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Arkansas et Civil War
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daddutt roger
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MessagePosté le: Ven 14 Juil - 18:39 (2017)    Sujet du message: Arkansas et Civil War Répondre en citant

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Avec des tirailleurs à l’avant, les Brigades de Monroe ne rencontrent qu’une faible résistance et poussent vers Cane Hill vaux environs de midi pour trouver que Blunt a évacué, laissant derrière lui d'immenses tas de maïs, assez pour nourrir la Brigade pendant un mois. L'ennemi avait préparé pour Monroe un accueil chaleureux, ayant reconstruit les clôtures de trois enclos et placé son Artillerie aux ouvertures entre eux. Il y a plusieurs fédéraux blessés, avec un médecin pour les soigner, ils ont été faits prisonniers à Cane Hill, et les citoyens ont signalé les tombes de plusieurs qui sont tombés durant la lutte sur la montagne. 
  
Le même jour, le 7 décembre, le Général Marmaduke, apprenant de ses éclaireurs qu'une grande force arrive rapidement de Fayetteville (deux Divisions de l'Armée de la Frontière, sous les ordres  du Général Herron), ordonne à la Batterie Bledsoe de prendre position sur la route, soutenue par la Brigade Shelby, à pied, prêts à résister à une avancée sur chaque extrémité de la route, et envoie MacDonald aux alentours pour frapper l'ennemi dans le flanc et sur les arrières, ce qu'il fait habilement, ce qui amène la Cavalerie fédérale à fuir, en panique, presque jusqu’à Fayetteville, tuant cinquante ou soixante d’entre eux, faisant 300 prisonniers, capturant des chevaux, des équipements de Cavalerie et plusieurs chariots chargés de vêtements. Le Colonel Thompson est ensuite envoyé pour surveiller les mouvements sur Cane Hill, tandis que Shelby et MacDonald avancent vers Fayetteville. En traversant l'Illinois, l'ennemi est trouvé en ligne de bataille _ avec Infanterie, Artillerie et Cavalerie. Marmaduke retire Shelby et lui assigne une position avec l'Infanterie, sur une colline dominante, et ordonne à MacDonald de rester en selle et de se retirer autour du pied de la colline, pour attendre les mouvements de l'ennemi du nord et de l'ouest et repousser toute attaque dans cette direction. 
  
Hindman arrive vers dix heures avec son Infanterie et son Artillerie, sur la position choisie par le Général Shoup, où la route de Fayetteville coupe le centre d'une colline, sur laquelle se trouve l'église de Prairie Grove, et où une route transversale de Cane Hill à Cove Creek passe par l'église. L'ennemi, arrivant au bout d’une heure environ, ouvre le feu avec l'Artillerie sur le train de chariots capturé et les prisonniers, également sur un hôpital établi pour les soldats fédérés blessés. À ce moment, une fumée dans la direction de Rhea et de Newburg (Cane Hill) indique que Blunt brûle des fournitures ou des maisons, et se déplace pour s'unir à Herron. La Division Shoup et la Brigade Shelby, à pied, sont mises en ligne pour résister à Blunt. La Division Frost, à laquelle sont ajoutés une Brigade du Texas et le Régiment du Missouri de Clark, commandés par le Brigadier-Général Roane, est tenue en réserve. La Division Frost est également tenue en réserve pour attendre les mouvements de Blunt. Les Missouriens de MacDonald et les Texans de Lane, ces derniers commandés par le Colonel R P Crump de l’état-major d'Hindman, sont disposés pour garder les flancs confédérés. L'ennemi ouvre le combat avec l'Artillerie à midi, les Batteries confédérées étant gardées silencieuses. À 13h00, sous le couvert d'un tir d'Artillerie lourde, Herron avance contre Shoup et Marmaduke à partir du nord, à travers Crawford’s Prairie, et se déplaçant rapidement dépasse la Batterie confédérée de Blocher, ayant celle-ci un moment dans ses lignes. Shoup et Marmaduke les reçoivent à courte portée, avec des fusils de chasse, des fusils et des mousquets, puis chargeant ils repoussent Fédéraux, le Régiment du Colonel A T Hawthorn reprend la Batterie. 
  
L'ennemi fuit en désordre dans la prairie, mais se reforme et renouvelle l'attaque. La Brigade d’Arkansas de Shaver des réserves de Frost part appuyer Shoup, et l'ennemi de nouveau est repoussé avec de fortes pertes, laissant le sol couvert de morts et de mourants et se retirant en grande confusion. Blunt étant arrivé, il avance sa ligne contre la gauche de Shoup, lorsque la Division de Frost en réserve est placée à la gauche de Marmaduke et reçoit l'attaque de Blunt, qui est principalement dirigée contre la Brigade Parsons, et bien que persistante et sanglante, elle est également repoussée avec de fortes pertes, entraînant la retraite de l'ennemi en désordre. L'ennemi maintenant masse son Artillerie contre la gauche confédérée, et avec ses canons rayés tirent sur la ligne confédérée pendant une heure, en lançant toute sa force de Cavalerie contre l’aile droite confédérée, où elle est vaincue par MacDonald. En avançant ensuite avec sa force combinée contre le centre confédéré, les Fédéraux sont finalement mis en déroute par la Division Shoup, la Division Shelby de Marmaduke et les Brigades Shaver et Parsons de la Division de gauche de Frost. Le commandant fédéral abandonne aux confédérés ses morts et ses blessés et les couleurs de plusieurs Régiments, en plus d'un certain nombre de prisonniers. Certains d'entre eux viennent de la Division Totten, du District central du Missouri. Au total, 275 prisonniers, 5 drapeaux fédéraux, 23 chariots de vêtements et d’équipement, et plus de 500 armes légères sont capturés par les Confédérés, qui tiennent le terrain mais n'essaient pas de poursuivre. Les pertes confédérées sont de 164 tués, 817 blessés, 236 portés manquants. L'ennemi n'a pas moins de 400 morts sur le terrain et 1’500 blessés. 
  
Le Général Hindman dit dans son rapport : 
  
Il n'y a aucun lieu pour s'abriter sur une partie du champ de bataille. Des blessures et la mort ont été infligée par l'Artillerie ennemie dans les rangs des réserves, ainsi que dans le rang de devant. Pendant cinq heures, les obus, les boulets pleins, les shrapnels et la mitraille et une pluie de balles ont balayé tout le terrain. Beaucoup d'officiers vaillants et de nombreux soldats, également courageux, sont tombés morts ou blessés, mais leurs camarades ont été aussi fermes que le fer. Les volontaires ont démontré leur réputation. Les « conscrits » se sont hissés au même niveau et ont réfuté de façon splendide les calomnies qui leur ont été infligées. 
  
Un officier fédéral, sous le drapeau de trêve, a apporté la lettre suivante : 
  
Quartier-général des forces fédérales, sur le terrain, le 7 décembre 1862. 
Au Commandant des forces confédérées : Général : Le porteur, le Dr Parker, visite vos lignes avec un drapeau de trêve dans le but de prendre soin de mes blessés.
Jas. G. Blunt, Brigadier-Général commandant. 
  
Le porteur du drapeau indique douze heures à partir du lever du soleil le lendemain comme période de trêve souhaitée. A cela j'ai accédé, retenant l'officier fédéral et informant le Général Blunt immédiatement du fait. N'ayant reçu aucune réponse écrite, et le porteur de ma première note ne revenant pas, je lui ai encore donné la même information. Il a répondu comme ce qui suit : 
  
Quartier-Général des forces fédérales, sur le terrain, le 8 décembre 1862. 
Au Major-Général T C Hindman, commandant les forces confédérées :
J'ai l'honneur de prendre connaissance de votre deuxième note, sous le drapeau de la trêve, et je vous exprime mes salutations pour le privilège accordé d'entrer dans vos lignes pour prendre soin de mes blessés, ce qui est conforme aux usages de la guerre civilisée. Au lieu de rendre une réponse écrite, comme j'aurais peut-être dû le faire, j'ai envoyé un groupe non armé avec des ambulances, accompagné d'officiers, afin de rencontrer le Général Marmaduke et être guidé par lui dans vos lignes. 
J'ai l'honneur d'être, Général, votre dévoué serviteur,
Jas. G. Blunt, Brigadier-Général commandant. 
  
L'officier du Général Blunt a présenté une proposition, faisant autorité, que les chirurgiens, les infirmiers et les aides-soignants s’occupant des malades et des blessés ne doivent en aucun cas être considérés comme des prisonniers mais libérés sans condition. Ceci n'était pas dans une forme qui puisse être définitive. J'ai donc demandé au Général Blunt de me rencontrer personnellement le lendemain. Il a consenti, et nous nous sommes vus vers 10h00, le 8. Le résultat de l’entretien est l'adoption de la proposition mentionnée ci-dessus, avec la stipulation supplémentaire selon laquelle les ambulances, les trains hospitaliers, les médicaments et les fournitures médicales doivent être exemptés de capture. 
Ce qui suit est une reconnaissance intéressante des trophées : 
  
Quartier général Département du Trans-Mississippi, Little Rock, Arkansas, le 24 décembre 1862. 
Au Major-Général T C Hindman, Commandant le Premier Corps, Armée du Trans-Mississippi, sur le terrain :
Général : J'ai le plaisir d’accuser réception, des mains du Lieutenant Hammett, Assistant Adjutant-Général de votre Corps d’Armée, des trois jeux de couleurs pris par votre Armée à l'ennemi à l'église de Prairie Grove le 7 dernier. 
Je suis, Général, très respectueusement, votre plus dévoué serviteur,
S S Anderson, Assistant Adjutant-Général. 
  
Le Général victorieux a rendu hommage aux officiers qui ont participé à l'engagement, par l’éloge officiel suivant et les recommandations spéciales pour des promotions : 
  
Les Généraux Frost, Shoup et Marmaduke, commandant de Divisions, les Généraux Roane, Fagan, Parsons et McRae, et les Colonels Shaver et Shelby, commandant de Brigades, ont fait leur devoir noblement. Je les recommande vivement au Lieutenant-Général qui commande le Département. Les Généraux Shoup et Marmaduke ne semblent pas avoir été confirmés comme Brigadier-Généraux. Ils méritent pleinement cet honneur. Si les autorités, dont le consentement est nécessaire, avaient été présentes à Prairie Grove ou à Shiloh, où ces vaillants officiers se sont distingués également, l'ordonnance de confirmation n’aurait pas été retardée.... J'ai eu avec moi l’état-major suivant: le Colonel R C Newton, chef d'état-major; le Major J P Wilson, Assistant Adjutant-Général; le Lieutenant S B Reardon, aide-de-camp; le Lieutenant R W Lee, aide-de-camp, chef d'Artillerie par intérim; le Colonel D Provence, chef d'Artillerie par intérim; le Colonel A S Dobbin et le Major E E Boudinot, aides-de-camp volontaires; le Médecin J M Keller, Directeur Médical. Tous ont été constamment sous le feu. Ils ont affiché un grand calme. C'est la deuxième bataille sanglante dans laquelle le Major Wilson et le Colonel Newton ont servi à mon état-major. Durant les deux, ils ont montré les mêmes qualités élevées. La confirmation de leurs rangs a été assez méritée à Shiloh et Prairie Grove. Je présente ce sujet spécialement au commandant du Département, avec le cas également du Lieutenant McK A Hammett, tout étant du nombre d'affectations faites par moi tout en commandant le District du Trans-Mississippi. 

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daddutt roger
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MessagePosté le: Ven 14 Juil - 18:46 (2017)    Sujet du message: Arkansas et Civil War Répondre en citant

La référence aux détails précédents va impressionner profondément tous les esprits intelligents par la grandeur de la réalisation du Général Hindman et de son Armée. Il prend ses dispositions pour combattre seul Blunt, qui a une force mieux équipée, mieux nourrie et entraînée à la guerre. Quand il est trop tard pour se retirer, il se confronte également aux Deuxième et Troisième Divisions de l'Armée de la Frontière, sous Herron, la plus grande des formidables Armées jamais créées au Missouri, théâtre de la guerre dès le début du conflit. Ces Divisions vont se lancer contre lui simultanément, audacieusement avec la confiance de leur supériorité en armement et en nombre. C'est une situation pour le commandant confédéré qui aurait consterné toute personne n'ayant pas une maîtrise nerveuse accrue, en étant menacé par un danger aussi imminent. Ses hommes ne sont pas aguerris, sont des recrues non volontaires pour la plupart, et sous les ordres de chefs qu'ils ne connaissent pas ou qu’ils n’ont pas choisi ; mal nourris, mal armés, sans tentes ni vêtements suffisants dans des conditions météorologiques violentes, et souffrant de difficultés et de privations inhabituelles. Quand il forme sa petite armée de 10’000 hommes pour faire face à l'approche de deux Armées chacune de cette force, sinon en nombre, mais dans tous les aspects physiques en supériorité évidente, il réalise la tâche à réaliser et cela ne le fait pas reculer ; il les rencontre directement, les combat courageusement et les frappe avec une bravoure sublime pour un succès presque miraculeux. Est-il vraiment singulier qu'il se soit retiré de sa position, quand il est étonnant qu'il ait pu la tenir ? Il conclue donc le rapport sur l'action avec l'explication satisfaisante suivante : 
  
Considérant la force de mes unités, par rapport à celle de l'ennemi; considérant que mes hommes sont dépourvus de nourriture, leurs chariots à plus de 39 miles à l'arrière et ne pouvant pas être amenés sans danger imminent d’être perdus; que ma petite réserve de munitions est réduite bien au-dessous de ce qui serait nécessaire pour une autre journée de combat, et que mes animaux de Batterie vont littéralement mourir de faim et ne peuvent être recevoir de fourrage en présence d'une force supérieure ennemie, je décide de me retirer, et donne les ordres nécessaires à cette fin. La Cavalerie est déployée sur les deux côtés de la route de Cove Creek, à 2 ou 3 miles de là, depuis les environs de Prairie Grove jusqu'à la montagne, et des éclaireurs sont lancés sur toutes les routes menant à la position de l'ennemi. Les prisonniers et les biens capturés sont évacués. A minuit, l'arrière-garde de l'Infanterie se trouve hors de notre vue. Je reste avec la Cavalerie de Marmaduke sur le terrain, occupant la ligne avec l'aide de l’obscurité, prenant soin de nos blessés et des morts, et recueillant les armes que l'ennemi a abandonnées dans ses fréquents fuites devant nos hommes. Peu après minuit, je fais se retirer les unités de Marmaduke et je rattrape l'Infanterie ce soir-là, à Morrow. Le retour à notre camp n’est accompagné d'aucun incident digne d'être signalé. 
  
Les hommes qui se couchent un peu avant l'aube, dépouillés de leurs accoutrements, auxquels chaque miles en pente ont ajouté un poids croissant, ont repoussé l'ennemi tout le jour, et ont empilé sur leur front leurs morts, qu'ils ont supplié de les en débarrasser. Pourtant, l'ennemi reste sur le terrain pour se nourrir des récoltes qu'il n'a ni semées ni récoltées, tandis que les braves Confédérés doivent revenir à la privation et endurer une retraite comme l'ignominie de la défaite. Ils se sont comportés en héros durant la bataille ; le monde n'en a jamais vu de supérieurs. Ils peuvent gagner des victoires et en perdre les fruits; ils peuvent supporter le désastre sans humiliation _ braves et fidèles Sudistes, aussi vrais qu'ils sont désintéressés. 
  
La Brigade Monroe couvre la « retraite » le lendemain et la nuit suivante, sous une lune pleine et ronde, les collines et les ravins étincelant de givre. Un souvenir personnel illustre les circonstances de cette retraite. L'auteur a obtenu à Newburg un demi-peck (4,5 kg) de farine fraîche de maïs ; et un compagnon, après la bataille, a acheté sur la route, à un camarade-soldat, une longe de porc frais. Depuis dimanche midi, aucune nourriture n'a été avalé. La tentation de quitter de la colonne pour un chalet sur la colline, un peu avant le coucher, et faire la cuisine, est irrésistible. Deux belles et jeunes femmes mariées, de la classe des agriculteurs, les reçoivent gracieusement et préparent gracieusement leur repas, et bientôt les doux pains de maïs et les côtelettes craquantes sont prêtes sur la table, auxquels elles ajoutent, de leur propre volonté, des cornichons, des fruits cuits, du beurre et du lait frais servi dans de vrais gobelets en verre, sur une nappe blanche. Leurs invités enchantés sont à peine assis, quand sans frapper, un grand soldat entre, armé d’un fusil et avec une boîte à cartouche brillante et un fourreau de baïonnette, tout neuf. Il pose tranquillement son fusil dans le coin de la pièce, mais il est immédiatement enserré dans les bras d’une des dames et caressé silencieusement. L'autre et la plus active des deux le regarde avec une expression de plaisir et s'écrie : « John ! Vous n'êtes pas blessé ! Vous ne savez pas combien nous sommes heureux de vous voir. Où est Charley ? » Le nouveau venu est calme et taciturne, et après un court silence il répond : « Il est resté avec Jim White ; il ne sera pas ici ce soir ». « Oh, pourquoi l'as-tu quitté ? Où est-il ? Et Jim White ? » Demande-t-elle tendue nerveusement. « Il est blessé ». « Est-ce qu'il est très blessé ? ». « Je pense qu'il l’est ». « Quand Charley viendra-t-il ? » « Il ne peut pas venir ce soir ». La caresse silencieuse du soldat par la plus petite femme continue. Le soldat est l'une des nouvelles recrues du Régiment de Brooks, nous dit-il, alors qu'il se tient à la table. Il est très silencieux et détourne les yeux de sa belle-sœur aux cheveux clairs, qui s'occupe de la table, mais demandant avec sérieux : « Est-ce que Charley est blessé ? Va-t-il venir à la maison demain ? » Des réponses chaleureuses sont données, ce qui semble la satisfaire, mais les invités ont l'air grave, car ils ont compris. La Division bivouaque à proximité, au pied d'une montagne le long du ruisseau, et les hommes s’endorment tard sous leurs couvertures de selle sur la terre glacée. Ils sont réveillés par un cri de femme. C'est la femme aux cheveux blonds, qui est venu « au camp » pour se renseigner sur Jim White et Charley. On lui a dit qu'ils sont tous deux morts, tués sur le champ de bataille. 
  
L'ennemi est sévèrement puni. Son corps principal retourne à Rhea’s Mill, et est prêt à se retirer plus loin lorsque le fait que les Confédérés se préparent à reculer est connu. Ils ne craignent plus une nouvelle attaque. La Brigade Monroe marché la nuit de la bataille sur le terrain sur lequel la plupart des combats ont eu lieu et le trouve inoccupé par la force fédérale. Les messagers d'Hindman, en réponse à la note de Blunt, sous le drapeau de la trêve, passent entièrement sur le sol précédemment occupé par l'ennemi, avant d'atteindre leur quartier général, protégé par la Cavalerie seulement. 
  
Le Général Herron, dans une communication avec le Major-Général Curtis, daté de Camp Prairie Grove, le 10 décembre, écrit : 
  
Les pertes de ma Division sont lourdes et vont atteindre près de 1’000 hommes tués et blessés. Pendant quatre heures, les combats ont été les plus désespérés que je n’ai jamais vus, et dans un espace de deux acres, 250 de nos propres morts et de ceux de l'ennemi ont été trouvés. La victoire est plus complète et plus marquée que ce que j'avais imaginé. Les Régiments d'Iowa se sont battus noblement : le Dix-neuvième se distinguant particulièrement. Nous pleurons la perte du Lieutenant-colonel McFarland et de plusieurs autres officiers de ce Régiment, tués. 
  
Le Général Blunt, dans son rapport du 20 décembre au Général Curtis, déclare : 
  
Je ne peux pas dire avec certitude l'étendue des dégâts causés à l'ennemi, mais sachant qu'il a une force très supérieure à la mienne, je suis sûr qu'il va nous combattre de nouveau le matin et je prends mes dispositions en conséquence. . . Juste avant le lever du jour, je reçois une note du Général Hindman, demandant une entrevue personnelle, pour prendre soin de ses morts et de ses blessés. [Voir sa note, plus, faisant d'abord cette demande à Hindman.] En me rendant auprès de lui, je me rends vite compte qu'aucune autre force n'est là autre que son état-major et son escorte ainsi qu’un groupe d’hommes pour s'occuper des blessés et que ses forces ont débuté leur retraite au début de la nuit précédente. [Dans un paragraphe juste avant, il a écrit : « Je suis sr qu'ils vont nous livrer bataille le matin».] 
  
Il est futile de suivre son estimation exagérée de la force et des pertes confédérées. Le rapport officiel sur les pertes dans l'Armée fédérale, par Brigades, donne 175 tués, 813 blessés, 263 capturés ou portés manquants ; total 1'251 hommes. 
  
L'Infanterie et l'Artillerie du Corps Hindman sont allées en camp près de Van Buren. La Division de Cavalerie sous Marmaduke est organisée pour la distribution du fourrage et prendre du repos. 
  
Le 12 décembre 1862, ce qui suit est l'organisation de l'Armée du Département Trans-Mississippi, Lieutenant-Général T H Holmes au commandement : 
  
Premier Corps, Major-Général T C Hindman au commandement. 
Première division, Brigadier-Général John S Roane  
Première Brigade, Brigadier-Général Douglas H Cooper—Cherokees, Choctaws et Chickasaws, des Colonels Stand Watie, D N McIntosh, Chilly McIntosh ; d’autres unités Indiennes ; Cavalerie du Texas de De Morse, Lane et Randolph; Batterie Howell du Texas.  
Seconde Brigade (Cavalerie démontée), Colonel W R Bradfute—Cavalerie du Texas de Bass, Stevens, Guess et Alexander ; Batterie Etter d’Arkansas. 
Seconde Division, Brigadier-Général Francis A Shoup 
Première Brigade, Brigadier-Général James F Fagan—Régiment d’Arkansas du Colonel A T Hawthorn ; Vingt-deuxième Arkansas, Colonel J P King ; Vingt-neuvième Arkansas, Colonel J C Pleasants ; Trente-quatrième Arkansas, Colonel W H Brooks ; Batterie d’Arkansas du Capitaine W D Blocher.  
Seconde Brigade, Colonel Dandridge McRae—Vingt-huitième Arkansas, Colonel D McRae: Vingt-sixième Arkansas, Colonel A S Morgan; Trentième Arkansas, Colonel A J McNeill; Trente-deuxième Arkansas, Colonel C H Matlock; Batteries West et Woodruff d’Arkansas. Non rattaché, Bataillon Cheek de Sharpshooters ; Cavalerie Venable d’Arkansas. 
Troisième Division, Brigadier-Général M M Parsons  
Première Brigade, Colonel Alex. A Steen (tué à Prairie Grove) —Régiments du Missouri des Colonels Caldwell, Hunter, White et Steen ; Batterie Tilden du Missouri.  
Seconde brigade, Colonel R G Shaver— Régiment d’Arkansas du Colonel C W Adams ; Vingt-septième Arkansas, Colonel James R Shaler ; Trente-troisième Arkansas, Colonel H L Grinsted ; Trente-huitième Arkansas, Colonel R G Shaver ; Batterie Roberts du Missouri. Non-attaché, Cavalerie Roberts du Missouri. 
Quatrième Division, Brigadier-Général John S Marmaduke :  
Première Brigade, Cavalerie d’Arkansas du Colonel C A Carroll (retiré du service et remplacé par le Colonel J C Monroe) ; Cavalerie Monroe ; Batterie Shoup d’Arkansas.  
Seconde Brigade, Colonel Joseph O Shelby—Cavalerie du Missouri des Colonels Coffee, Jeans et Shelby ; Batterie Bledsoe du Missouri. 
Second corps. 
Première Division, Brigadier-Général Henry E McCulloch :  
Première Brigade, Colonel Overton Young—Régiment du Texas des Colonels Young, Ochiltree, Hubbard et Burnett.  
Seconde Brigade, Colonel Horace Randal—Régiments du Texas des Colonels Roberts, Clark, Spaight et Randal ; Bataillon Gould du Texas.  
Troisième Brigade, Colonel George Flournoy—Régiments du Texas des Colonels Flournoy, Allen, Waterhouse et Fitzhugh ; Batterie Daniel du Texas. 
Seconde Division, Brigadier-Général T J Churchill  
Première Brigade, Colonel R R Garland—Régiments du Texas des Colonels Garland, Wilkes et Gillespie ; Cavalerie Denson de Louisiane ; Batterie Hart d’Arkansas.  
Seconde Brigade, Colonel James Deshler—Régiments du Texas des Colonels Mills, Sweet et Darnell ; Batterie Haldeman du Texas. Troisième Brigade, Colonel J W Dunnington—Dix-neuvième d’Arkansas, Colonel C L Dawson ; Vingt-quatrième d’Arkansas, Colonel E E Portlock ; Bataillon Crawford d’Arkansas ; Cavalerie Nutt de Louisiane, et Batterie Marine.  
Quatrième Brigade, Brigadier-Général J M Hawes—Régiments du Texas des Colonels W H Parsons, Burford et Carter ; Bataillon Chrisman d’Arkansas.  
Cinquième Brigade, Colonel M J White—Cavalerie du Missouri des Colonels Colton Greene et J Q Burbridge. 

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MessagePosté le: Ven 14 Juil - 18:49 (2017)    Sujet du message: Arkansas et Civil War Répondre en citant

Au cours des opérations au nord-ouest, qui ont été décrites, il y a des activités de type mineur dans le nord-est, comprenant une escarmouche à Pitman's Ferry, le 27 octobre ; une expédition d’Helena à Moro, avec des escarmouches à Marianna et à LaGrange, le 5 novembre, et une « attaque sur Arkansas Post », par le Général A P Hovey, à partir d'Helena, du 16 au 21 novembre 1862. Hovey ne réussit pas à atteindre sa destination, et il est rappelé pour aider Grant dans sa première campagne contre Vicksburg. 
  
Arkansas Post est situé sur une rive escarpée de l’Arkansas River, à vingt miles de Napoleon sur le Mississippi, en amont du seuil navigable de la White River, en Arkansas. La falaise est l'extrémité sud de la caractéristique particulière de la terre connue sous le nom de Grand Prairie, située entre les Arkansas et White Rivers, et s'étendant vers le nord dans les comtés d'Arkansas et de Prairie jusqu’à celui de White. La région a été visité par Marquette et les compagnons du Chevalier de la Salle, dont certains se sont marié avec des Indiennes, et dont les descendants survivent à proximité. Les ingénieurs nostalgiques ne savent pas que les fortifications deviennent de simples pièges pour attirer leurs défenseurs dans une guerre d'une telle ampleur qu’elle privera les Confédérés de la capacité de fournir des forces pour rompre le siège. C'est l’un d’eux qui a conçu le plan pour ériger les terrassements d'Arkansas Post et y a affecté une garnison de plusieurs milliers d'hommes pour les défendre. La garnison de Vicksburg a tenu le Mississippi pendant longtemps, mais elle a subi une capture inévitable à la fin. Les défenseurs d'Arkansas Post, en se tenant à l'extérieur avec armes et munitions, auraient pu se rendre plus embêtants pour les transports ennemis ; ou, après avoir essayé et vu qu'ils ne pourraient pas y arriver, ils auraient pu se retirer à l'intérieur avec leurs équipements. 
  
Le Général Grant dans ses Mémoires, après avoir mentionné la défaite de Sherman à Chickasaw Bayou, durant sa première campagne contre Vicksburg, en décembre 1862, déclare : 
  
Après consultation, Sherman et Porter décident que ni l'armée ni la marine ne peuvent rendre être utiles à la cause là où ils sont. En apprenant que je me suis retiré à l'intérieur du Mississippi, ils décident de retourner sur l’Arkansas River et d'attaquer Arkansas Post, une garnison de 5’000 ou 6’000 hommes.3 [Churchill donne le chiffre de « 3’000 hommes en service ».] McClernand approuve le mouvement mais à contrecœur. Aucun obstacle n'est rencontré jusqu'à ce que les canonnières et les transports soient à portée du fort. Après trois jours de bombardement par la marine, un assaut est effectué par les troupes et les marins, ce qui permet de prendre le lieu, de capturer 5’000 prisonniers et saisir 17 canons. Je suis d'abord disposé à désapprouver ce mouvement, car un mouvement latéral n'a aucune incidence sur les ouvrages défensifs devant nous. Mais lorsque le résultat a été compris, je l'ai considéré comme très important. Cinq mille Confédérés laissés à l'arrière auraient pu nous causer beaucoup de problèmes et la perte de perte de ravitaillement en naviguant sur le Mississippi. 
  
L'histoire de l'assaut et de la défense sera mieux comprise du point de vue confédéré en lisant le compte rendu naturel et concis contenu dans le rapport officiel du Général Churchill qui commandait : 
  
Le matin du 9 janvier, je suis informé par mes piquets de garde stationnés à l'embouchure, que l'ennemi, avec ses canonnières, suivi d’une flotte de soixante-douze transports, passe sur l’Arkansas River. Il devient maintenant évident que son objectif est d'attaquer Arkansas Post. J'effectue immédiatement tous les arrangements pour le rencontrer, et j'envoie toute la force sous mes ordres, qui compte environ 3’000 hommes aptes au service, prendre position dans les retranchements inférieurs à environ un mile et quart au-dessous du fort. La deuxième Brigade, du Colonel Deshler, et la troisième, du Colonel Dunnington, occupent les ouvrages défensifs, tandis que la première Brigade, du Colonel Garland, est tenue en réserve. Trois Compagnies de Cavalerie, sous le commandement des Capitaines Nutt, Denson et Richardson, sont envoyées à l’avant, pour surveiller les mouvements de l'ennemi. Pendant la nuit, l'ennemi effectue un débarquement à environ deux miles en aval, sur le côté nord de la rivière. 
Le lendemain, vers 9 heures, les canonnières commencent à remonter la rivière et ouvrent le feu sur notre position. N'ayant qu'une seule Batterie de pièces de campagne, de 6- et 12-livres, je n'ai pas répondu au feu. C'est là que je m'attends à la coopération des canons du fort, mais en raison de certains défauts de la poudre, ils ne peuvent guère tirer d’obus au-dessus des tranchées, et encore moins sur la flotte. Vers 14h00, au moment où je me rends compte que je suis flanqué par un grand corps de Cavalerie et d'Artillerie, je pense qu'il faut se replier sous l’abri des canons du fort sur une ligne intérieure de retranchements. 
L'ennemi avance avec précaution, et comme il s'approche de nos lignes, il est remarquablement repoussé. Il ne fait aucune autre tentative ce soir-là pour charger nos ouvrages, et j'emploie le reste du temps jusqu'au lendemain matin pour renforcer ma position et compléter mes retranchements. En découvrant qu'un groupe d’ennemi occupe les cabanes dans notre ancien campement, j'ordonne au Colonel R Q Mills, avec son Régiment, de les expulser du poste, ce qu'il fait avec succès, en capturant plusieurs prisonniers. Juste avant le coucher du soleil, l'Amiral Porter avance avec plusieurs de ses cuirassés pour tester le métal de notre fort. Le Colonel Dunnington, qui commande le fort, est prêt en un instant à le recevoir. Le feu est ouvert et le combat dure près de deux heures, et finalement, les canonnières repartent avec des dommages. 
Nos pertes sont légères, celles de l'ennemi beaucoup plus lourdes. Au cours de la nuit, je reçois une dépêche télégraphique de votre part [Holmes] qui m’ordonne « de tenir jusqu'à l'arrivée de l'aide ou jusqu'à ce que nous soyons tous morts », lequel ordre est communiqué aux commandants de Brigade, avec des instructions pour le respecter dans l'esprit et la lettre. Le lendemain matin, je prends toutes les dispositions pour que mes forces rencontrent l'ennemi dans la lutte désespérée qui va bientôt suivre. Le Colonel Deshler avec sa Brigade, avec le Régiment du Colonel Dawson qui lui est rattaché, commandé par le Lieutenant-Colonel A S Hutchison, occupe l'extrême gauche ; le Colonel Garland avec sa Brigade, son aile droite s’appuyant sur le fort, tandis que le Colonel Dunnington commande les défenses de la rivière. Ce n’est pas avant midi que l'ennemi ne s'installe pleinement, quand il commence à se déplacer sur mes lignes simultanément par terre et par eau. Quatre cuirassés bombardent le fort, qui répond dans un style fait de bravoure, avec ses trois canons. 
Après un tir continu de trois heures, ils réussissent à faire taire tous les canons, à l'exception d'un petit Parrott de 6-livres qui est du côté de la terre. Deux navires s’avancent et ouvrent un feu croisé sur le fort et nos lignes. Nous continuons toujours le combat. Leur attaque par terre est moins réussie ; à droite, ils sont repoussés à deux reprises en essayant de prendre nos ouvrages, et à gauche sont repoussés dans un grand carnage avec pas moins de huit charges différentes. Pour défendre toute cette ligne de postes de tir, je n'ai qu'une seule Batterie de pièces campagne, sous le commandement du Capitaine Hart, à qui l’on doit un grand crédit pour la manière réussie avec laquelle elles ont été manipulées, car qu'il a fait face à cinquante pièces. Le fort est réduit au silence après environ une heure, la plupart des pièces de campagne ont désactivées, le feu faisant encore rage furieusement sur toute la ligne, et cette vaillante bande de Texans et d'Arkansiens, n'ayant plus rien à défendre maintenant, sauve leurs fusils et leurs baïonnettes, encore contraint de céder devant l'ennemi en surnombre qui avec 50’000 hommes les presse de presque toutes les directions. Juste à ce moment, à ma grande surprise, plusieurs drapeaux blancs sont déployés au Vingt-quatrième Régiment du Texas, de Cavalerie démontée, de la Première Brigade, et avant qu'ils ne puissent être retirés, l'ennemi en profite, bondit sur mes lignes et... je suis contraint à la nécessité humiliante de rendre mon commandement. 
Mon grand espoir est de les tenir en échec jusqu'à la nuit, et alors, si des renforts n’arrivent pas, je vais me retirer avec mes troupes. Aucun ne doit leur être infligé. Ce n'est pas leur faute. Elles ont lutté avec un désespoir et un courage encore inégalés durant cette guerre, et j'espère et je crois que le traître sera découvert, traduit en justice et recevra l’entier châtiment prévu par la Loi. Je remercie les Colonels Anderson et Gillespie pour les mesures promptes prises pour empêcher le déploiement du drapeau blanc dans leurs Régiments. Dans la deuxième Brigade, commandée par le vaillant Deshler, il n'a jamais été hissé. 
J'ordonne au Colonel E E Portlock, qui commande à Saint-Charles, de se hâter de me faire savoir ce qu'il peut épargner. Le Capitaine Alf. Johnson atteint le poste samedi soir et prend part à l'action du 11. Le Colonel Portlock, à la tête de 190 hommes de son Régiment d'Infanterie, effectue une marche sans précédent de 40 miles en vingt-quatre heures, et réussit à entrer dans nos lignes au milieu d'un feu lourd de l'ennemi sur son flanc. Il est juste à la veille de mettre ses hommes en action quand la reddition a lieu. Dans aucune bataille de la guerre, la disparité des forces a été si grande. Les troupes ennemies totalisent 50'000 hommes, alors que les nôtres ne dépassent pas 3’000, et pourtant, depuis deux jours, nous avons royalement repoussé et tenu tête à l'immense corps ennemi. Mes pertes ne dépassent pas 60 morts et 75 ou 80 blessés. Les pertes ennemies sont de 1’500 à 2'000 hommes.4 [Rapports fédéraux, force autour de 32’000; pertes, 134 morts, 898 blessés] 

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MessagePosté le: Ven 14 Juil - 18:51 (2017)    Sujet du message: Arkansas et Civil War Répondre en citant

Un officier des forces de Churchill, maintenant Sénateur des États-Unis, d’une aptitude reconnue et fidèle aux traditions du Sud, a récemment rendu aux soldats d'Arkansas l'hommage éloquent suivant, qui est également un compte rendu du combat: 
  
En parlant du courage et du patriotisme des troupes confédérées, je me réfère au fait qu'à la bataille d'Arkansas Post, les Confédérés sont commandés par ce vaillant soldat d'Arkansas, le Général Thomas J Churchill, qui possède un fort, 3 canons à âme lisse  et une Armée de moins de 5’000 hommes pour le défendre; qu'il est assailli par la plus puissante flotte de cuirassés qui n’a jamais été rassemblée sur les eaux intérieures des États-Unis et soutenue par une Armée estimée à 60’000 hommes; que la bataille commence le samedi 10 janvier et, que tôt le matin du 11, le Général Churchill passe devant la ligne confédérée et lit à l'Armée un télégramme du Général Holmes à Pine Bluff, disant que l'Armée ne doit pas se rendre, mais "combattre jusqu'à ce que le dernier homme soit mort, mort, mort", que la bataille recommence le dimanche matin, le 11. Le fort est frappé et réduit au silence. Toute l'Armée, y compris le commandement général, est capturée ; et la Brigade Deshler seule, composée d'Infanterie du Texas et d'Arkansas, et de la Batterie Hart d'Arkansas, résiste avec défiance face à l'ennemi. Des charges sont effectuées contre leur ligne toute la journée, uniquement pour subir un carnage et la défaite. Le Capitaine Hart, un autre vaillant officier d'Arkansas, et son brave Lieutenant, E A Dubose, ont parcouru le champ de bataille devant la gueule de leurs canons et ont 80 chevaux sur 86, tués au cours de la journée. 
Environ une heure avant le coucher du soleil, les colonnes ennemies sortent à nouveau venues des bois, agitant leurs étendards et poussant leurs cris, alors qu'un officier général avec un membre de son état-major, portant un drapeau blanc, montent devant ses troupes et approchent de notre ligne, le Général Deshler traverse les ouvrages défensifs et vient à leur rencontre. Il dit à Deshler que toute notre armée, à l'exception de ses forces, s'est rendue, et qu'il exige sa capitulation. On lui dit très rapidement que sa demande est refusée ; qu'on nous ordonne de nous battre jusqu'à la mort du dernier homme et que cet ordre doit être obéi. Pendant qu'ils parlent, les troupes fédérales avancent jusqu'à ce qu'elles soient à la portée des canons de nos lignes, lorsque Deshler dit : "Si vous n’ordonnez pas, Halte !, je commanderai, ‘Feu !’". Les troupes fédérales sont stoppées, et la conversation se poursuit pendant une dizaine de minutes. Quand la proposition lui est faite : « Voulez-vous vous rendre si je vous amène le Général Churchill, et qu’il vous ordonne de le faire ?». Deshler dit qu'il obéira aux ordres du Général Churchill. Un officier est envoyé chercher le Général Churchill. Après une demi-heure d’attente, il est amené. Il ordonne à la Brigade de se rendre, et Deshler dépose les armes, bien qu'il ait gagné chaque centimètre du terrain sur lequel il a combattu pendant deux jours. 
Cette vaillante petite bande d'environ 2’500 hommes sait ce que cela signifie de continuer la bataille alors qu'elle est encerclée par 60'000 adversaires, et que ses lignes sont balayées par les canons de la flotte ennemie, mais elle est prête et disposées à obéir au commandant de leur pays et à déposer leur vie sur l'autel de leur pays. Etre pris par un assaut, avec toutes les forces militaires et navales qui les entourent, serait certainement arrivé à la fin, mais cela aurait été marqué par des pertes pour l'ennemi de plus de cinq fois notre nombre. J'ai commandé le Dixième Régiment d'Infanterie du Texas qui fait partie de la Brigade Deshler, je suis avec lui, et j’entends la conversation, y participe, et je sais de quoi je parle. 
  
Le Général Holmes, lorsqu'il est informé de l'expédition contre Arkansas Post, ordonne à l'Armée d'Hindman de traverser tout l'État. C'est à la saison la plus rigoureuse de ce climat : la neige, la grêle et la pluie rendent les routes infranchissables et font déborder les ruisseaux et inondent les basses terres. L'Armée passe littéralement de Van Buren à Little Rock, sans tentes, sans ambulances, se déplaçant avec les mules qui tentent de transporter la faible quantité de nourriture et de munitions. À Little Rock, les soldats grelottent, dans une forte tempête de neige, et sont logés en partie par les citoyens et en partie dans les ateliers de l'arsenal, et, embarqués sur des transports, descendent l’Arkansas, mais échappent au destin qui aurait pu être le leur aussi, en étant trop en retard pour entrer dans le piège. Il n'y avait pas plus d'espoir de défendre cette petite fortification contre la horde d'assaut, équipée avec un tel armement, que de « barrer le Nil avec des joncs ». 
  
Les troupes du Général Hindman sont renvoyées sur les transports de Pine Bluff à Little Rock dans une situation plutôt triste, mais campent au sud de la ville, où elles prennent rapidement leur aise dans leurs quartiers d'hiver. 

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MessagePosté le: Sam 29 Juil - 12:21 (2017)    Sujet du message: Arkansas et Civil War Répondre en citant

·         Incursions sur la frontière, escarmouches et outrages 
  
_ raid de Marmaduke au Missouri _ la Brigade Cabell est organisée _ attaque contre les Fédéraux à Fayetteville _ organisation sous E Kirby Smith _ assaut contre Helena, 4 juillet 1863 - rapports sur cette action. 
  
  
Au début de 1863, il y a un formidable étalage de forces fédérales confrontées aux troupes Sudistes en Arkansas. Les troupes fédérales dans l'est de l'Arkansas sont placées sous les ordres du Général Grant en janvier. Dans ce seul district, en février, il y a un grand total de 14’144 hommes présents pour le service, pour 17’415 absents. Les Généraux confédérés sont bien entendu informés de ce pouvoir menaçant. Pourtant, les défenseurs de l'Arkansas continuent avec une grande énergie, malgré la météo, le manque d'équipements ou de fournitures et les installations de guerre les plus ordinaires, de lutter contre la force supérieure et bien équipée en tous points. Une brève mention des incidents dans la guerre désordonnée et irrégulière qui perturbe l'Arkansas au cours de cette période sert à montrer les inconvénients sous lesquels les soldats du Sud font campagne ainsi que les souffrances que les gens sont forcés de subir. De ces raids, combats et escarmouches, seuls quelques-uns peuvent être nommés, et leur histoire ne peut pas être racontée en détail dans de ce chapitre. 
  
Alors que les Confédérés du Tennessee se battent contre Rosecrans, le 31 décembre 1862, le Général Marmaduke quitte Lewisburg, sur l’Arkansas River, avec la Brigade Shelby, composée des troupes de MacDonald et de Porter, pour effectuer un raid au Missouri. Springfield est attaquée et les forts à Hartville et à Hazlewood sont brûlés. Parmi les personnes tuées dans l'action à Hartville se trouvent le courageux Colonel Emmet MacDonald, le Lieutenant-colonel Weimer, le Major Kirtley et d'autres encore. D’Hazlewood, les Confédérés retournent à Batesville, en Arkansas, le 18 janvier 1863. La Brigade d'Arkansas de Carroll, commandée par le Colonel J C Monroe, débuté avec le Général Marmaduke lors de ce raid, mais elle est détachée sur ordre du quartier général d’Hindman et elle est envoyée opérer contre l'ennemi à Van Buren Creek, échappant ainsi à une dure campagne sous la neige dans une région accidentée, où il n'y a que peu de nourriture pour l'homme ou le cheval. 
  
Après le départ du Général Marmaduke, le Capitaine de la milice fédéral, John Philips, surprend certains citoyens qui se sont « cachés », comme d'habitude à l'approche des Fédéraux, ils sont armés uniquement de fusil de tir sportif, car personne n'ose se déplacer sans être armé et Philips les capture avec sa force de 75 miliciens près de Berryville, dans le comté de Carroll, en Arkansas, et 9 de ces citoyens sont assassinés. Philips les désigne comme « bushwackers », pour excuser sa brutalité. Le 13 janvier, une force de 300 hommes du Premier de Cavalerie d'Iowa se saisit d’un prédicateur, nommé Rodgers, et emmène ses chevaux, ses mules, ses chariots et ses biens transportables, près de Kingston, puis elle poursuit jusqu’aux ateliers confédérés pour le salpêtre, sur la Buffalo River, capture 15 ou 20 Rebelles de la petite force du Lieutenant Kinkade, et détruit les ateliers, brûlant les bâtiments. Le Lieutenant et 7 de ses hommes s’évadent. Le même jour, le Capitaine Crawley et une petite force confédérée rencontrent un détachement de cavaliers du Cinquième Kansas du Colonel Powell Clayton et du Second de Cavalerie du Wisconsin; à la traversée du Lick Creek, à douze miles d'Helena, et le mettent en déroute, faisant 20 prisonniers, en plus d'avoir tué et blessé beaucoup d'ennemis. 
  
Le Brigadier-Général Gorman, ayant envoyé 1’200 cavaliers fédéraux à Clarendon sur la White River, déménage à Saint-Charles sur la White River, accompagné par les deux canonnières USS St Louis et USS Cincinnati, et en trouvant le poste évacué par les Confédérés, y met une garnison de 800 fantassins. Il embarque ensuite dans des transports pour Devall's Bluff, qu'il occupe le 17 janvier, capturant les wagons, prêts à être expédiés à Little Rock, deux Columbiads et quelques armes légères, et une partie de la petite force engagée dans le service de garde. De là, avec les canonnières USS Romeo et USS Rose, il envoie une expédition qui occupe Des Arc, le Major Chrisman, avec son Bataillon, se retirant à Cottonplant. 
  
Le 2 février, le Major Caleb Dorsey, avec son escadron de Cavalerie confédérée, escorte le bateau à vapeur Julia Roane sur l’Arkansas River, alors qu'il se trouve à White Oak, à sept miles à l'ouest d'Ozark, il est attaqué par un groupe de Fédéraux d'Arkansas sous les ordres du Capitaine Galloway. Dorsey, avec ses Confédérés, le charge et le met en déroute, tuant des chevaux et blessant plusieurs ennemis, qui se retirent vers Frog Bayou. Le 3 février, le Capitaine Peter Mankins, avec une partie de sa Compagnie, est encerclé par un groupe d’éclaireurs, commandé par le Capitaine Travis, Mankins le repousse, tuant deux hommes du Dixième d’Illinois et en blessant d'autres. 
  
Les forces terrestres et navales sur le Mississippi brûlent Mound City, en Arkansas, le 15 janvier. Le 24, un groupe d’éclaireurs venu de Fayetteville traverse les Boston Mountains et descend Frog Bayou, entre dans Van Buren et capture le bateau à vapeur Julia Roane, avec environ 250 Confédérés, qui étant malades, sont libérés sur parole; le vapeur, qui n'est qu'un navire hôpital, peut continuer sa route. 
  
Le 5 mars, le Colonel Powell Clayton dirige une expédition vers Madison sur la St Francis River, où, rencontrant peu de résistance, il capture des magasins confédérés et du coton, avec une quarantaine de citoyens, qui sont libérés sur parole en tant que « prisonniers de guerre ». Une expédition de 500 Fédéraux depuis Bloomfield, au Missouri, sous le commandement de John McNeil, marche, le 9 mars, contre Chalk Bluff, obligeant la force confédérée du Colonel M Jeff Thompson à se retirer dans leurs embarcations sur la Varney River, par laquelle ils redescendent vers la St Francis, laissant McNeil libérer les citoyens et ravager cette région marécageuse, comme d'habitude. En avril, James R Vanderpool, de la milice fédérale du Missouri, effectue des raids dans les comtés de Carroll et de Marion, durant lesquels il tue des non-combattants, les signalant comme des bushwackers, en plus d'emporter leur bétail et leurs biens ménagers. 

 

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MessagePosté le: Sam 29 Juil - 12:24 (2017)    Sujet du message: Arkansas et Civil War Répondre en citant

Le Général Hindman raconte comment il a transmis des informations (comme il le souhaitait) à l'ennemi par la tromperie pratiquée avec des informateurs déloyaux. Un homme qui s'appelle W R Johnson est autorisé à passer à volonté à travers les camps confédérés, en tant que sympathisant du Sud allant au Missouri, mais qui est réellement un réfugié de l'Union du comté de Dallas, au Texas, allant en Iowa. Il passe à Pilot Knob, où il donne ses informations au commandant fédéral du poste, qui les transmet au Général Curtis. Johnson déclare qu'il est arrêté par Marmaduke à Batesville, le 1er février, qui l'admet à une conversation avec le Colonel Ponder et lui-même, durant laquelle Marmaduke déclare que le Général Price remonte la White River pour aller à Salem et à Rolla, avec environ 14’000 Hommes, un tiers étant à cheval; que l'intention de Marmaduke est de marcher sur Pilot Knob avec une force d'environ 4’000 hommes, etc. Le Général Curtis, désireux d'augmenter ses effectifs, envoie ces informations au Ministère de la Guerre avec cet endossement : 
  
Price, sans aucun doute, est en train de remuer ciel et terre lever ou réunie des forces en masse en Arkansas. Il doit être attaqué à Helena avant qu'il ne parvienne à ses fins; sa popularité en Arkansas et au Missouri lui permettront de faire beaucoup de mal. Comme situé maintenant, l'est de l'Arkansas est sous les ordres de Grant. Je suis obligé d'arrêter d'envoyer plus de troupes à partir du sud-est du Missouri, jusqu'à ce que je sois sûr des intentions de Marmaduke. 
  
Les circonstances sont mentionnées pour attirer l'attention sur l'effet de ces mouvements, et des rumeurs de mouvements contre le Missouri qui sont utiles à la défense générale et aident nos Armées à l'est de la rivière aussi efficacement que si les troupes étaient en train de se battre là-bas. 
  
Le 15 avril, le Général Marmaduke effectue son deuxième raid au Missouri, avec une force de Cavalerie composée de la Brigade du Texas de Carter, des Brigades du Missouri de Shelby, de Greene et de Burbridge, cette dernière incluant le Régiment de Cavalerie d'Arkansas du Colonel Robert C Newton des ‘State Troops’. À défaut de capturer l'assassin de Palmyra, McNeil, Carter et Shelby déménagent à Cape Girardeau, mais ils estiment qu'il n'est pas conseillé d'attaquer. Le Colonel Newton est attaqué en camp la nuit du 26 avril et perd plusieurs tués et blessés. Marmaduke se retire en bon ordre devant une force fédérale forte à Chalk Bluff, où il trouve la St Francis River en crue et pas de bateaux. Il forme une ligne de bataille et engage l'ennemi jusqu'à ce que des radeaux puissent être construits, puis fait traverser son artillerie, ses chariots et ses chevaux en toute sécurité, perdant environ 30 tués, 60 blessés et 150 portés disparus. 
  
C'est durant cette expédition que les éclaireurs du Colonel Newton capturent au Missouri l’Honorable Elisha Baxter, citoyen de Batesville, frère de John Baxter de Knoxville, au Tennessee. Elisha Baxter est commerçant à Batesville, mais a étudié le droit et est élu comme Whig à la Législature de l’Etat. Il préfère toutes les mesures visant à perpétuer l'Union et, dès le début du conflit armé, se déclare homme de l'Union, mais refuse la nomination offerte par le Général Curtis à Batesville, de commander le Premier Régiment d’Arkansas (Fédéral), organisé là-bas. Au départ de Curtis, étant informé qu'il est personnellement en danger, il se réfugie au Missouri. Là, il est reconnu par Newton et ses hommes, capturé et emmené comme prisonnier à Little Rock. Il fera partie du premier gouvernement de reconstruction de l'État en tant que Juge à la Cour suprême, et plus tard en tant que Gouverneur, il se dispute avec son parti et joue un rôle déterminant dans la délivrance de l'Arkansas de la domination des ‘carpetbaggers’, se montrant comme un fonctionnaire et un citoyen, droit et cohérent. 
  
Jasper, le siège du comté de Newton, en Arkansas, situé à la tête de la fourche entre les Buffalo et White River, près du pied de Mount Judea (ou Juda), le plus haut cône des Boston Mountains, est depuis longtemps le rendez-vous des unionistes et des officiers de recrutement fédéraux. Vanderpool, Worthington et d'autres montagnards en ont fait leur quartier général, d'où ils terrorisent les sympathisants du Sud des comtés adjacents. Ses principaux citoyens sont des unionistes, qui gardent Hudson’s Mill sous leur protection pour leur propre usage et celui des Sudistes qu'ils autorisent à utiliser. Le Bataillon Harrell est résolu de s'efforcer de capturer Vanderpool et d’expulser certains de ces leaders. Le Capitaine John Sissell, ancien shérif de ce comté, commandant la Compagnie E du Bataillon Harrell, dirige le 10 mai le Bataillon dans les montagnes lors d'une attaque sur la ville, qu’il surprend et capture les leaders, mais manque Vanderpool. Celui-ci a été informé du mouvement, et avec une grande force se poste en embuscade sur la route par laquelle il s'attend à ce que les Confédérés entrent dans la ville. En fait, sa force est plus grande que le Bataillon et équipée des dernières armes améliorées, comme vont le constater les Confédérés lorsqu'ils marchent contre sa position. Les Confédérés se contentent donc de se retirer de la ville par le chemin où ils sont arrivés, avec les chevaux et armes capturés et leurs huit ou dix prisonniers, dont certains sont grièvement blessés durant leur résistance désespérée. Le Bataillon rejoint la Brigade Cabell à Fort Smith en mai. 
  
Le Major W Cabell, qui est envoyé pour inspecter les comptes des Intendants du département, ayant bien acquitté ce devoir, est, en mars 1863, promu Brigadier-Général et reçoit l’ordre de recueillir des absents du service dans le nord-ouest de l'Arkansas. Recevant les Régiments Carroll et Monroe, il est autorisé à perfectionner les unités comme il le peut et à prendre le commandement dans le nord-ouest de l'Arkansas. Il émet sa proclamation conformément à ces instructions, et bientôt organise le Bataillon Hill en un bon Régiment; les Régiments Gordon et Morgan sont ajoutés. Il organise également les Bataillons Gunter, Witherspoon et Ousley, la Batterie Hughey et les Compagnies Palmer, Ingraham et W Marron. Le Bataillon Crawford, organisé sur ordre du Général Holmes, dont J M Harrell est élu commandant, est envoyé à Cabell, et il ne faut pas longtemps avant qu'il ne compte environ 4’000 hommes. Ce corps rapidement organisé rachète cette partie de l'État du découragement dans lequel elle a été plongée par la retraite de Prairie Grove et autres malheurs confédérés. 
  
Les éclaireurs fédéraux - des Unionistes du Missouri et de l'Arkansas, ces derniers sous les ordres du Colonel M La Rue Harrison - font des incursions constantes dans les comtés de la frontière. D'autres bandes d'hommes, quittant le Missouri comme milices d'Etat, effectue des raids pour piller et tuer les habitants. Un boucher impitoyable, connu sous le nom de Capitaine Worthington, retourne à Fayetteville, dans le comté de Carroll, en déclarant qu'il a tué 22 hommes en chemin et a fait 7 « prisonniers ». Les hommes tués sont des citoyens âgés ou des jeunes non soumis à l'enrôlement et qui ont donc osé rester à la maison pour protéger les femmes et les enfants de la violence des deux camps. Si les hommes adultes se sont éloignés, peu importe l'Armée, les raiders prennent leurs familles comme des sympathisants du Sud, et, en tant que tel, les abattent, certains d'entre eux sur leurs propres pas de portes ou leurs jardins; et d'autres, qui ont fui vers les bois pour se dissimuler, lorsqu'ils sont découverts, sont pris pour des ‘bushwackers’. Moins fréquemment, ceux qui sont dans l’âge de conscription sont faits prisonniers, par des hommes qui se disent « soldats fédéraux d'Arkansas ». 

 

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MessagePosté le: Sam 29 Juil - 12:26 (2017)    Sujet du message: Arkansas et Civil War Répondre en citant

Le Colonel John F Philips, qui a commandé le Septième Régiment de la Milice d'État du Missouri, et assassiné les neuf citoyens près de Berryville, comté de Carroll, donne l'exemple pour ces atrocités. Il y a un autre Phillips (W A), commandant une Brigade de Cherokees (enrôlements fédéraux), connues sous le nom d'Indiens ‘Pin’, qui a gardé les transports de Blunt sur la montagne à la bataille de Prairie Grove et a brûlé Fort Davies le 25 ou 27 décembre. Bien que représentant la race indienne, c’est un chevalier par rapport à sa milice homonyme. Le Colonel M La Rue Harrison fait l’émulation de la férocité du commandant de la milice par des mots et sur papier, mais pas en actes. Il mène ses opérations à partir du ‘Post’, encourageant seulement la cruauté en donnant des commissions à des hommes indignes qui abusent de leur autorité. Le pays au nord de l'Arkansas est maintenant à la merci de bandits irresponsables, prétendant être autorisés par J F Philips ou Harrison, et portant le drapeau de l’Union jusqu’à ce qu’ils ne jugent plus utile à leurs fins de porter aucun drapeau et prétendent être confédérés. Les maisons sont dévastées, les chevaux et les bovins sont chassés, les clôtures brûlées pour faire des feux de camp, les femmes et les enfants terrorisés et insultés si suspectés d'être des « veuves » et des « orphelins » confédérés. Des outils pour fabriquer des vêtements sont détruits ou emportés, en particulier pour le cardage de la laine ou du coton. Ces derniers matériaux sont cachés et surveillés comme de précieux trésors, par les femmes du nord de l'Arkansas, et pour les trouver, la vaillante milice fait une recherche assidue et violente. Avec les clôtures enflammées, ils mettent le feu aux étables et aux maisons, mais, en général, ils épargnent les habitations humbles qui abritent les familles. 
  
Un citoyen de Fayetteville, en Arkansas, peu de temps après la guerre, montre à un visiteur sur la place publique, un homme assis sur un chariot tiré par un cheval et une mule, accompagné d'une femme, qui livre les produits qu'il a en vente. L'homme porte un manteau marron tissé à la maison et la femme une jupe faite de façon artisanale. « Vous voyez ces personnes ? », demande-t-il au visiteur. « Je pense qu'ils sont le sel de la terre; et leurs laines artisanales ont une sainteté à mes yeux comme de véritables emblèmes d'honnêteté et d'innocence. Mais pendant la guerre, cet homme a manifesté sa vraie nature, et pour l'amnistie générale, on pouvait l’inculper pour une douzaine de meurtres, de vols qualifiés, d'incendie criminel et de larcins. Il s’est promené dans le pays et a tiré du lit des pauvres femmes sur ces collines, jusqu'à ce qu'il empile des couvre-lits sur ses genoux si haut qu'il ne pouvait pas voir les oreilles de ses chevaux. Il est dit que les femmes lui ont tiré dessus, mais les dessus-de-lit ont été une protection contre leurs balles. Il est connu sous le nom de "Bed-quilt Blank". 
  
Les raids de ces forces sous Philips, Harrison et Vanderpool, qui laissent leurs traces sanglantes dans les comtés de la frontière, depuis Forsyth sur la White River jusqu’à Dutch Mills sur la limite indienne, exigent un mouvement pour la défense et la réparation. Mais les anciens soldats de la région sont renvoyés, cette fois-ci pour défendre d'autres parties de l'État. Les forces restantes ne sont que de la Cavalerie, mal armées, nouvellement organisées, sans système de subsistance ni d'habillement, ni de munitions, en s'appuyant sur une dépendance incertaine aux efforts du Général Magruder au Texas. 
  
Bien que peu équipé pour une telle expédition, le Général Cabell, en réponse à des appels pour la protection du plateau déjà peuplé et abondant au nord des Boston Mountains, dont Fayetteville et Bentonville sont les principales villes, prépare sa petite force dans et autour d'Ozark (sur l’Arkansas River en dessous de Van Buren), pour faire une poussée contre Fayetteville, à 70 ou 80 miles de distance, où l'ennemi est plus en force. Son mouvement envisagé est jugé opportun par le Général Steele à Fort Smith, qui croit que le Colonel Phillips, le commandant Cherokee, se prépare à marcher de Fort Gibson vers le sud dans le pays indien et que sa force sera recrutée parmi les troupes ennemies à Fayetteville, afin que la garnison soit réduite au minimum et non préparée à l'attaque de Cabell. Ce dernier est résolu à faire une démonstration, quel qu’en soit le résultat, en espérant au moins « rassembler » les criminels qui ont trop longtemps perpétré leurs outrages en toute impunité. 
  
Le Bataillon du Colonel John F Hill est pratiquement désarmé, avec des chevaux n'étant pas capables de supporter les routes pierreuses et il est laissé en dehors de l’expédition. Avec les Régiments de Monroe, de Gordon et de Carroll (ce dernier commandé par le Lieutenant-colonel L L Thompson), l'Escadron de Dorsey, commandé par le Colonel John Scott et l'Artillerie du Capitaine W M Hughey, composée de deux anciens canons de 6-livres _ 900 armes de toutes sortes _ le Général Cabell quitte Ozark à 3 heures du matin, le 16 avril 1863. En se déplaçant avec toute l'expédition possible par la route des bayous Mulberry et Frog en direction de Fayetteville, il lance son attaque sur les postes de tir et sur les fortifications à cet endroit à 5 heures, le 18. L'ennemi connait bien son mouvement et est prêt à résister à son attaque, non seulement avec la garnison entière retenue, mais avec des troupes supplémentaires qui ont été demandées aux stations adjacentes. La force de Cabell charge les postes de tir au bord de la colline au sud et à l'est de la ville, repousse les hommes les défendant et entre dans les rues de la ville, aidé par les canons de Hughey; mais en gagnant la ville, il ne peut pas utiliser l'Artillerie sans causer des dommages aux maisons et à leurs occupants, dont certains sont les familles des hommes dans les armées confédérées. Dans les rues, les hommes de Cabell rencontrent une résistance efficace des fenêtres, des portes et des angles des maisons, et après trois heures passées dans un effort vain pour déloger les forces ainsi protégées, ils retournent auprès de l'Artillerie. L'ennemi est armé de fusils Springfield et Whitney; avec une force qui compte environ 2’000 hommes et a l'avantage d'une position interdisant la destruction ou le bombardement des défenses. La partie attaquante attend et invite à une attaque de la garnison en dehors des ouvrages défensifs, mais aucune occasion n'est offerte. Les Confédérés ensuite repartent à Ozark à leur guise, sans être dérangés en marche. Les extraits suivants du rapport du Général Cabell sont intéressants: 
  
Le Colonel J C Monroe effectue deux splendides charges avec ses troupes, une à pied et l'autre à cheval. Le Colonel L L Thompson, avec son Régiment, et le Colonel Dorsey, avec son Escadron, sous le Colonel Scott, font une lourde charge et repoussent ont l'ennemi de ses postes de tir vers les maisons, où il se rassemble et déverse un feu terrifiant avec leurs canons à longue portée. L'Artillerie, dirigée par le Capitaine Hughey, sous mon commandement immédiat, effectue un effroyable travail sur le camp ennemi [hors de la ville], en les expulsant et en dispersant complètement leur Cavalerie pendant un certain temps. Le Capitaine Hughey est blessé au bras par un 'Sharpshooter' au début de l'action, mais continué à charger ses pièces sous un feu nourri des 'Sharpshooters' ennemis pendant toute la bataille. Ses hommes viennent tous d'un camp d'instruction à Dardanelle, il y a un peu plus d'un mois, et à une ou deux exceptions, ils servent bien. Deux chevaux sont tués et 2 blessés à la Batterie, 1 homme tué et plusieurs blessés. Nos pertes ne sont pas connues avec certitude, mais ne dépassent pas 20 personnes tuées, 30 blessées et 20 portées disparues. Les pertes ennemies en morts sont égales à notre total en tués et blessés. Le nombre de ses blessés est très élevé. Nous avons capturé puis libéré sur parole 26 prisonniers, 1 Lieutenant, un sous-officier et 24 soldats; avons également détruit un train de 10 ou 15 chariots. Je peux brûler une grande partie de la ville, mais chaque maison est remplie de femmes et d'enfants, dont un grand nombre est apparenté aux officiers et aux soldats à notre service. 
La force ennemie consiste (en dépit de tous les rapports antérieurs de personnes vivant à Fayetteville disant le contraire) en. . . un total de 1'850 hommes, en plus de quatre escadrons de Cavalerie. . . venant de Springfield. . . Avec 500 fusils à longue portée avec de bonnes cartouches, j'aurais pu prendre la place en une heure. En l'état, je ne peux pas avancer ma Batterie, car je n'ai rien pour couvrir les pièces, et les armes à feu de l'ennemi sont égales à la portée de l'Artillerie. Les fusils d'Arkadelphia, avec les cartouches envoyées avec, ne sont pas meilleurs que les fusils de chasse. . . . Les officiers et les hommes, à quelques exceptions près, ont bien agi. Le Colonel Monroe et tout son Régiment méritent une mention particulière. Les Colonels Scott, Noble et Thompson et le Major Dorsey ont agi avec une grande vaillance. Le Capitaine Fen Rieff, le Lieutenant Ferguson, le Capitaine Jefferson et le soldat Sublett, de la Compagnie Rieff, méritent d'être particulièrement mentionnés. Mes officiers d'état-major, le Lieutenant Ben J Field, le Chirurgien J H Carroll, le Major Hugh Wilson, Commissaire à la Subsistance, le Capitaine J H Crawford, Intendant et le Lieutenant Roberts, ont agi avec une grande bravoure. Le Major Wilson, je suis désolé d'ajouter, est grièvement blessé. J'ai envoyé un officier avec un drapeau de trêve pour que mes blessés soient bien pris en charge, ce pour laisser les chirurgiens s'occuper d'eux. 

 

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MessagePosté le: Sam 29 Juil - 12:29 (2017)    Sujet du message: Arkansas et Civil War Répondre en citant

Le Colonel Harrison, commandant la garnison à Fayetteville, répond à la demande de Cabell pour prendre soin de ses hommes blessés, pour qu'il enterre les morts décemment dans des cercueils et pour qu’il emmène ses blessés à l’hôpital général, où ils sont pris en charge par les chirurgiens Russell et Holden, des troupes confédérées, qui ont reçu tout le nécessaire. « Assurez-vous, monsieur le Général, que vos blessés reçoivent les meilleurs soins, comme nous l’espérons de vous, si nous nous trouvons dans une situation semblable ». Le Colonel Harrison prononce un discours de félicitation, le 19 avril, dans lequel il livre les effusions qu'on ne objecter et naturelles d'un cœur reconnaissant, comme suivant: 
  
Rappelons-nous du 18 avril 1863 ! La Bataille de Fayetteville est livrée et gagnée. Aujourd'hui, les fils courageux et victorieux d'Arkansas se tiennent fièrement sur le sol que leur sang et leur bravoure ont rendu sacré pour tous les Américains loyaux, mais doublement sacrés pour eux-mêmes. À la lumière de ce soleil sacré du sabbat, nous sommes autorisés, par la miséricorde de Dieu, à nous réunir en son nom et au nom de notre pays commun pour remercier sincèrement le « Donateur de tout bon et parfait cadeau »; pour le triomphe de nos armes et pour les bénédictions dont nous jouissons. 
  
Le message est basé sur un précédent familier, et avec un ton honorable mêlant piété et patriotisme de son auteur.  C’est peut-être l'influence restrictive de ces sentiments sacrés, et non la marche de Cabell, qui provoque la cessation du pillage et des meurtres auxquels se sont livrés les défenseurs triomphants de Fayetteville ou leurs agents. Le fait est que, dès lors, cela s’est arrêté, et une tranquillité relative reprend sa place parmi ces vallées romantiques. Les vieillards réparent leurs charrues, et les femmes et les enfants commencent la préparation joyeuse pour cultiver leurs petits champs. 
  
Le Colonel Harrison est bientôt prié d'évacuer Fayetteville et d'aller à l'aide du Colonel Phillips et de son Armée dans le Territoire Indien. Phillips traverse l'Arkansas dans la nuit du 24 et attaque les Cherokees Confédérés de Stand Watie, à Webber's Falls, et empêche la réunion de la Législature Cherokee le 25. Il envoie ensuite un fort parti d’éclaireurs, avec des obusiers, sur la route de Lee’s Creek, entre Fayetteville et Van Buren, pour empêcher toute force de se déplacer à l'est de sa position, jusqu'à ce que le Colonel Harrison puisse faire mouvement. 
  
Le Lieutenant-Général E Kirby Smith est assigné, le 14 janvier, au commandement de l'Armée du Sud-Ouest, comprenant les troupes dans l'ouest de la Louisiane et au Texas, et le 9 février, sa commission est étendue au Département du Trans-Mississippi. Il émet son ordre général, N°.1, le 7 mars, en assumant le commandement des forces à l'ouest du Mississippi. Le Général Sterling Price est transféré au Trans-Mississippi, le 27 février, et un mois plus tard est assigné au commandement de la Division précédemment commandée par le Général Hindman, qui est relevé du service au Trans-Mississippi, le 30 janvier. 
  
Le 18 mars, le Ministre de la Guerre conseille au Général Smith qu'une nécessité urgente demande la présence de ce dernier au plus tôt en Arkansas. Le Ministre écrit: « D'une variété de sources, dont je ne doute pas, les comptes-rendus les plus déplorables atteignent le Ministère à propos du désordre, de la confusion et de la démoralisation partout répandue, tant avec les Armées que dans la population de l'État ». En date de cette lettre, le Lieutenant-Général T H Holmes est relevé du commandement du Département du Trans-Mississippi et affecté au District d'Arkansas, y compris le Territoire Indien et le Missouri. 
  
Le résumé des rapports du District d'Arkansas pour le 30 avril 1863 montre les effectifs suivants, présents pour le service: 
Division Price, quartier général à Little Rock, 529 officiers, 6’656 hommes;  
Division Steele, quartier général à Fort Smith, 317 officiers, 4’082 hommes;  
Division Marmaduke, quartier général à Jacksonport, 352 officiers, 4’018 hommes;  
Division Frost, quartier général à Pine Bluff, 153 officiers, 2’107 hommes;  
Régiment Dobbin, près d'Helena, 38 officiers, 605 hommes;  
Bataillon Hill d'Artillerie, à Little Rock, 17 officiers, 251 hommes;  
Cavalerie de Dawson, à Little Rock, 1 officier, 52 hommes.  
Total des effectifs, 1’407 officiers, 17’771 hommes; total effectif présent, 22’249; total présents et absents, 34’431. 
  
La Division Price à cette date comprend les Brigades d'Arkansas de Fagan, McRae et Tappan (anciennement celle de Shaver) et la Brigade du Missouri de M M Parsons. La Division Steele comprend les Brigades Cooper et Cabell. La Division Marmaduke à cette époque est composée des Brigades Carter, Burbridge, Shelby et Greene, mais le 2 juin elle est limitée à sa propre Brigade et à celle de Shelby. Le Général L M Walker, le 2 juin, reçoit le commandement d'une Brigade composée de la Cavalerie d’Arkansas de Dobbin et de Newton. 
  
Dans son rapport couvrant cette période, le Général Halleck déclare: « Le corps principal de nos troupes dans le Département du Missouri est envoyé, au début de la saison, pour renforcer le Général Grant devant Vicksburg ». C’est considéré par les dirigeants Confédérés comme l'impatience du parti de la guerre au Nord pour prendre Vicksburg, en tant que réalisation qui donnerait des promesses de succès à leur politique et une fin rapide de la guerre, et cela stimule les commandants de l'Union pour faire passer toute l’énergie à son accomplissement, quel que soit les succès mineurs ou les catastrophes, et que, dans cette vue, les défenseurs d'Helena, en Arkansas, ont été réduits au plus grand spectacle d'occupation. La demande de prendre Vicksburg est profondément forcée par le Général Grant, qui déclare dans ses « Mémoires » qu'il aurait été beaucoup plus facile de retourner à Memphis après l'échec de Sherman au-dessus de Vicksburg et d'entreprendre un nouveau mouvement terrestre à partir de Memphis; mais le changement aurait été considéré comme une retraite et aurait grandement blessé, sinon abattu, le parti de guerre. Cette importance politique de Vicksburg est bien comprise par les gens des deux camps. Cela justifie la croyance des généraux confédérés selon lesquels Helena sera négligée. Mais la possibilité d'une attaque suscite également l'attention des dirigeants fédéraux. Curtis s’y réfère et dirige un mouvement à partir de Cape Girardeau pour aider Helena. Les hordes recueillies dans tout le pays pour remplir les Armées de l'Union fournissent un tel nombre de recrues, qu'avec des transports à vapeur sur le Mississippi, il est relativement facile de renforcer l'endroit s'il doit être attaqué du côté de la terre, et la marine peut débarquer toute force qui peut approcher par la rivière. La stratégie de l'attaque en tant que détournement en faveur de Vicksburg est bonne, mais compte tenu des ressources de l'ennemi, il faut redouter un revers. 
  

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MessagePosté le: Sam 29 Juil - 12:31 (2017)    Sujet du message: Arkansas et Civil War Répondre en citant

Le Général Price à Jacksonport, dans la riche vallée de la White River, en-dessous de Batesville, le 8 juin, lorsque le Général Holmes lui adresse une note demandant « Si nous pouvons par convenance attaquer Helena. Veuillez m'informer si l'état de vos troupes justifie la tentative ». À cela, le Général Price envoie la réponse rapide et encourageante, suivante: 
  
Général: En ce qui concerne la condition de mes troupes, je suis heureux de dire qu'elles sont toutes maintenant complètement reposées et dans un excellent esprit. Le Général Marmaduke rapporte également que ses unités sont en bonne condition. Il me donne ce matin le nombre suivant: pour les présents, à la Brigade Shelby, 1'561 hommes; à la Brigade Greene, 1’122; à la Brigade Burbridge, 1’089; au Bataillon Kitchen, 286. Soit un total de 4'058 hommes. Parmi ceux-ci, beaucoup sont en service en avant-poste. La Brigade Carter (du Texas), maintenant rattachée aux forces du Général Walker, est estimée à 1'170 hommes, présents. D'après les informations les plus fiables que le Général Marmaduke peut obtenir, l'ennemi n'a pas plus de 4’000 à 5’000 hommes à Helena; et grâce à un mouvement mené avec rapidité et en secret, par lequel vous pouvez concentrer les unités des Généraux Frost et Fagan avec cette colonne, je ne doute pas de pouvoir écraser l'ennemi à ce moment-là. 
  
Les raids au Missouri, aussi pénibles qu'ils soient, ne peuvent être comparés à la marche sur Helena à partir de Little Rock et de Jacksonport avec l'Infanterie, l'Artillerie et les trains de chariots. La ligne de marche passe à travers Grand Prairie, endroit plat sans arbres, dont les espaces très humides sont facilement coupées par des routes boueuses. À la période de cette marche, des millions de mouches des prairies et de moustiques noirs grouillent partout, tourmentant mules et chevaux. La White River doit être traversée, ainsi que les bas fonds marécageux de la Cache River, et le fond doux du Bayou de View et de Caney Creek. D'autres cours d'eau, plus ou moins difficiles, doivent être franchis et, pour augmenter la gêne, une pluie de quatre jours commence à tomber vers le 22 et provoque une montée de toutes ces eaux noires comme le Styx. 
  
Le 18 juin, on ordonne que Cottonplant soit le lieu de rendez-vous, pour le 26 juin, et ce jour-là, les ordres de marche suivants sont délivrés par le Lieutenant-Général Holmes: 
  
1. Le mouvement contre Helena se fera sous la direction immédiate du Lieutenant-Général commandant le District. 
2. Le Major-Général Price, avec les forces maintenant sous son commandement, formera la première colonne, et marchera depuis Switzer, sur la route directe vers Helena, en gardant sa Cavalerie bien à l'avant. Il communiquera avec le quartier général à la fin de chaque journée de marche. Les Brigades des Brigadiers-Généraux Fagan et L M Walker formeront la deuxième colonne, dont la Brigade Walker sera en tête et se rendra à un point ci-après désigné. La Brigade Fagan marchera sur la route inférieure de Little Rock.... 
  
Ni les Brigades Tappan, et Cooper, pas plus que celles de Frost et de Cabell ne sont engagées dans l'attaque contre Helena. Le Général Holmes, qui assume maintenant le commandement sur le terrain, est jusqu'alors resté au quartier général de Little Rock, se chargeant des intérêts généraux du District. Malheureusement, il n'y a pas de système général géré par un chef commun, chaque District agissant de façon indépendante. La vaste étendue du pays à gérer et à protéger, et l'intérêt absorbant des affaires au Missouri, probablement déconcertent le commandant du Département, tandis que l'espoir de progresser dans cet État, sans aucun doute, le limite à la politique qu'il poursuit. 
  
Au cours de la concentration contre Helena, le Général commandant reçoit les dépêches des commandants subalternes, donnant des aperçus d'événements en cours le long du fleuve Mississippi, sur son front, accompagnant les mouvements de l'Armée fédérale contre Vicksburg. Du Général Marmaduke, une dépêche du 14 juin, dit: « Un éclaireur sur le fleuve Mississippi, à 30 miles au-dessus de Memphis, rapporte que dix transports de troupes sont passés il y a deux jours, allant vers le sud, chargés de troupes noires. Je suis fermement d'avis que toutes les troupes qui peuvent être rassemblées, sont envoyées pour renforcer Grant; que New Madrid, Memphis et Helena sont très faibles ». Le Major McLean, Adjutant-Général de la Division Price, transmet le 13 juin ce qui suit: « Un pilote qui parcourt le fleuve depuis Memphis, dit que s'il peut recevoir une protection de notre part, peut capturer de un à quinze bateaux à l'île No.63, où Dobbin a tiré sur les transports en train de passer ». Du Général Price, le 15 juin: « Deux cent cinquante hommes, avec de petits obusiers, sont envoyés à un point sur le fleuve au nord de Memphis et 400 hommes avec une section de la Batterie Collins (une seule pièce rayée) jusqu'à un point situé en-dessous de Memphis, avec des instructions pour harceler les transports d'approvisionnements et de troupes de l'ennemi ». Du colonel Colton Greene, le 17 juin: « On estime que plus de 40’000 hommes sont descendus à Vicksburg au cours des dix derniers jours, venant des troupes de Burnside au Kentucky et de la Division Herron au Missouri ». De l'agent spécial, le 18 juin: « Hier, cinq bateaux sont passés avec des troupes. Les navires qui remontent ce soir sont soit des hôpitaux, soit vides. Il y a plus d'activité aujourd'hui que d'habitude. Il n'y a pas de canonnières. Sur tous les transports, m’a-t-on dit, il y a une ou deux pièces d'Artillerie; très peu de troupes sont visibles. Quel bon travail pour un Régiment de Cavalerie, avec une Batterie, ou même une section d'Artillerie, nous pourrions rendre un grand service à nos amis sous pression à Vicksburg ». Du même, le 21 juin: « Sept sont passés la nuit dernière. Le steamer Dove est descendu hier soir, revenu aujourd'hui, avec une pièce d'Artillerie et les chevaux attelés. Il est signalé de gros combats à Vicksburg. Dobbin et Gary (Cavalerie) sont à 12 miles d'Helena ». 
  
Quant à l'avance de ses troupes sur Helena, Holmes reçoit chaque heure des dépêches. Du Général Price, le 27 juin: « Je traverse la Cache River avec ma Cavalerie, jeudi matin. . . . L'Infanterie, à la suite de la montée rapide des eaux de la Cache River, ne peut pas terminer la traversée de ce ruisseau avec ses trains de chariots avant 16h00 hier après-midi, ayant jeûné depuis la veille au matin. Pendant ce temps-là, j’ai fait posé des ponts sur le Bayou de View, et fait renforcé le fond de chaque côté de celui-ci, tout comme aussi le Caney Creek. Mais les très fortes pluies d'hier et de la nuit ont gonflé les eaux du bayou et du ruisseau, balayant les ponts et rendant les fonds infiniment infranchissables ». Du Général Marmaduke, le 28 juin, sur le Flat Creek Bayou : «  J’ai atteint ce point ce matin et j’ai trouvé le bayou ici d'un quart de mile de large, dont 50 mètres sont des eaux de baignade ». Du Major Thomas L Snead, l'Adjudant-Général de Price: « Parsons et McRae rencontrent de plus grandes difficultés que prévu pour faire passer leurs trains de chariots sur le fond du grand ruisseau, et ils vont à peine aller au-delà de ce point demain ». Du Général M M Parsons au Major Snead, le 1er juillet: « J'ai fini de traverser ce soir à 17h30; les hommes ont travaillé avec de l'eau jusqu’à la taille la nuit dernière jusqu'à 22h00; et encore ce matin dès le lever du soleil. Les hommes sont très inquiets ; encore plus pour les mules _ elles sont sans fourrage; pas de grain immédiatement disponibles ». De J O Shelby, à la Gordon’s plantation, le 1er juillet: « J'ai la route de la rivière depuis Helena jusqu’à Saint-François bien gardée. Ma force est à 8 miles devant le Général Holmes ». 
  
Ces rapports sont suffisants pour donner l'image d'une Armée qui lutte dans la boue, l'eau et sous la pluie, sans fourrage pour les mules ou les chevaux de Batterie, afin de « surprendre » un ennemi qui a toutes les facilités pour être renforcé ou pour faire retraite. Le mouvement de l'Armée de l’Ouest, cependant, est suggéré par une exigence qui ne peut pas attendre un meilleur temps. Un détournement doit être fait en faveur de Vicksburg. Les énergies de cette armée fidèle doivent être exercées en faveur de la cause commune, même en ce qui concerne le maintien du conflit à l'Est, bien que ses propres frontières soient laissées pour un temps sans défense. 
  
Le Ministre de la Guerre le suggère, le 23 mai dernier, dans une dépêche au Général Joseph E Johnston, commandant au Mississippi. « Je me hasarde avec méfiance, dit-il, à faire une seule suggestion. C'est, que l'opportunité de communiquer avec les Généraux Holmes ou Price se produisant, il peut être judicieux de les inciter à faire une diversion en votre faveur, ou dans le cas de la chute de Vicksburg, d’assurer un grand avantage à la Confédération par l'attaque et la saisie d'Helena, alors que toutes les forces disponibles ennemies sont envoyées soutenir Grant ». Cette lettre transmise au Général Kirby Smith, à Shreveport, est envoyée par lui avec l’endossement : « Au Lieutenant-Général Holmes , pour agir comme les circonstances le justifient ». Ce à quoi le Général Holmes répond de Little Rock, après avoir consulté Price, « Je crois que nous pouvons prendre Helena. Permettez-moi d'attaquer ». Le Général Smith donne son accore dans une auguste dépêche, datée du 16 juin 1863: « Certes, faites-le ». 
  
Le Général Holmes croit pouvoir la prendre. Comme un autre noble visionnaire, il accepte tout défi d'émulation. Il fait ses enquêtes et fonde son opinion sur « l'information considérée comme fiable », mais il avoue ensuite: « L'endroit est beaucoup plus difficile d'accès et la fortification beaucoup plus forte que je l'avais supposée avant d'entreprendre l'expédition, les caractéristiques du pays étant particulièrement adaptées à la défense, et tout ce que l'art de l'ingénierie peut faire, l’a été pour le renforcer. La fortification consiste en un ouvrage régulier fortement armé de canons de siège et quatre redoutes fortes montées avec des pièces de campagne et protégées par des postes de tir sur les collines environnantes ». Cette dernière information il ne l'a pas quand cela aurait pu être utile. Il ne mentionne pas la canonnière USS Tyler, qui se trouve sur le Mississippi, en face de la colline d'Hindman, dont le commandant a examiné les ouvrages et calculé sa portée pour aider à les défendre. 

 

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MessagePosté le: Sam 29 Juil - 12:35 (2017)    Sujet du message: Arkansas et Civil War Répondre en citant

Le fleuve Mississippi, dont le chenal principal a plus de deux miles de large à Helena, se dirige vers le sud en face de l'endroit, construit à l'origine sur le bord ouest du fleuve. La ville a progressé graduellement sur la crête inégale et élevée connue sous le nom Crowley’s Ridge qui, à son extrémité sud, est coupée par la grande rivière, et qui est facilement fortifiée contre une force venant de l'ouest. La crête est brisée en plusieurs élévations (avec des ravins profonds entre elles), et sur celles-ci sont construits des ouvrages défensifs et le fort décrits par le Général Holmes. Les arbres épais de la pente ouest de la crête ont été abattus pour bloquer la route et former un abattis inexpugnable sur des kilomètres. Une route, appelée Sterling Road, courre à partir du nord, un peu en retrait de la rivière, jusqu’en ville, sur un plateau plus bas, sur lequel s’élève Fort Curtis. Un peu au sud-ouest de ce fort se trouve Graveyard Hill, où l'ennemi a posté sa Batterie C, protégée par des postes de tir et des abattis à l'avant. Au sud de la batterie C se trouve la colline Hindman, la Batterie D, commandant la route de Little Rock, appelée « route supérieure de Little Rock » pour la distinguer de la route de Little Rock menant au sud au niveau de la rivière. Sur un promontoire au nord de la ville, Rightor Hill, sur la route de Sterling, se tient la Batterie A, qui commande également la vieille route de St Francis, au nord-ouest; et sur la route supérieure de St Francis, un peu plus au sud, sur un promontoire, on trouve la Batterie B. Les Batteries C et D, un quart et demi de mile au sud, sous les canons de fort Curtis, sont les clés de la prise d’Helena par l'ouest. 
  
C'est le 3 juillet 1863, que les dispositions pour l'attaque sont faites selon l'ordre suivant: 
  
L'attaque contre Helena sera faite demain matin au lever du jour, et comme suit:  
1. Le Major-Général Price, au commandement des Brigades McRae et Parsons, avancera selon la meilleure route, prendra sa position, attaquera et prendra Graveyard Hill [Batterie C] au lever du soleil. 
2. Le Brigadier-Général Walker, avec sa Brigade de Cavalerie, ira de la même manière sur la route de Sterling [au nord de la ville, à la Batterie A], où il se tiendra en position de résister à toutes troupes pouvant s'approcher de Rightor Hill; et lorsque ces positions seront capturées, il entrera dans la ville et agira contre l'ennemi, selon les circonstances.  
3. Le Brigadier-Général Fagan prendra la meilleure route, assurera sa position et prendra la Batterie sur la colline Hindman [Battery D] au lever du jour.  
4. Le Brigadier-Général Marmaduke arrivera avec sa force à par la meilleure route, assurera la position et prendra Rightor Hill [Batterie A] au lever du jour. 
  
Vers minuit, les troupes commencent à se déplacer vers leurs positions respectives. Peu de temps après le lever du jour, le Général Marmaduke repousse les piquets de garde de l'ennemi et commence l'assaut sur Rightor Hill, mais une force de Cavalerie sous les Colonels Powell Clayton et T H Benton, apparaissant sur son flanc et ses arrières, il faut reculer. Cette force est balayée par le Général Walker sans entrave. Simultanément à cet assaut, Fagan avance sur la colline d'Hindman et emporte la dernière ligne de postes de tir, mais est pris en enfilade sur Graveyard Hill (Batterie C) avant l'avancée sur cette dernière par le Général Price. La charge de Fagan sur la redoute est repoussée, et il se réfugie derrière la ligne intérieure des ouvrages défensifs. Après le lever du soleil (une heure après la « lumière du jour »), le Général Price emmène ses troupes à l'assaut de Graveyard Hill, et, en avançant, après une charge magnifique emporte les postes de tir, les ouvrages défensifs et entre dans les redoutes sans s’arrêter (Batterie C). L'ennemi, avant de reculer, neutralise ses canons abandonnés, de sorte que les Confédérés ne peuvent pas les utiliser. De temps en temps, l'ennemi commet des assauts répétés sur Graveyard Hill; mais est toujours repoussé avec succès par McRae et Parsons. Le Général McRae, constatant que Parsons peut tenir les ouvrages, propose d'attaquer la colline Hindman sur ses arrières, contre laquelle Fagan s’est engagé en vain; mais après avoir essayé ce mouvement, avec les troupes à sa disposition, il essuie des tirs venus de Fort Curtis, des postes de tir et sur ses flancs par les gros projectiles de la canonnière USS Tyler, et il est contraint de retirer sa vaillante force pour s’abriter dans les bois et les ravins. Fagan s'étant retiré de l'assaut, Parsons seul tient le terrain, et bien dépassé en avant et sur les deux flancs par l’Infanterie, et sous le feu croisé de l'Artillerie à droite et à gauche, maintient sa position et repousse tous les assauts jusqu'à ce qu'il lui soit ordonné par le commandant général de se retirer, à 10h30, après cinq heures de combat continu et mortel. 
  
Le nombre de victimes, compilé dans les Archives de Guerre, montre des pertes, dans la Brigade d’Arkansas de McRae, de 46 tués, 168 blessés, 133 portés disparus, soit un total de 347 hommes; le Trente-sixième Régiment (Glenn) a perdu 159 hommes. La Brigade d’Arkansas de Pagan a eu 47 tués, 115 blessés, 273 portés disparus, pour un total de 435 hommes. La Brigade du Missouri de Parsons compte 61 tués, 304 blessés, 365 portés disparus, au total 730 hommes. Les pertes totales de la Brigade Shelby sont de 52; celles de Greene, 12; celles de la Division Walker (imparfaitement rapportées), 2. Total de ces chiffres, 173 tués, 645 blessés, 772 portés disparus. 
  

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MessagePosté le: Sam 29 Juil - 12:38 (2017)    Sujet du message: Arkansas et Civil War Répondre en citant

Le Général Price rapporte que ses forces durant la bataille sont composées de la Brigade d'Arkansas de McRae: trois Régiments d'Infanterie et une Batterie de campagne, avec 1’227 hommes présents pour le service et la Brigade du Missouri de Parsons: quatre Régiments d'Infanterie, un Bataillon de 'Sharpshooters' et une Batterie de campagne; ayant en tout, 1’868 hommes présents pour le service. Il ordonne que les pièces de campagne soient laissées derrière, à cause de l'obscurité et des difficultés de cheminer à travers des collines abruptes et des ravins profonds. Quand il arrive à moins d'un mile et demi de la position, qu’il doit prendre, il constate qu'il est arrivé prématurément sur le terrain, et un arrêt rapide est ordonné pour donner aux troupes le temps de se remettre de la marche rapide à travers une succession de collines presque escarpées et fortement boisées. À l'aube, il s'avance de nouveau, et ses tirailleurs sont bientôt fortement engagés. Il continue: 
  
L'ordre pour l'assaut (tel qu'expliqué aux officiers généraux et aux commandants régimentaires de la Division, la veille) stipule que le Général Parsons, avançant sur le front, arrêtera la tête de sa colonne au point où il doit faire l'assaut jusqu'à ce que la tête de la colonne du Général McRae atteigne sa position sur la gauche, alors que les deux colonnes doivent avancer simultanément pour l'assaut. 
Au cours du bref arrêt mentionné, et comme j'ai envoyé le Général McRae à l’avant, le commandant général arrive et demande pourquoi l'assaut n'avait pas été effectué. Je lui explique les faits, et pensant que le temps nécessaire pour que le Général McRae se mette en position est passé, j'envoie un de mes officiers d’état-major au Général Parsons pour savoir pourquoi il ne progresse pas. Il répond qu'il attend que le Général McRae se mette en position. [Le Général McRae est en position, mais en raison des caractéristiques du terrain, plus loin que prévu, et avec une haute crête interposée entre lui et Parsons. Price informe Parsons de ceci et ordonne l'assaut.] 
Les deux Brigades se déplacent à l'instant, rapidement, de façon constante, sans interruption, et dans un ordre parfait, sous une pluie de balles Minié, de shrapnels et de mitrailles, qui tombe sur eux, non seulement à partir de Graveyard Hill sur leur front, mais aussi des collines fortifiées sur leur droite et sur leur gauche, les deux étant facilement accessibles. L'ennemi cède devant l'attaque impétueuse des colonnes d’assaut, qui, entrant dans les ouvrages défensifs presque simultanément, plantant le drapeau confédéré sur le sommet de Graveyard Hill. Chaque Brigade effectue la tâche assignée avec un zèle, un dévouement et une bravoure, égaux, et chacune a droit à une part égale de l'honneur qui lie justement ceux qui s'acquittent de leurs devoirs comme ces hommes l'ont fait sans crainte, et avec succès. [La force de Parsons est composée de volontaires auto-exilés du Missouri, et des conscrits d’Arkansas de McRae, et le Général Price est un Missourien qui a rendu ce haut hommage.] 
Prenant possession de la colline, et trouvant que les canons capturés sont neutralisés, j'ordonne à mon chef d'Artillerie d'avancer les pièces que j'ai laissées derrière. C'est ce qu'il fait aussi rapidement que les difficultés du terrain le permettent, mais pas jusqu'à ce qu'il soit trop tard pour être utilisées dans l'action. 
Pendant ce temps, un feu nourri est concentré sur la colline à partir des quatre positions fortifiées que l'ennemi continue à tenir, et à partir des coteaux et des ravins, sous le couvert desquels leurs 'Sharpshooters' délivrent un feu bien dirigé et très efficace, tandis que la canonnière qui se trouve en face de la ville, continue sans relâche à décharger ses armes lourdes. En apercevant que la manière la plus sûre de soulager mes hommes des effets désastreux de ce feu nourri est d'aider le Général Fagan à prendre les ouvrages de l'ennemi sur ma droite et en recevant les informations que ce vaillant officier a été repoussé dans toutes ses tentatives pour attaquer ces ouvrages, j’envoie un ordre enjoignant au Général Parsons de transférer immédiatement sa Brigade pour renforcer le Général Fagan. Il est répondu à l'officier, par qui j'ai envoyé l'ordre, que le Général McRae (qui se trouve à ses côtés à ce moment-là) ira, avec ma permission, aidé le Général Fagan, alors que sa Brigade (Parsons) étant la plus forte, tiendra Graveyard Hill. [Cela est approuvé.] Il devient alors évident, cependant, que les deux Brigades sont si affaiblies par leurs lourdes pertes en morts et en blessés, et en particulier en prisonniers (la plupart de ces derniers ayant été capturés à proximité immédiate de la ville, où ils sont passés sans ordre de moi), et par la détresse de ceux qui sont accablés par la chaleur intense et la soif, et que je ne peux pas envoyer d'aide efficace au Général Fagan sans trop mettre en danger ma propre position. Il est tout aussi évident que, à moins que cette aide ne soit envoyée rapidement au Général Fagan, l'attaque générale contre Helena va échouer. C'est dans ces circonstances que je reçoit un ordre du Lieutenant-Général, qui m'ordonne de retirer ma Division. Conformément à cet ordre, mes troupes reculent à environ quatre miles d’Helena, où elles se reposent pendant la nuit et reprennent la marche le matin du 5. 
Le Lieutenant-Général commandant est lui-même témoin de la conduite de ma Division. Il a vu l'attitude avec laquelle elle s’est avancée aux postes assignés. Il connaît la fermeté et le courage sans relâche avec lesquels elle s’est déplacée, au milieu d'un feu mortel, sur des ravins profonds et des collines escarpées, obstrués par des arbres abattus, à l'intérieur et par-dessus les ouvrages défensifs qu'on lui a commandés de prendre, en repoussant devant elle tout ennemi. Il est lui-même témoin de la bravoure intrépide et de la constance persistante avec laquelle, animés par son exemple stimulant et sa vaillante posture, les hommes se tiennent inébranlables au centre de ce feu incessant lancé contre eux à partir de canonnières, de forts et de postes de tir. Je suis sûr qu'il leur rendra cet hommage auquel leur donnent droit leur courage et leur endurance.... Je dois aussi féliciter l'excellente discipline que le Général McRae maintient à tout moment dans sa Brigade; le bon sens et l'énergie témoignés avec lesquels il conduit sa marche à Helena; la promptitude avec laquelle il obéit toujours à mes ordres et les efforts sérieux qu'il a faits pour renforcer le Général Fagan vers la fin de l'attaque. 

 

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MessagePosté le: Sam 29 Juil - 12:43 (2017)    Sujet du message: Arkansas et Civil War Répondre en citant

Le Général McRae dit dans son rapport: 
 
  
 
Dès que mes forces sont mises en place, une poussée générale est faite sur le fort, et les ouvrages sont emportés. Cette attaque est faite du nord. L'ennemi est chassé des retranchements et poursuivi jusqu'au bord de la ville. À ce moment, la Brigade du Général Parsons entre dans le fort, elle charge à peu près en même temps que ma Brigade, ce qui rendu la prise de la position certaine, car si mon assaut échoue, il est si proche qu'il ne peut pas ne pas réussir. En se déplaçant le long du côté nord de Graveyard Hill, mes troupes sont exposées non seulement aux tirs du fort et aux postes de tir sur le devant, mais aussi à celui du fort au nord de Graveyard Hill, lequel fort n'est pas attaqué et mes troupes sont exposées à ses tirs.... Je découvre une Batterie de pièces de campagne, déplacée par l'ennemi vers l'arrière, afin de prendre complètement en enfilade mes unités. Avant de commencer ma marche, j'ai armé la Compagnie d'Artillerie du Capitaine John G Marshall avec des fusils, et je l'ai placée à l'arrière de ma colonne, de sorte qu’en cas de capture du fort, je serais prêt à me servir des canons de l'ennemi. J'utilise alors cette Compagnie comme 'Sharpshooters', en ordonnant aux hommes d'approcher de cette batterie et de l'empêcher de se mettre en position, ce qu'ils accomplissent de manière très vaillante. Dès que les ouvrages sont emportés, je retourne ordonner au Capitaine Marshall de rappeler ses hommes et de prendre en charge les canons et de les manœuvrer. Ayant donné ces ordres, le Lieutenant-Général Holmes arrive et m'envoie tout de suite aider le Général Fagan, qui attaque le fort au sud de Graveyard Hill. Je me rends tout de suite au fort et ordonne aux officiers de rassembler leurs hommes. Avant de pouvoir le faire, le Général Holmes, d'une manière péremptoire, m'envoie aider le Général Fagan. Je n'ai pas plus de 200 hommes avec moi. Avec eux, je charge la colline visant le front nord du fort; mais quand j’arrive au pied de la colline, le feu de l'ennemi est tellement nourri que, avec la force que j'ai, c'est une folie de tenter d'escalader la colline, le pied étant ratissé par l’Artillerie et complètement pris en enfilade par les postes de tir à courte portée. Je déploie donc mes hommes et je commence à tirer sur les postes de fusil et les ouvrages que le Général Fagan attaque, afin de faire autant de distraction que possible. Lorsqu'on m’informe que l'ennemi a repris la Graveyard Hill, j'envoie le Capitaine Paul M. Cobbs, du Régiment Hart, avec sa Compagnie, au Général Fagan, pour dire que je ne peux pas attaquer les ouvrages à l’avant, étant maintenant exposé aux tirs ennemis aussi bien sur mes arrières que sur les flancs. Je traverse la crête étroite devant le fort attaqué par le Général Fagan, et le feu est si sévère que mes hommes sont forcés de franchir la crête isolément. Quand j'atteint la crête de la colline, je découvre les hommes du Général Fagan dans des postes de tir devant les ouvrages défensifs principaux, et ils semblent trop peu, même renforcés avec les hommes que j'ai, pour accomplir quoi que se soit. Dans un court laps de temps, je les vois sortir des postes de tir pour aller dans une gorge profonde immédiatement à l'arrière. [Ils se sont retirés dans un ravin entre les deux forts] Le premier officier de terrain que je rencontre est le Colonel Hawthorn, dans quelques cabanes où se trouvent des blessés, et, peu de temps après, le Général Fagan est arrivé. Après avoir parcouru une courte distance, je rencontre le Général Holmes. 
 
Pour ce qui est de mes officiers de terrain, ils ont fait leur devoir, mais il faut dire que sur les 9 qui sont entrés dans la bataille, 6 sont blessés, 2 mortellement atteints. L'attention est attirée sur la conduite vaillante du Colonel R A Hunt, qui a conduit ses hommes à l'assaut, et, dans le fort, a saisi un canon ennemi et a tiré avec contre eux. Ici aussi est tombé, mortellement blessé, le Lieutenant W F Rector [second fils du Gouverneur Rector], Adjutant du Régiment Hart, dont la vaillance et la bravoure déterminées l'ont distingué dans l'assaut. Le Major J M Davie, menant ses hommes, est tombé, atteint à travers la cuisse, devant le fort. Le Capitaine W C Robinson, Major par intérim, est tombé, mortellement blessé, devant ses hommes. Ici aussi est tombé, mortellement blessé, le brave, et zélé Major J C Martin, du Régiment Hart; le Major A F Stephenson, du Régiment Gause; le Capitaine J C Garland, du Régiment Glenn; et le Lieutenant Thomas A Eppes, du Régiment Gause, qu'aucun homme meilleur ou soldat courageux n'a pas offert sa vie pendant cette guerre. [Le Capitaine J R Morris et les Lieutenants R B Camp, R F McKinney, W T Tompkins et J R Harlan sont également tués.] Les Colonels J E Glenn et L C Gause, et les Lieutenants-colonels J W Rogers et William Hicks méritent une mention spéciale pour la manière audacieuse avec laquelle ils ont mené leurs hommes. Le Lieutenant J W Crabtree, du Régiment Glenn, a montré la plus grande intrépidité. Le Sergent John H Champ, Compagnie A, du Régiment Hart, mérite une mention spéciale. Le Sergent Porte-drapeau Garland, du Régiment Glenn, a amené ses couleurs régimentaires à l'avant, et a maintenu sa position pendant l'assaut, ses couleurs étant déchirées en rubans. Des remerciements sont dus à mon état-major, en particulier au Lieutenant John W McKay. 
 

 
 

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MessagePosté le: Sam 29 Juil - 12:47 (2017)    Sujet du message: Arkansas et Civil War Répondre en citant

Le Général J F Fagan, dans son rapport, rend compte sur les hommes d'Arkansas sous son commandement: 
  
Le soir du 3, au coucher du soleil, j'envoie le Colonel W H Brooks, avec son Régiment, une Section de la Batterie Etter commandée par le Lieutenant J C Arnett, et trois Compagnies de Cavalerie, commandées par le Capitaine W B Denson, se déplacer à l'avant avec l'appui de la Cavalerie, alors à trois miles d'Helena. Vers 23h00, avec les trois Régiments restants, commandés respectivement par les Colonels J P King, A T Hawthorn et S S Bell, et la Batterie d'Artillerie Légère de Blocher, commandée par le Capitaine W D Blocher, j'avance sur la route vers Helena.... Au lever du soleil, j'atteint et attaque l'ennemi dans ses ouvrages défensifs. Le Colonel Hawthorn, à l’avant, de déploie en ligne au pas de course sur la droite de la route qui conduit directement au fort sur la Hindman Hill [Batterie D]. Il engage immédiatement l'ennemi sur la ligne extérieure extrême de leurs postes de tir. Le Régiment Bell émerge tout près de la masse confuse d’arbres abattus, et doublement accélère sur la gauche de la route, s'engageant, alors qu'il s'est mis en position, contre les forces retranchées de l'ennemi. Le Régiment King remonte à l'arrière. Ses hommes sont mis en position et je lui demande d’aider le Colonel Hawthorn. Toute ma force est engagée. L'assaut sur les postes de tir est réalisé à la fois à droite et à gauche de la route.... La gorge est passée, l'ascension de la pente escarpée est presque gagnée, et la ligne rouge des fosses de tir se dresse clairement au milieu de la lumière incertaine et de la brume de l'aube. Avec un cri de triomphe, les hommes se précipitent vers elle, et l'ennemi est repoussé pèle-mêle d’une rangée de postes de tir à la suivante.... 
Nous atteignons et prenons possession de leur quatrième rangée de postes de tir. C’est à ce moment que la colonne commandée par le Major-Général Price (les Brigades Parsons et McRae) charge les ouvrages sur Graveyard Hill, repoussant vaillamment l'ennemi devant eux et prenant possession de leurs fortifications et de leur Artillerie. Il reste encore une rangée de retranchements entre ma Brigade et le fort sur Hindman Hill [Battery D]. J'ordonne une charge. Mes hommes, bien que complètement épuisés, répondent par un cri et s’avancent avec bravoure. Ceci étant, la ligne intérieure et ultime des ouvrages défensifs entre nous et l'ennemi, bien sûr, est défendue avec un grand entêtement. C’est en vain. Mes hommes s’avancent courageusement et avec défiance et, après une sévère lutte, réussissent à chasser l'ennemi, qui s'enfuit, se regroupant dans le fort et à l’abri de ses lourds canons.... Devant nous, il ne reste que le fort et la plaine sur laquelle il est construit. Malgré l'état réduit de mes forces et l'épuisement de ceux qui restent, j'ordonne une charge sur le fort. Mes colonels font tout ce qui est en leur pouvoir pour encourager les hommes à l'attaque. L'effort est fait; mais la condition affaiblie de mes troupes empêche le succès, et après avoir perdu dans cette tentative plusieurs de mes vaillants officiers et de nombreux hommes courageux, je me reforme à l'arrière de la ligne intérieure des postes de tir, tandis que les canons du fort continuent à répandre un feu terrible. 
Il est maintenant 11h00. Plus de trois heures avant que les canons sur Graveyard Hill soient pris par nos amis, et il n'y a plus aucun obstacle à leur marche victorieuse. Nous cherchons vivement à voir leur colonne nous venir en aide, à mesure que les heures passent l’une après l’autre, et toujours elles n'apparaissent pas. Le temps passe. L'agréable matinée se change en un jour le plus étouffant et le plus chaud. Les rangs affaiblis de mes Régiments deviennent de plus en plus minces à chaque instant. Les canons de l'ennemi (à plus de 100 ou 150 mètres) s’emploient terriblement contre nous, tandis que la chaleur, le manque d'eau et le dur travail ne jouent pas en notre faveur. Pourtant, les hommes braves se tiennent courageusement à l'accomplissement de leur devoir. À ce moment-là, des ordres écrits sont reçus du Lieutenant-Général Holmes, ordonnant de retirer mes troupes du champ de bataille et de retourner à Allen Polk, à 6 miles à l'arrière. Nous nous retirons du terrain et retournons lentement vers ce point... Ma force totale engagée au combat est de 1’339 hommes. 
C'est dans le dernier assaut que le Major John B Cocke, du Régiment Hawthorn, reçoit une blessure sévère. Son audace est remarquable… Les Colonels Brooks, King, Hawthorn et Bell, ont fait chacun leur devoir.... La position assignée au Colonel King l'a mené peut-être sur le terrain le plus difficile à conquérir. Le Major John J Dillard et l'Adjutant W T Bourne mérite beaucoup d'éloges.... Le Colonel Hawthorn est resté avec un petit nombre de ses hommes, engageant l'ennemi jusqu'à ce que les dernières troupes de l'Armée se soient retirées au-delà des hautes collines.... Le Colonel Bell et le Lieutenant-colonel Johnson, avec un grand nombre d'officiers et plus de 100 hommes, ont été capturés par l'ennemi en tentant d'entrer dans le fort par le côté sud. 
 
 

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MessagePosté le: Sam 29 Juil - 12:54 (2017)    Sujet du message: Arkansas et Civil War Répondre en citant

Le Major T H Blacknall, le Major B T Du Val, le Capitaine Wyatt C Thomas sont également spécialement félicités par le Général Fagan. Le Capitaine Walton Watkins, du Régiment Hawthorn, est signalé comme tombé après avoir montré une grande bravoure, mais cet officier, heureusement, survivra à la bataille plusieurs années. Le Colonel Hawthorn rapporte également la mort des Lieutenants Richard J Shaddock, W H Hinson, et L R Kinniard. Le Major T H Blacknall, rendant compte pour le Trente-septième Régiment, signale que les Capitaines H C Pleasants et W J Smith sont blessés. 
 
  
 
Les caractéristiques des approches dans cette action sont telles que les Batteries d’Arkansas ne peuvent pas être emmenées pour exercer leur rôle important. La Cavalerie, à l'exception de la Division du Général Walker, ne semble pas avoir été démontée. L'Armée est revenue par les routes sur lesquelles elle s’est avancée, encore obstruées par les mêmes obstacles, mais n'a pas été autrement gênée. 
 
  
 
Le rapport du Général Marmaduke contient un paragraphe relatant l'inactivité de la Brigade du Général L M Walker, ce qui a mené à une controverse colérique, qui va aboutir à un duel fatal (pour Walker) entre eux. Marmaduke affirme : « La Brigade Walker a non seulement empêché les renforts d'aller à Fort Rightor, mais l'ennemi, après le lever du soleil, est réellement passé à ma gauche et à un demi-mile à l'arrière et a occupé ce poste pendant la journée ». La version du Général Walker est la suivante : « J’ai été continuellement engagé jusqu'à près de 15h00. J'ai effectivement respecté la partie qui m'a été assignée dans l'ordre d'attaque en empêchant les ennemis de jeter des troupes sur Rightor Hill, ce qu'ils ont constamment essayé de faire et ont fait deux grosses tentatives et ont été repoussés. J'ai protégé le flanc gauche du Brigadier-Général Marmaduke. Ma force a été engagée devant son aile gauche. Vers 14h00, le Général Marmaduke m'a informé qu'il avait déjà retiré ses troupes. Je me suis battu pour protéger mon flanc gauche, et lorsque mon droit a été exposé, j’ai commencé à m’éloigner de l'ennemi et je me suis retiré ». 
 
  
 
Des rumeurs sont diffusées, en ce qui concerne la conduite du Brigadier-Général Dandridge McRae, et cet officier utilise la méthode plus régulière pour les faire taire en demandant une commission d'enquête. La procédure menée par ce tribunal, à Shreveport, aboutit à une conclusion selon laquelle « le Général McRae à Helena, le 4 juillet 1863, à l'occasion de l'attaque contre l'ennemi à cet endroit, ne peut être odieusement accusé de mauvaise conduite devant l'ennemi ». 
 
  
 
Pour que l'on puisse considérer cette expédition et cette action de tous les points de vue afin d'avoir une compréhension globale des positions relatives et de juger impartialement les mérites des acteurs opposés dans l'engagement, le rapport du commandant fédéral, le Major-Général B M Prentiss, doit être mentionné. Il y déclare qu'il a été prévenu de l'attaque par de vagues rumeurs dans la presse publique durant plusieurs semaines avant, rumeurs confirmées par les rapports de ses éclaireurs sur la concentration des forces confédérées. Par conséquent, il n'a épargné aucun travail pour renforcer ses défenses, creuser des postes de tir, bâtir des ouvrages défensifs et ériger quatre Batteries périphériques sur les falaises à l'ouest de la ville. 
 
  
 
Le samedi matin, le 4 juillet, à 3h00, mes piquets de garde ont été attaqués par les tirailleurs de l'ennemi. Ils ont effectué une résistance obstinée, tenant l'ennemi bien en respect jusqu'à 4h00, quand ils ont atteint les postes de tir et les ouvrages défensifs et ont rejoint leurs Régiments respectifs, qui avant cet instant avaient pris leurs positions désignées dans les retranchements. L'attaque a commencé sérieusement, en avant et sur le flanc droit; mais l'ennemi, tout en étant assuré par son nombre accablant d'une victoire rapide, a été repoussé à plusieurs reprises. Pendant quatre heures, la bataille s’est intensifiée furieusement, l'ennemi gagnant peu ou pas d'avantage. Maintenant, cependant, l'attaque sur le front est devenue plus furieuse. L'ennemi couvre chaque sommet de la colline, grouille dans chaque ravin, mais semble masser sa force plus particulièrement contre la Batterie C [Graveyard Hill]. J'ai maintenant signalé à la canonnière Tyler, la seule à portée de main, que le Lieutenant-commander Pritchett commande, d'ouvrir le feu dans cette direction. L'ennemi (les Brigades Parsons et McRae), aucunement intimidé par le feu concentré de Fort Curtis, des Batteries B, C et D, du Tyler et de toute l'Infanterie que je pouvais apporter à leur soutien, et dirigé, comme je l'ai appris, par le Lieutenant-Général Holmes et le Major-Général Price en personne, a chargé la batterie C. Deux fois il a été repoussé, mais la troisième fois, montrant un courage et un désespoir rarement égalés, il a réussi à repousser ma petite force à la pointe de la baïonnette et à capturer la Batterie. En divisant ses forces et en envoyant une partie, comme pour une feinte, pour menacer Fort Curtis, l'ennemi a alors attaqué la Batterie D [démonstration sur Hindman Hill par Fagan], pour l’atteindre il doit traverser un ravin profond et essuyer un feu croisé intense. L'ennemi a échoué; voyant les hommes de la Batterie D, ceux qui se trouvent derrière les ouvrages défensifs et dans les postes de tir qui l'appuient, l’ennemi sort et, comptant plus de trois fois leur nombre, les emmène comme prisonniers. Ne voulant pas suivre leurs camarades, les hommes qui ont soutenu la Batterie C... vaillamment charge l'ennemi dans la batterie C, la reprenant, et capturant aussi un grand nombre de prisonniers, il était aux environs de 10h00. J'ai immédiatement envoyé deux aides de camp pour transmettre cette information aux Colonels S A Rice et Powell Clayton, qui, avec les restes de deux petites Brigades, tenaient l'ennemi en échec sur le flanc droit, où l'attaque était seulement moins sévère et réussie que sur le front. A 10h30, il est devenu évident que l'ennemi retirait ses forces; mais, ignorant combien il avait été sévèrement puni et apprenant quelque peu l’état de ses forces par les prisonniers, je pouvais croire que c'était dans le but de se masser pour attaquer mon flanc gauche, ce que je considérais comme le point le plus faible (la partie sud de la ligne). L'attaque n'a pas encore été reprise.... Toute ma force comptait. . . 4’129 hommes. [Pertes totales, 239 hommes.] 
 
  
 
A l’exception de ceux qui en ont souffert immédiatement, par des pertes et des deuils à ne jamais oublier, l'attaque contre Helena est vite tombée dans l’oubli. Il y a eu des événements contemporains et plus importants qui ont attiré l'attention du public. Le même jour, Vicksburg capitule, et quatre jours plus tard, Port Hudson tombe. La veille, l'invasion de la Pennsylvanie a pris fin négativement avec la défaite décisive de Gettysburg. 
 
  
 
Avant cette période capitale du 3 au 4 juillet, la sympathie des Français et des Anglais approche du point d'intervention en faveur du Sud. Napoléon III la préconise activement. Gladstone, « le grand vieillard », fait ouvertement l’éloge des Confédérés. Sa référence touchante à « ce peuple héroïque, luttant pour l'indépendance », est encore rappelée contre lui à Wall Street. La majorité du Cabinet britannique est en faveur de la reconnaissance. La motion de Roebuck pour l'intervention est offerte à la Chambre des Communes. Une fois passée à la Chambre, son adoption est courue d’avance. Le Times de Londres exulte à propos de l'invasion de la Pennsylvanie par Lee. Mais alors que le Parlement devient plus favorable à la proposition, Gettysburg est perdue ! La force des événements et les diktats de la prudence inversent la tendance, pour que Giadstone lui-même fasse tristement cette déclaration décisive au Parlement: « Ce n'est pas que je pense que la guerre est menée de la part du Nord pour un objectif adéquat ou digne, que je voudrais risquer de déprécier l'adoption de la motion de l'honorable gentilhomme (Roebuck). Je crains que cela risque de faire pire que ce qui existe déjà et est assez horrible; et de causer d'autres discordes et des querelles qui peuvent amener encore plus de désolation sur la terre ». La dernière pensée pour une intervention est bannie des Conseils de cette grande puissance. Le Général Lord Wolseley, dans un éloge sur Lee, écrit: « La bataille désespérée, bien que séduisante de Gettysburg, est le glas de l'indépendance du Sud ». Mais le conflit va continuer. Le sang va continuer à couler, encore plus librement qu'auparavant. 
 
  
 
 
 

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