une bataille désespérée.

6. Rien n'est plus sûr pour assurer sa résistance et ses capacités lors d’un effort de longue durée que d’éviter d'ingurgiter toute boisson sauf l'eau fraîche (et le café au petit-déjeuner). Buvez le moins possible même l’eau froide. L'expérience enseigne aux vieux soldats que moins ils boivent sur une marche meilleur c’est, et en fin de compte ils souffrent moins en contrôlant le désir de boire, même s’il est pressant.

7. Après n'importe quelle sorte d'effort épuisant, une tasse de café ou de thé, chaud ou froid, est un admirable moteur pour récupérer des forces, jusqu'à ce que la NATURE commence à vous faire récupérer.

8. Ne mangez jamais voracement juste avant une grande "entreprise"[...combat, marche...], parce que la puissance nerveuse est irrésistiblement dessinée à l'estomac afin de contrôler la nourriture avalée, et de ce fait élimine cet approvisionnement dont le cerveau et les muscles ont tellement besoin.

9. Le « pain et la soupe sont les grands éléments du régime d'un soldat dans chaque situation ; leur rendre meilleur est un acte essentiel de son instruction. Ces grands fléaux de camp, le scorbut et la diarrhée, plus fréquemment, résultent de la compétence dans la cuisine que de toute autre cause . Les Officiers  en commandement, et plus immédiatement les officiers régimentaires, devront porter  une attention stricte à cette branche vitale de l'économie intérieure. » — Winfield Scott.

10. Si vous désirez boire de l’«alcool  », il est incomparablement plus sûr de le faire APRES un effort qu'avant, parce que cela ne donne seulement qu’une force passagère, qui ne durera que quelques minutes ; et comme on ne sait jamais combien de temps l’effort demandé durera— et s’il est plus long que quelques minutes, le corps devient plus faible qu’il n’aurait été sans stimulus—il est claire que l'utilisation AVANT un effort est dangereux, et imprudent.

11. Mangez toujours à des heures régulières ; la négligence en cela tend à l'indigestion, à la diarrhée, etc.

12. Faites toujours mijoter ou bouillir votre viande . Faire rôtir ou frire sont des modes inutiles et malsaines pour la cuisine en camp (faire frire en particulier).

13. Un vieux soldat boit et mange le moins possible tout en marchant. La recrue, au contraire, mâche continuellement le contenu de son "haversack" et "vide" sa gourde ; c'est une mauvaise habitude, et cause plus de désagrément en fin de compte.

14. N'allez jamais dormir, particulièrement après un grand effort, même par temps chaud, sans quelque chose pour vous couvrir .

15.Plutôt que de vous couchez sur la terre nue, allongez-vous dans la cavité faite par deux rondins de bois placés ensemble, ou sur plusieurs plus petits morceaux de bois étendus côte à côte sur le sol ; ou asseyez-vous sur votre chapeau, en vous penchant contre un arbre. Un petit somme de dix ou quinze minutes, dans  cette position, vous régénérera davantage qu'une heure sur la terre nue, avec l'avantage supplémentaire d’une sécurité parfaite.

16.Une "coupure" est moins dangereuse qu'une blessure par balle, et guérit plus rapidement.

17. Si d’une blessure le sang gicle par jets au lieu d'un écoulement régulier, vous mourrez en quelques minutes à moins qu'il soit remédié à cela, c'est qu'une artère a été sectionnée, et que le sang vient directement de la « fontaine de vie ». Pour arrêter ceci immédiatement, attachez un mouchoir ou tout autre tissu très lâchement ENTRE la blessure et le cœur ; mettez un bâton, une baïonnette, ou une baguette de fusil entre la peau et le tissu, et tirebouchonnez  jusqu'à ce que le saignement cesse, et maintenez-le ainsi jusqu'à ce que le chirurgien arrive.

18. Si le sang s’écoule lentement et régulièrement, c’est qu’une a veine a été percée, alors le mouchoir doit être placé  de l'autre côté de la blessure à l’opposé du cœur ; c'est-à-dire, AU-DESSOUS de la blessure.

19.TIREZ BAS!
Une balle dans l'abdomen (le ventre ou l'estomac) est certainement plus mortelle que si vous visez la tête ou le cœur ; dans ces derniers cas la balle est souvent arrêtée par un os, ou est déviée sous la peau ; mais quand elle entre dans l'estomac ou dans les entrailles de n'importe quelle direction, la mort est inévitables, mais à peine toujours instantanée.  Généralement la personne vit un jour ou deux avec la parfaite clarté d'esprit, et souvent ne souffrant pas considérablement. Le constat pratique de ce rapport en faisant référence au futur est clair.
TIREZ BAS !

20. Autant que possible, faîtes  un plongeon dans un lac ou un cours d’eau chaque matin, dès que vous vous levez ; s’il n’y en a pas, essayez de vous laver le corps partout dès que vous quitterez votre lit, parce que la propreté personnelle agit comme un remède contre toutes les maladies, toujours en les tenant au loin , ou en atténuant considérablement leur sévérité et en raccourcissant leur durée.
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General John "Uncle" Sedgwick
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PostPosted: Thu 13 May - 14:36 (2010)    Post subject: Quelques règles pour une bonne santé Reply with quote

21. Gardez les cheveux coupés court, à un pouce et demi du cuir chevelu, à répéter au début de chaque mois; et lavez la tête entièrement, abondamment à l’eau froide chaque matin.

22. Portez des chaussettes de laine et des chaussures modérément plus grandes, en gardant les ongles d'orteils bien coupés. Lavez les chaussettes lorsqu’elles sont sales, et les sous-vêtements une fois par semaine ; les séchez complètement .

23. Il est important de se laver les pieds chaque soir (pas le matin), parce que cela aide à maintenir la peau et les ongles mous, pour empêcher les échauffements, les boursouflures, et les cors, indispositions  qui interférent considérablement sur le service d’un soldat.

24. Si les pieds commencent à s’échauffer, frottez les chaussettes avec du savon (common soap) là où elles sont en contact avec les endroits endoloris. Si vous vous frottez bien les pieds avec du savon (hard soap) avant la marche, vous serez à peine préoccupé par vos pieds endoloris.

25. La position la plus universellement sûre, pour les indispositions telles que les étourdissements, les chocs et les blessures, est celle du placement sur le dos, la tête étant élevée de trois ou quatre pouces seulement — ceci aidant davantage que n'importe quelle autre chose, à égaliser et restaurer la circulation appropriée du sang.

26. Plus vous êtes fatigué après une marche ou toute autre tâche, plus vous prendrez froid facilement, si vous restez comme ça à la fin. Dès l’instant où vous avez cessé la marche, vous devez jeter un manteau ou une couverture sur vos épaules. Cette précaution doit être prise même par le temps le plus chaud, particulièrement s'il y a un léger courant d'air.

27. La plus grande bonté physique que vous pouvez montrer à un camarade sévèrement blessé est d’abord de le placer sur le dos, puis de lui donner à boire un peu d’eau d’une gourde ou d’un seau d'ambulance. J'ai vu un homme mourant s’accrocher à une simple goutte d'eau à l'extrémité d'un doigt, avec la voracité d'un tigre affamé .


28. Si vous êtes trempés jusqu’aux os par la pluie ou la traversée d’un fleuve, restez  en mouvement jusqu'à ce que vos vêtements soient secs, et aucun problème n’en résultera.

29. Toutes les fois qu'il est possible, quand vous devez utiliser l'eau pour la cuisine ou pour vous désaltérer, à partir d'étangs ou de faibles cours d'eau, bien la faire bouillir, et si elle est fraîche, secouez-la ou remuez-la, de sorte que l'oxygène de l'air s'y mélange, ce qui l'améliore considérablement pour la boisson. Cette ébullition arrête le procédé de fermentation qui résulte de la présence d'impuretés organiques et inorganiques, et de ce fait tend à empêcher le choléra et toutes les maladies de l'appareil digestif. S'il n'y a assez de temps pour la faire bouillir, au moins la filtrer à travers un tissu, même si vous devez employer une chemise ou une jambe de pantalon.

30. L'eau peut être gardée presque fraîche comme de la glace en saison la plus chaude, en enveloppant étroitement une gourde remplie, ou tout autre contenant, avec un tissu de laine maintenu abondamment mouillé .

31. Lors d'une marche, se coucher pendant la halte pour se reposer ; chaque minute passée dans cette position régènère plus que cinq minutes debout ou en train de flâner .

32. Une évacuation quotidienne des intestins est indispensable pour la santé, la vigueur, et la résistance corporelles ; ceci est favorisé, dans beaucoup de cas, en mélangeant une cuillère à café de farine de maïs dans un verre d'eau, et en le buvant le matin, dès le lever .

33. L'inattention aux appels de la nature est une source fréquente de maladie. La discipline la plus stricte dans l'exécution de ces fonctions est absolument essentielle à la santé, aussi bien qu'à la décence. On devrait ne jamais permettre à des hommes de vider leurs excréments ailleurs que dans les lattrines établies réglementairement. Dans les camps bien-réglés les lattrines sont inspectées quotidiennement par la police du camp, une couche de terre est jetée dedans, ainsi que de la chaux et autres désinfectants employés pour les empêcher de devenir malsains et dangereux pour la santé. C'est le devoir du médecin d'attirer l'attention de l'officier commandant sur n'importe quelle négligence de cet article important de police de camp, pour s'assurer que l'endroit où le bétail est abattu, ne devienne pas malsain, et que tous les abats soient promptement enterrés à une distance suffisante du camp, et recouverts par au moins quatre pieds de terre.


34. L'emplacement d'un camp devra être choisi pour la sécheresse de son sol, la proximité d'une eau douce de bonne qualité et à l'abri de forts vents. Il devra être sur une légère déclivité, afin de faciliter le drainage, mais pas à proximité de marais ou d'eau stagnante. Un fossé, au moins de huit pouces de profondeur, devra être creusé autour de chaque tente, pour assurer la sécheresse du sol, et ce fossé devra mener à un autre collecteur ou "gouttière" plus profonds, afin que l'eau soit évacuée loin des tentes.

35. Les tentes des hommes devront être placées aussi loin entre elles que les « règlements » et les dimensions du camp le permettent (mais jamais moins de deux pas) ; l'entassement est toujours nuisible à la santé. On ne devrait permettre qu'aucune ordure, déchet ou excrément ne soient déposés dans les fossés de drainage autour des tentes.  Chaque tente devra être complètement balayée quotidiennement, et le matériel employé pour la literie devra être aéré et exposé au soleil, si possible ; le bas de la toile devra être relevé librement, et maintenu ainsi ouvert autant que possible pendant la journée, par temps sec, afin de permettre la ventilation, parce que les tentes sont exposées à devenir très malsaines si elles ne sont pas constamment et complètement aérées. La ventilation libre des tentes devra être maintenue la nuit en ouvrant et en soulevant la base de la tente sur une aussi grande largeur que la saison le permettra.

36. L'entassement des hommes dans les tentes pour dormir est fortement nuisible à la santé et sera toujours empêché par l'officier commandant qui est attentif au bien-être de ses hommes. L'expérience a montré que le sommeil sous un simple abri de toile, ou même en plein air, est moins dangereux pour la santé que la surcharge en hommes dans les tentes.

37. Les hommes devraient dormir dans leurs chemises et caleçons, en enlevant les chaussures, les chaussettes et les vêtements externes, excepté si c'est absolument pas faisable. Le sommeil dans ses vêtements n'est jamais aussi régénérant et est absolument malsain.

38. Des intestins fragiles, à savoir, agissant plus d'une fois par jour, avec une impression de malaise après, est la première étape vers le choléra ; le meilleur remède est un parfait et instantané repos du corps, en ne mangeant rien ou du riz bouilli avec ou sans lait bouilli ; dans certains cas, un tissu de flanelle, avec deux épaisseurs sur le devant, devrait être posé étroitement autour de l'abdomen, particulièrement si marcher est une nécessité.

 « Etre allé à la guerre » est pour toute la vie un honneur, augmentant avec les années qui passent, tandis qu'être mort pour la défense de son pays ne sera que vantardise et gloriole pour les enfants de vos enfants.
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General John "Uncle" Sedgwick
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PostPosted: Thu 13 May - 14:38 (2010)    Post subject: Quelques règles pour une bonne santé Reply with quote

Maria Joanna que doit-on penser de ce genre de conseils?
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Turos M. J.
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PostPosted: Thu 13 May - 17:14 (2010)    Post subject: Quelques règles pour une bonne santé Reply with quote

Le rapport de l'hygiène - sans exagération - à ce jour pas perdu sur les nouvelles. Je viens de citer point par point et de poster des liens.
Il ya plus de cent ans et continue de sévir dans le camping d'été peut être la diarrhée et d'autres maux tels.
L'ordre dans les toilettes ... et bien moins que vous ne devez rougir de honte Embarassed .
En règle générale, bien que toujours respecter ces exigences pourraient être sanitaires de vivre tranquillement - comme il est avec la pureté de chaussettes et de laver ses pieds.
... Et sans doute mettre un gros point d'interrogation Question
Mes amities et
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Aubrey
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PostPosted: Thu 13 May - 19:13 (2010)    Post subject: Quelques règles pour une bonne santé Reply with quote

Merci Walker. Personnellement, cet article m'éclaire sur pas mal de points qui me titillaient depuis un moment. Aurais-tu l'année de parution de ce règlement? Peut-on évaluer l'impact sur les soldats au quotidien? (les maladies en disent déjà long, le taux de mortalité lié aussi mais quand même...) Sait-on surtout dans quels cadres ces "conseils" étaient diffusés: sous forme de papiers distribués? dans un livret individuel du soldat? placardés, affichés dans le camp? 
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..“the lowest scum of the lower Mississippi...adventurous wharf rats, thieves, and outcasts...and bad characters generally”...
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Turos M. J.
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PostPosted: Fri 14 May - 16:40 (2010)    Post subject: Quelques règles pour une bonne santé Reply with quote

La Commission a été créée en 1861 (plus précisément, Juin 18). Je pense que ce texte a été dans une brochure spéciale, tel que celui présenté sur la photo


Et voici l'un des premiers textes de la Commission - à partir de Juillet 1861

Rules for Preserving the Health of the Soldier.
REPORT OF THE U. S. SANITARY
COMMISSION.

PUBLISHED AT THE REQUEST OF THE SANITARY
COMMISSIONERS.
 
THE members of the Sanitary Commission ordered by the President of the United States, and acting under the direction of the Secretary of War, in co-operation with the Army Medical Bureau, to secure by all possible means the health and efficiency of our troops now in the field, and to prevent unnecessary disease and suffering, do most earnestly and affectionately request their brethren of the volunteer and militia to adopt and carry out the following " RULES FOR PRESERVING THE HEALTH OF THE SOLDIER." They are derived from the highest authority and the largest experience of military and medical men ; and it is believed that, if followed with the intelligence and honesty of purpose which characterize the American soldier, they will save the lives of thousands of brave men who would be otherwise lost to the service of their country. They are addressed alike to officers and privates, inasmuch as the latter are liable to promotion, and upon their officers devolves the responsibility of securing their health, safety, and comfort. They will be found in no instance to conflict with the "Army Regulations," by which all ranks are governed, and with which every good soldier should be familiar.
It is absolutely necessary, for the sake of humanity and the efficiency of the army, that every man laboring under any physical infirmity which is liable to unfit him for bearing without injury the fatigues and hardships of a soldier's life in the field, should be promptly discharged from the service by his commanding officer on a surgeon's certificate of disability. (Army Regulations; par. 159-167, and 1134, 1135, 1138.)
It is the duty of every good soldier who is conscious of any such disease or defect, which may have been overlooked on inspection, to report himself to the surgeon for advice.
In case of discharge, means are provided for his prompt payment and conveyance to his home.
Every officer and soldier should be carefully vaccinated with fresh vaccine matter, unless already marked by small-pox ; and in all cases where there is any doubt as to the success of the operation it should be repeated at once.
"Good vaccine matter will be kept on hand by timely requisition on the Surgeon-General." (General Regulations, par. 1105, 1134.)
Medical officers are earnestly advised to make themselves familiar with the " Revised Regulations
for the Medical Department of the Army," a copy of which should be obtained by application to the Surgeon-General. They will thus learn the proper modes of securing supplies of medicines, instruments, and hospital stores, and rules for official conduct under all circumstances.
The articles of food composing the rations issued by the United States Commissary Department have been proved, by sound experience, to be those best calculated for the food of the soldier.
The amount allowed for each man is greater in quantity than the similar allowance for any European soldier. If he understands his duties and manages well, any commissary of subsistence can save from 15 to 30 per cent. out of the rations furnished by Government, and with the money thus saved, fresh vegetables, butter, milk, etc., may be procured.
When the surgeon considers it "necessary for the health of the troops, the commanding officer, on his recommendation, may order issues of fresh vegetables, pickled onions, sauer-kraut, or molasses, with an extra quantity of rice and vinegar." (Army Regulations, paragraph 1079.)
Dessicated vegetables and dried apples may be obtained on similar authority.
When the rations furnished for the troops are damaged, or in any way unfit for use, the Army Regulations require the commanding officer to appoint a "Board of Survey," composed of competent officers, by which they may be condemned, in which case, good provisions are issued in their stead. (Par. 926.)
Soldiers should always eat at regular hours, as far as the exigencies of service permit. Neglect of regular hours for meals tends to disorder the digestion, and to invite diarrhea.
Each company should have its regularly detailed cook and assistant, who should always, on a march, be allowed to ride in one of the wagons, when practicable, inasmuch as their services are more necessary for the health of the men than in the ranks, and they are often required to cook at night the rations for the next day, while the men are sleeping. The men should always willingly procure wood and water for the cooks, whether detailed for such service or otherwise.
"Bread and soup are the great items of a soldier's diet in every situation : to make them well is therefore an essential part of his instruction. Those great scourges of a camp life, the scurvy and diarrhea, more frequently result from a want of skill in cooking than from the badness of the ration, or from any other cause whatever. Officers in command, and more immediately regimental officers, will therefore give a strict attention to this vital branch of interior economy." (Winfield Scott.)
The best mode of cooking fresh meat is to make a stew of it, with the addition of such vegetables as can be obtained. It may also be boiled; but roasting, broiling, or frying, in camp, are wasteful and unhealthy modes of cooking.
" In camp or barracks the company officers must visit the kitchen daily, and inspect the kettles. * * * The commanding officer of the post or regiment will make frequent inspections of the kitchens and messes. * * * The greatest
care will be observed in washing and scouring the cooking utensils: those made of brass or copper should be lined with tin. * * * The bread must be thoroughly baked, and not eaten until it is cold. The soup must be boiled at least five hours, and the vegetables always cooked sufficiently to be perfectly soft and digestible." (Regulations, par. 111, 112, 113.) Medical officers should frequently examine the articles of food issued to the men, inspect and taste it when cooked, and scrutinize the goodness of the cooking, and the condition, as to safety and cleanliness, of cooking utensils.
Spirits should only be issued to the men after unusual exertion, fatigue, or exposure, and on the discretion of the surgeon.
Those men who drink spirits habitually, or who commit excess in its use, are the first to fail when strength and endurance are required, and they are less likely to recover from wounds and injuries.
Water should be always drank in moderation, especially when the body is heated. The excessive thirst which follows violent exertion, or loss of blood, is unnatural, and is not quenched by large and repeated draughts ; on the contrary, these are liable to do harm by causing bowel complaints. Experience teaches the old soldier that the less he drinks when on a march the better, and that he suffers less in the end by controlling the desire to drink, however urgent.
There is no more frequent source of disease, in camp life, than inattention to the calls of nature. Habitual neglect of nature's wants will certainly lead to disease and suffering. A trench should always be dug, and provided with a pole, supported by uprights, at a properly selected spot at a moderate distance from camp, as soon as the locality of the latter has been determined upon ; one should be provided for the officers and another for the men. The strictest discipline in regard to the performance of these duties is absolutely essential to health, as well as to decency. Men should never be allowed to void their excrement elsewhere than in the regularly established sinks. In a well regulated camp the sinks are visited daily by a police party, and a layer of earth thrown in, and lime and other disinfecting agents employed to prevent them from becoming offensive and unhealthy. It is the duty of the surgeon to call the attention of the commanding officer to any neglect of this important item of camp police, and also to see that the shambles, where the cattle are slaughtered, are not allowed to become offensive, and that all offal is promptly buried at a sufficient distance from camp, and covered by at least four feet c'' earth. (Regulations, par. 505, 513.)
Except when impossible for military reasons, the site of a camp should be selected for the dryness of its soil, its proximity to fresh water of good quality, and shelter from high winds. It should be on a slight declivity, in order to facilitate drainage, and not in the vicinity of swamps or stagnant water. A trench, at least eighteen inches deep, should be dug around each tent, to secure dryness, and these should lead into other main drains or gutters, by which the water will be conducted away from the tents.
Sleeping upon damp ground causes dysentery and fevers. A tarpaulin or India rubber cloth is a good protection ; straw or hay are desirable, when fresh and frequently renewed ; fresh hemlock, pine, or cedar boughs make a healthy bed. When occupied for any time, a flooring of planks should be secured for the tents, if possible, but this must be taken up, and the earth exposed to the sun, at least every week.
The tents for the men should be placed as far from each other as the " Regulations" and the dimensions of the camp permit (never less than two paces); crowding is always injurious to health. (Regulations, p. 508.) No refuse, slops, or excrement should be allowed to be deposited in the trenches for drainage around the tents. Each tent should be thoroughly swept out daily, and the materials used for bedding aired and sunned, if possible ; the canvas should be raised freely at its base, and it should be kept open as much as possible during the daytime, in dry weather, in order to secure ventilation, for tents are liable to become very unhealthy if not constantly and thoroughly aired. Free ventilation should also be secured at night by opening and raising the base of the tent to as great an extent as the, weather will permit.
The crowding of men in tents for sleeping is highly injurious to health, and will always be prevented by a commanding officer who is anxious for the welfare of his men. Experience has proved that sleeping beneath simple sheds of canvas, or even in the open air, is less dangerous to health than overcrowding in tents.
No more than five men should ever be allowed to sleep in a common army tent of the kind most commonly in use.
The men should sleep in their shirts and drawers, removing the shoes, stockings, and outer clothing, except when absolutely impracticable. Sleeping in the clothes is never so refreshing, and is absolutely unhealthy.
The men should never be allowed to sleep in wet clothing, or under a wet blanket, if it can be possibly avoided ; and, after being wetted, all articles of clothing and blankets should be thoroughly dried and sunned before being used. After a thorough wetting there is no serious danger as long as the body is kept in motion ; but the wet clothes should be replaced by dry shirt and drawers before sleeping, otherwise there is danger of talking cold, and of other grave forms of disease. If the men are deficient in the necessary supply of clothing for a change, the surgeon should report the fact to the commanding officer.
Camp fires should be allowed whenever admissible ; they are useful for purifying the air, for preventing annoyance from insect, for drying clothing, and for security against chilliness during the night.
The under-clothing should be washed and thoroughly dried once a week.
The men should bathe, or wash the whole body with water, at least once a week, and oftener when
practicable, but the feet should be bathed daily, and the stockings washed whenever soiled.
The hair and beard should be closely cropped. If vermin make their appearance, apply promptly to the surgeon for means to destroy them. Extra soap may be procured on recommendation of the surgeon.
It is the immediate duty of non-commissioned officers in command of squads to see that these, and all other precautions required for the health of the men, are strictly carried out under the orders of the company and medical officers.
When bowel complaints are prevalent, be especially observant of the rules for preserving health, and apply to the surgeon for a flannel bandage to be worn constantly around the belly.
It is wise and prudent, when ague and fevers are prevalent, that every man should take a dose of quinine bitters at least once in twenty-four hours. This will surely serve as a safeguard against an attack of disease ; it has been practiced in Florida and elsewhere with undoubted benefit.
The men should not be over-drilled. It is likely to beget disgust for drill, and to defeat its object. Three drills a day, of one hour each, for squads, and a proportionate length of time, when sufficiently advanced, for battalion drill, is more profitable than double the time similarly occupied.
When practicable, amusements, sports, and gymnastic exercises should be favored among the men, such as running, leaping, wrestling, fencing, bayonet exercise, cricket, base-ball, foot-ball, quoits, etc., etc.
On a march take especial care of the feet. Bathe them every night before sleeping, not in the morning. Select a shoe of stout, soft leather, with a broad sole, and low heel.
Prefer woolen socks. If the feet begin to chafe, rub the socks with common soap where they come in contact with the sore places.
An old soldier drinks and eats as little as possible while marching. The recruit, on the contrary, is continually munching the contents of his haversack, and using his canteen ; it is a bad habit, and causes more suffering in the end.
The commencement of the day's march should be prompt. Nothing tires the men so much as hanging around a camp, waiting for the word to start.
It is a great comfort to the men to halt for ten or fifteen minutes at the end of the first half hour ; many, about this time, require to attend to the calls of nature. After this there should be a halt of ten or fifteen minutes at the end of every hour, with a rest of twenty minutes in the middle of the day for lunch. A longer halt than this stiffens the men and renders subsequent marching difficult. The best rule is to get through the day's march, and rest in camp, if possible, by two o'clock P.M.
The best pace to adopt, in marching, is from 90 to 100 steps (of 28 inches each) to the minute; this will give a rate of from 2 1/2 to 2 3/4 miles to the hour.
In continuous marches, the leading companies should be alternated each day, as it is always less fatiguing to be in advance.
At the close of a day's march every man should bathe his feet, and wash his stockings, and get his meal before lying down to rest, removing and changing the under-clothing, if wet.
Whenever, on a march, facilities of transportation are available, it is wise to allow the men to put their knapsacks into the wagons ; this is an immense saving of strength, especially to troops unaccustomed to marching.
When there is liability to attack, and when the troops are going into battle, this measure is particularly recommended, as the men, under these circumstances, are liable to lose their knapsacks, overcoats, and blankets.
In action, the proper position in which to place a wounded or fainting man is flat upon his back, with the head very slightly raised.
The most urgent want of a wounded man is water ; if a canteen or cup is not at hand, bring it in a hat or any available vessel.
As a rule, cuts, even when extensive, are less dangerous to life than they seem; the contrary is true of bayonet and bullet wounds.
Whenever blood is flowing freely from a wound by spirts or jets, there is immediate danger, and, if the wound is situated in one of the limbs, a stout handkerchief or band should be promptly tied loosely around it, between the wound and the heart; a drum-stick, bayonet, ramrod, or jack-knife is to be then inserted between the skin and the bandage, and twisted around until the strangulation of the limb stops the flow of blood, and it should be held thus until the surgeon arrives.
In a less urgent case, or where the wound is differently situated, pressure applied directly to its surface, and kept up steadily, will often save life.
Wounded men should always be handled with extreme care, especially if bones are broken. The medical assistants are always provided with spirits and anodynes.
It is by no means necessary that a bullet should always be extracted; they often remain in the body, and do little or no harm, much less, in fact, than might be done in attempts to remove them.
WASHINGTON, July 12, 1861.
W. H. VAN BUREN, M.D.
Adopted and approved by the Commission at a meeting held at Washington, July 12, 1861.
HENRY W. BELLOWS,  
Prof. A. D. BACHE,  
ELISHA HARRIS, M.D.,  
GEORGE W. CULLUM, U. S. ARMY, ALEXANDER E. SHIRAS, U. S. ARMY, ROBERT C. WOOD, M.D., U. S. ARMY, WILLIAM H. VAN BUREN, M.D., WOLCOTT GIBBS, M.D.,  
SAMUEL G. HOWE, M.D.,  
CORNELIUS R. AGNEW, M.D.,  
J. S. NEWBERRY, M.D.,  
GEORGE T. STRONG,  
FRED. LAW OLMSTED,  

Comme toujours - mes amities et  

Maria Joanna
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PostPosted: Fri 14 May - 17:27 (2010)    Post subject: Quelques règles pour une bonne santé Reply with quote

merci, c'est super!
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ORDNANCE SERGEANT
ORDNANCE SERGEANT

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PostPosted: Sun 16 May - 20:36 (2010)    Post subject: Quelques règles pour une bonne santé Reply with quote

Je me souviens lors des camps militaires que j'ai suivi lors de mon service militaire obligatoire à l'époque (1966), l'on devait creuser à environ 50 mètres des campements de la troupe des carrés de terre environ 1 métre sur 1 métre et 1 métre de profondeur avec un tapis de feuilles et de petits branchages dans le fond, cela délimité par une signalisation pour les usagers. Inspection par les sous-off. et lorsque l'on quittaient le campement définitivement, une corvée devait reboucher le trou avec un produit (style chaux vive), ce procèdé était peût-être appliqué à cette époque...???

Uniquement pour infos, amic. Pirlouis.
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Pirlouis (private)
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Aubrey
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PostPosted: Mon 17 May - 10:30 (2010)    Post subject: Quelques règles pour une bonne santé Reply with quote

Merci Maria
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Turos M. J.
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PostPosted: Mon 17 May - 18:10 (2010)    Post subject: Quelques règles pour une bonne santé Reply with quote

Cher Aubrey
Comme toujours - merci aussi.
Dans l'image que j'ai mis sur mon poste un livre dans une réédition imprimée originale et contemporaine. J'ai besoin de trouver et copier les pages importantes du texte.
Amicalement et
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