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Arkansas et Civil War
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daddutt roger
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MessagePosté le: Ven 14 Juil - 18:39 (2017)    Sujet du message: Arkansas et Civil War Répondre en citant

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Avec des tirailleurs à l’avant, les Brigades de Monroe ne rencontrent qu’une faible résistance et poussent vers Cane Hill vaux environs de midi pour trouver que Blunt a évacué, laissant derrière lui d'immenses tas de maïs, assez pour nourrir la Brigade pendant un mois. L'ennemi avait préparé pour Monroe un accueil chaleureux, ayant reconstruit les clôtures de trois enclos et placé son Artillerie aux ouvertures entre eux. Il y a plusieurs fédéraux blessés, avec un médecin pour les soigner, ils ont été faits prisonniers à Cane Hill, et les citoyens ont signalé les tombes de plusieurs qui sont tombés durant la lutte sur la montagne. 
  
Le même jour, le 7 décembre, le Général Marmaduke, apprenant de ses éclaireurs qu'une grande force arrive rapidement de Fayetteville (deux Divisions de l'Armée de la Frontière, sous les ordres  du Général Herron), ordonne à la Batterie Bledsoe de prendre position sur la route, soutenue par la Brigade Shelby, à pied, prêts à résister à une avancée sur chaque extrémité de la route, et envoie MacDonald aux alentours pour frapper l'ennemi dans le flanc et sur les arrières, ce qu'il fait habilement, ce qui amène la Cavalerie fédérale à fuir, en panique, presque jusqu’à Fayetteville, tuant cinquante ou soixante d’entre eux, faisant 300 prisonniers, capturant des chevaux, des équipements de Cavalerie et plusieurs chariots chargés de vêtements. Le Colonel Thompson est ensuite envoyé pour surveiller les mouvements sur Cane Hill, tandis que Shelby et MacDonald avancent vers Fayetteville. En traversant l'Illinois, l'ennemi est trouvé en ligne de bataille _ avec Infanterie, Artillerie et Cavalerie. Marmaduke retire Shelby et lui assigne une position avec l'Infanterie, sur une colline dominante, et ordonne à MacDonald de rester en selle et de se retirer autour du pied de la colline, pour attendre les mouvements de l'ennemi du nord et de l'ouest et repousser toute attaque dans cette direction. 
  
Hindman arrive vers dix heures avec son Infanterie et son Artillerie, sur la position choisie par le Général Shoup, où la route de Fayetteville coupe le centre d'une colline, sur laquelle se trouve l'église de Prairie Grove, et où une route transversale de Cane Hill à Cove Creek passe par l'église. L'ennemi, arrivant au bout d’une heure environ, ouvre le feu avec l'Artillerie sur le train de chariots capturé et les prisonniers, également sur un hôpital établi pour les soldats fédérés blessés. À ce moment, une fumée dans la direction de Rhea et de Newburg (Cane Hill) indique que Blunt brûle des fournitures ou des maisons, et se déplace pour s'unir à Herron. La Division Shoup et la Brigade Shelby, à pied, sont mises en ligne pour résister à Blunt. La Division Frost, à laquelle sont ajoutés une Brigade du Texas et le Régiment du Missouri de Clark, commandés par le Brigadier-Général Roane, est tenue en réserve. La Division Frost est également tenue en réserve pour attendre les mouvements de Blunt. Les Missouriens de MacDonald et les Texans de Lane, ces derniers commandés par le Colonel R P Crump de l’état-major d'Hindman, sont disposés pour garder les flancs confédérés. L'ennemi ouvre le combat avec l'Artillerie à midi, les Batteries confédérées étant gardées silencieuses. À 13h00, sous le couvert d'un tir d'Artillerie lourde, Herron avance contre Shoup et Marmaduke à partir du nord, à travers Crawford’s Prairie, et se déplaçant rapidement dépasse la Batterie confédérée de Blocher, ayant celle-ci un moment dans ses lignes. Shoup et Marmaduke les reçoivent à courte portée, avec des fusils de chasse, des fusils et des mousquets, puis chargeant ils repoussent Fédéraux, le Régiment du Colonel A T Hawthorn reprend la Batterie. 
  
L'ennemi fuit en désordre dans la prairie, mais se reforme et renouvelle l'attaque. La Brigade d’Arkansas de Shaver des réserves de Frost part appuyer Shoup, et l'ennemi de nouveau est repoussé avec de fortes pertes, laissant le sol couvert de morts et de mourants et se retirant en grande confusion. Blunt étant arrivé, il avance sa ligne contre la gauche de Shoup, lorsque la Division de Frost en réserve est placée à la gauche de Marmaduke et reçoit l'attaque de Blunt, qui est principalement dirigée contre la Brigade Parsons, et bien que persistante et sanglante, elle est également repoussée avec de fortes pertes, entraînant la retraite de l'ennemi en désordre. L'ennemi maintenant masse son Artillerie contre la gauche confédérée, et avec ses canons rayés tirent sur la ligne confédérée pendant une heure, en lançant toute sa force de Cavalerie contre l’aile droite confédérée, où elle est vaincue par MacDonald. En avançant ensuite avec sa force combinée contre le centre confédéré, les Fédéraux sont finalement mis en déroute par la Division Shoup, la Division Shelby de Marmaduke et les Brigades Shaver et Parsons de la Division de gauche de Frost. Le commandant fédéral abandonne aux confédérés ses morts et ses blessés et les couleurs de plusieurs Régiments, en plus d'un certain nombre de prisonniers. Certains d'entre eux viennent de la Division Totten, du District central du Missouri. Au total, 275 prisonniers, 5 drapeaux fédéraux, 23 chariots de vêtements et d’équipement, et plus de 500 armes légères sont capturés par les Confédérés, qui tiennent le terrain mais n'essaient pas de poursuivre. Les pertes confédérées sont de 164 tués, 817 blessés, 236 portés manquants. L'ennemi n'a pas moins de 400 morts sur le terrain et 1’500 blessés. 
  
Le Général Hindman dit dans son rapport : 
  
Il n'y a aucun lieu pour s'abriter sur une partie du champ de bataille. Des blessures et la mort ont été infligée par l'Artillerie ennemie dans les rangs des réserves, ainsi que dans le rang de devant. Pendant cinq heures, les obus, les boulets pleins, les shrapnels et la mitraille et une pluie de balles ont balayé tout le terrain. Beaucoup d'officiers vaillants et de nombreux soldats, également courageux, sont tombés morts ou blessés, mais leurs camarades ont été aussi fermes que le fer. Les volontaires ont démontré leur réputation. Les « conscrits » se sont hissés au même niveau et ont réfuté de façon splendide les calomnies qui leur ont été infligées. 
  
Un officier fédéral, sous le drapeau de trêve, a apporté la lettre suivante : 
  
Quartier-général des forces fédérales, sur le terrain, le 7 décembre 1862. 
Au Commandant des forces confédérées : Général : Le porteur, le Dr Parker, visite vos lignes avec un drapeau de trêve dans le but de prendre soin de mes blessés.
Jas. G. Blunt, Brigadier-Général commandant. 
  
Le porteur du drapeau indique douze heures à partir du lever du soleil le lendemain comme période de trêve souhaitée. A cela j'ai accédé, retenant l'officier fédéral et informant le Général Blunt immédiatement du fait. N'ayant reçu aucune réponse écrite, et le porteur de ma première note ne revenant pas, je lui ai encore donné la même information. Il a répondu comme ce qui suit : 
  
Quartier-Général des forces fédérales, sur le terrain, le 8 décembre 1862. 
Au Major-Général T C Hindman, commandant les forces confédérées :
J'ai l'honneur de prendre connaissance de votre deuxième note, sous le drapeau de la trêve, et je vous exprime mes salutations pour le privilège accordé d'entrer dans vos lignes pour prendre soin de mes blessés, ce qui est conforme aux usages de la guerre civilisée. Au lieu de rendre une réponse écrite, comme j'aurais peut-être dû le faire, j'ai envoyé un groupe non armé avec des ambulances, accompagné d'officiers, afin de rencontrer le Général Marmaduke et être guidé par lui dans vos lignes. 
J'ai l'honneur d'être, Général, votre dévoué serviteur,
Jas. G. Blunt, Brigadier-Général commandant. 
  
L'officier du Général Blunt a présenté une proposition, faisant autorité, que les chirurgiens, les infirmiers et les aides-soignants s’occupant des malades et des blessés ne doivent en aucun cas être considérés comme des prisonniers mais libérés sans condition. Ceci n'était pas dans une forme qui puisse être définitive. J'ai donc demandé au Général Blunt de me rencontrer personnellement le lendemain. Il a consenti, et nous nous sommes vus vers 10h00, le 8. Le résultat de l’entretien est l'adoption de la proposition mentionnée ci-dessus, avec la stipulation supplémentaire selon laquelle les ambulances, les trains hospitaliers, les médicaments et les fournitures médicales doivent être exemptés de capture. 
Ce qui suit est une reconnaissance intéressante des trophées : 
  
Quartier général Département du Trans-Mississippi, Little Rock, Arkansas, le 24 décembre 1862. 
Au Major-Général T C Hindman, Commandant le Premier Corps, Armée du Trans-Mississippi, sur le terrain :
Général : J'ai le plaisir d’accuser réception, des mains du Lieutenant Hammett, Assistant Adjutant-Général de votre Corps d’Armée, des trois jeux de couleurs pris par votre Armée à l'ennemi à l'église de Prairie Grove le 7 dernier. 
Je suis, Général, très respectueusement, votre plus dévoué serviteur,
S S Anderson, Assistant Adjutant-Général. 
  
Le Général victorieux a rendu hommage aux officiers qui ont participé à l'engagement, par l’éloge officiel suivant et les recommandations spéciales pour des promotions : 
  
Les Généraux Frost, Shoup et Marmaduke, commandant de Divisions, les Généraux Roane, Fagan, Parsons et McRae, et les Colonels Shaver et Shelby, commandant de Brigades, ont fait leur devoir noblement. Je les recommande vivement au Lieutenant-Général qui commande le Département. Les Généraux Shoup et Marmaduke ne semblent pas avoir été confirmés comme Brigadier-Généraux. Ils méritent pleinement cet honneur. Si les autorités, dont le consentement est nécessaire, avaient été présentes à Prairie Grove ou à Shiloh, où ces vaillants officiers se sont distingués également, l'ordonnance de confirmation n’aurait pas été retardée.... J'ai eu avec moi l’état-major suivant: le Colonel R C Newton, chef d'état-major; le Major J P Wilson, Assistant Adjutant-Général; le Lieutenant S B Reardon, aide-de-camp; le Lieutenant R W Lee, aide-de-camp, chef d'Artillerie par intérim; le Colonel D Provence, chef d'Artillerie par intérim; le Colonel A S Dobbin et le Major E E Boudinot, aides-de-camp volontaires; le Médecin J M Keller, Directeur Médical. Tous ont été constamment sous le feu. Ils ont affiché un grand calme. C'est la deuxième bataille sanglante dans laquelle le Major Wilson et le Colonel Newton ont servi à mon état-major. Durant les deux, ils ont montré les mêmes qualités élevées. La confirmation de leurs rangs a été assez méritée à Shiloh et Prairie Grove. Je présente ce sujet spécialement au commandant du Département, avec le cas également du Lieutenant McK A Hammett, tout étant du nombre d'affectations faites par moi tout en commandant le District du Trans-Mississippi. 

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daddutt roger
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MessagePosté le: Ven 14 Juil - 18:46 (2017)    Sujet du message: Arkansas et Civil War Répondre en citant

La référence aux détails précédents va impressionner profondément tous les esprits intelligents par la grandeur de la réalisation du Général Hindman et de son Armée. Il prend ses dispositions pour combattre seul Blunt, qui a une force mieux équipée, mieux nourrie et entraînée à la guerre. Quand il est trop tard pour se retirer, il se confronte également aux Deuxième et Troisième Divisions de l'Armée de la Frontière, sous Herron, la plus grande des formidables Armées jamais créées au Missouri, théâtre de la guerre dès le début du conflit. Ces Divisions vont se lancer contre lui simultanément, audacieusement avec la confiance de leur supériorité en armement et en nombre. C'est une situation pour le commandant confédéré qui aurait consterné toute personne n'ayant pas une maîtrise nerveuse accrue, en étant menacé par un danger aussi imminent. Ses hommes ne sont pas aguerris, sont des recrues non volontaires pour la plupart, et sous les ordres de chefs qu'ils ne connaissent pas ou qu’ils n’ont pas choisi ; mal nourris, mal armés, sans tentes ni vêtements suffisants dans des conditions météorologiques violentes, et souffrant de difficultés et de privations inhabituelles. Quand il forme sa petite armée de 10’000 hommes pour faire face à l'approche de deux Armées chacune de cette force, sinon en nombre, mais dans tous les aspects physiques en supériorité évidente, il réalise la tâche à réaliser et cela ne le fait pas reculer ; il les rencontre directement, les combat courageusement et les frappe avec une bravoure sublime pour un succès presque miraculeux. Est-il vraiment singulier qu'il se soit retiré de sa position, quand il est étonnant qu'il ait pu la tenir ? Il conclue donc le rapport sur l'action avec l'explication satisfaisante suivante : 
  
Considérant la force de mes unités, par rapport à celle de l'ennemi; considérant que mes hommes sont dépourvus de nourriture, leurs chariots à plus de 39 miles à l'arrière et ne pouvant pas être amenés sans danger imminent d’être perdus; que ma petite réserve de munitions est réduite bien au-dessous de ce qui serait nécessaire pour une autre journée de combat, et que mes animaux de Batterie vont littéralement mourir de faim et ne peuvent être recevoir de fourrage en présence d'une force supérieure ennemie, je décide de me retirer, et donne les ordres nécessaires à cette fin. La Cavalerie est déployée sur les deux côtés de la route de Cove Creek, à 2 ou 3 miles de là, depuis les environs de Prairie Grove jusqu'à la montagne, et des éclaireurs sont lancés sur toutes les routes menant à la position de l'ennemi. Les prisonniers et les biens capturés sont évacués. A minuit, l'arrière-garde de l'Infanterie se trouve hors de notre vue. Je reste avec la Cavalerie de Marmaduke sur le terrain, occupant la ligne avec l'aide de l’obscurité, prenant soin de nos blessés et des morts, et recueillant les armes que l'ennemi a abandonnées dans ses fréquents fuites devant nos hommes. Peu après minuit, je fais se retirer les unités de Marmaduke et je rattrape l'Infanterie ce soir-là, à Morrow. Le retour à notre camp n’est accompagné d'aucun incident digne d'être signalé. 
  
Les hommes qui se couchent un peu avant l'aube, dépouillés de leurs accoutrements, auxquels chaque miles en pente ont ajouté un poids croissant, ont repoussé l'ennemi tout le jour, et ont empilé sur leur front leurs morts, qu'ils ont supplié de les en débarrasser. Pourtant, l'ennemi reste sur le terrain pour se nourrir des récoltes qu'il n'a ni semées ni récoltées, tandis que les braves Confédérés doivent revenir à la privation et endurer une retraite comme l'ignominie de la défaite. Ils se sont comportés en héros durant la bataille ; le monde n'en a jamais vu de supérieurs. Ils peuvent gagner des victoires et en perdre les fruits; ils peuvent supporter le désastre sans humiliation _ braves et fidèles Sudistes, aussi vrais qu'ils sont désintéressés. 
  
La Brigade Monroe couvre la « retraite » le lendemain et la nuit suivante, sous une lune pleine et ronde, les collines et les ravins étincelant de givre. Un souvenir personnel illustre les circonstances de cette retraite. L'auteur a obtenu à Newburg un demi-peck (4,5 kg) de farine fraîche de maïs ; et un compagnon, après la bataille, a acheté sur la route, à un camarade-soldat, une longe de porc frais. Depuis dimanche midi, aucune nourriture n'a été avalé. La tentation de quitter de la colonne pour un chalet sur la colline, un peu avant le coucher, et faire la cuisine, est irrésistible. Deux belles et jeunes femmes mariées, de la classe des agriculteurs, les reçoivent gracieusement et préparent gracieusement leur repas, et bientôt les doux pains de maïs et les côtelettes craquantes sont prêtes sur la table, auxquels elles ajoutent, de leur propre volonté, des cornichons, des fruits cuits, du beurre et du lait frais servi dans de vrais gobelets en verre, sur une nappe blanche. Leurs invités enchantés sont à peine assis, quand sans frapper, un grand soldat entre, armé d’un fusil et avec une boîte à cartouche brillante et un fourreau de baïonnette, tout neuf. Il pose tranquillement son fusil dans le coin de la pièce, mais il est immédiatement enserré dans les bras d’une des dames et caressé silencieusement. L'autre et la plus active des deux le regarde avec une expression de plaisir et s'écrie : « John ! Vous n'êtes pas blessé ! Vous ne savez pas combien nous sommes heureux de vous voir. Où est Charley ? » Le nouveau venu est calme et taciturne, et après un court silence il répond : « Il est resté avec Jim White ; il ne sera pas ici ce soir ». « Oh, pourquoi l'as-tu quitté ? Où est-il ? Et Jim White ? » Demande-t-elle tendue nerveusement. « Il est blessé ». « Est-ce qu'il est très blessé ? ». « Je pense qu'il l’est ». « Quand Charley viendra-t-il ? » « Il ne peut pas venir ce soir ». La caresse silencieuse du soldat par la plus petite femme continue. Le soldat est l'une des nouvelles recrues du Régiment de Brooks, nous dit-il, alors qu'il se tient à la table. Il est très silencieux et détourne les yeux de sa belle-sœur aux cheveux clairs, qui s'occupe de la table, mais demandant avec sérieux : « Est-ce que Charley est blessé ? Va-t-il venir à la maison demain ? » Des réponses chaleureuses sont données, ce qui semble la satisfaire, mais les invités ont l'air grave, car ils ont compris. La Division bivouaque à proximité, au pied d'une montagne le long du ruisseau, et les hommes s’endorment tard sous leurs couvertures de selle sur la terre glacée. Ils sont réveillés par un cri de femme. C'est la femme aux cheveux blonds, qui est venu « au camp » pour se renseigner sur Jim White et Charley. On lui a dit qu'ils sont tous deux morts, tués sur le champ de bataille. 
  
L'ennemi est sévèrement puni. Son corps principal retourne à Rhea’s Mill, et est prêt à se retirer plus loin lorsque le fait que les Confédérés se préparent à reculer est connu. Ils ne craignent plus une nouvelle attaque. La Brigade Monroe marché la nuit de la bataille sur le terrain sur lequel la plupart des combats ont eu lieu et le trouve inoccupé par la force fédérale. Les messagers d'Hindman, en réponse à la note de Blunt, sous le drapeau de la trêve, passent entièrement sur le sol précédemment occupé par l'ennemi, avant d'atteindre leur quartier général, protégé par la Cavalerie seulement. 
  
Le Général Herron, dans une communication avec le Major-Général Curtis, daté de Camp Prairie Grove, le 10 décembre, écrit : 
  
Les pertes de ma Division sont lourdes et vont atteindre près de 1’000 hommes tués et blessés. Pendant quatre heures, les combats ont été les plus désespérés que je n’ai jamais vus, et dans un espace de deux acres, 250 de nos propres morts et de ceux de l'ennemi ont été trouvés. La victoire est plus complète et plus marquée que ce que j'avais imaginé. Les Régiments d'Iowa se sont battus noblement : le Dix-neuvième se distinguant particulièrement. Nous pleurons la perte du Lieutenant-colonel McFarland et de plusieurs autres officiers de ce Régiment, tués. 
  
Le Général Blunt, dans son rapport du 20 décembre au Général Curtis, déclare : 
  
Je ne peux pas dire avec certitude l'étendue des dégâts causés à l'ennemi, mais sachant qu'il a une force très supérieure à la mienne, je suis sûr qu'il va nous combattre de nouveau le matin et je prends mes dispositions en conséquence. . . Juste avant le lever du jour, je reçois une note du Général Hindman, demandant une entrevue personnelle, pour prendre soin de ses morts et de ses blessés. [Voir sa note, plus, faisant d'abord cette demande à Hindman.] En me rendant auprès de lui, je me rends vite compte qu'aucune autre force n'est là autre que son état-major et son escorte ainsi qu’un groupe d’hommes pour s'occuper des blessés et que ses forces ont débuté leur retraite au début de la nuit précédente. [Dans un paragraphe juste avant, il a écrit : « Je suis sr qu'ils vont nous livrer bataille le matin».] 
  
Il est futile de suivre son estimation exagérée de la force et des pertes confédérées. Le rapport officiel sur les pertes dans l'Armée fédérale, par Brigades, donne 175 tués, 813 blessés, 263 capturés ou portés manquants ; total 1'251 hommes. 
  
L'Infanterie et l'Artillerie du Corps Hindman sont allées en camp près de Van Buren. La Division de Cavalerie sous Marmaduke est organisée pour la distribution du fourrage et prendre du repos. 
  
Le 12 décembre 1862, ce qui suit est l'organisation de l'Armée du Département Trans-Mississippi, Lieutenant-Général T H Holmes au commandement : 
  
Premier Corps, Major-Général T C Hindman au commandement. 
Première division, Brigadier-Général John S Roane  
Première Brigade, Brigadier-Général Douglas H Cooper—Cherokees, Choctaws et Chickasaws, des Colonels Stand Watie, D N McIntosh, Chilly McIntosh ; d’autres unités Indiennes ; Cavalerie du Texas de De Morse, Lane et Randolph; Batterie Howell du Texas.  
Seconde Brigade (Cavalerie démontée), Colonel W R Bradfute—Cavalerie du Texas de Bass, Stevens, Guess et Alexander ; Batterie Etter d’Arkansas. 
Seconde Division, Brigadier-Général Francis A Shoup 
Première Brigade, Brigadier-Général James F Fagan—Régiment d’Arkansas du Colonel A T Hawthorn ; Vingt-deuxième Arkansas, Colonel J P King ; Vingt-neuvième Arkansas, Colonel J C Pleasants ; Trente-quatrième Arkansas, Colonel W H Brooks ; Batterie d’Arkansas du Capitaine W D Blocher.  
Seconde Brigade, Colonel Dandridge McRae—Vingt-huitième Arkansas, Colonel D McRae: Vingt-sixième Arkansas, Colonel A S Morgan; Trentième Arkansas, Colonel A J McNeill; Trente-deuxième Arkansas, Colonel C H Matlock; Batteries West et Woodruff d’Arkansas. Non rattaché, Bataillon Cheek de Sharpshooters ; Cavalerie Venable d’Arkansas. 
Troisième Division, Brigadier-Général M M Parsons  
Première Brigade, Colonel Alex. A Steen (tué à Prairie Grove) —Régiments du Missouri des Colonels Caldwell, Hunter, White et Steen ; Batterie Tilden du Missouri.  
Seconde brigade, Colonel R G Shaver— Régiment d’Arkansas du Colonel C W Adams ; Vingt-septième Arkansas, Colonel James R Shaler ; Trente-troisième Arkansas, Colonel H L Grinsted ; Trente-huitième Arkansas, Colonel R G Shaver ; Batterie Roberts du Missouri. Non-attaché, Cavalerie Roberts du Missouri. 
Quatrième Division, Brigadier-Général John S Marmaduke :  
Première Brigade, Cavalerie d’Arkansas du Colonel C A Carroll (retiré du service et remplacé par le Colonel J C Monroe) ; Cavalerie Monroe ; Batterie Shoup d’Arkansas.  
Seconde Brigade, Colonel Joseph O Shelby—Cavalerie du Missouri des Colonels Coffee, Jeans et Shelby ; Batterie Bledsoe du Missouri. 
Second corps. 
Première Division, Brigadier-Général Henry E McCulloch :  
Première Brigade, Colonel Overton Young—Régiment du Texas des Colonels Young, Ochiltree, Hubbard et Burnett.  
Seconde Brigade, Colonel Horace Randal—Régiments du Texas des Colonels Roberts, Clark, Spaight et Randal ; Bataillon Gould du Texas.  
Troisième Brigade, Colonel George Flournoy—Régiments du Texas des Colonels Flournoy, Allen, Waterhouse et Fitzhugh ; Batterie Daniel du Texas. 
Seconde Division, Brigadier-Général T J Churchill  
Première Brigade, Colonel R R Garland—Régiments du Texas des Colonels Garland, Wilkes et Gillespie ; Cavalerie Denson de Louisiane ; Batterie Hart d’Arkansas.  
Seconde Brigade, Colonel James Deshler—Régiments du Texas des Colonels Mills, Sweet et Darnell ; Batterie Haldeman du Texas. Troisième Brigade, Colonel J W Dunnington—Dix-neuvième d’Arkansas, Colonel C L Dawson ; Vingt-quatrième d’Arkansas, Colonel E E Portlock ; Bataillon Crawford d’Arkansas ; Cavalerie Nutt de Louisiane, et Batterie Marine.  
Quatrième Brigade, Brigadier-Général J M Hawes—Régiments du Texas des Colonels W H Parsons, Burford et Carter ; Bataillon Chrisman d’Arkansas.  
Cinquième Brigade, Colonel M J White—Cavalerie du Missouri des Colonels Colton Greene et J Q Burbridge. 

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MessagePosté le: Ven 14 Juil - 18:49 (2017)    Sujet du message: Arkansas et Civil War Répondre en citant

Au cours des opérations au nord-ouest, qui ont été décrites, il y a des activités de type mineur dans le nord-est, comprenant une escarmouche à Pitman's Ferry, le 27 octobre ; une expédition d’Helena à Moro, avec des escarmouches à Marianna et à LaGrange, le 5 novembre, et une « attaque sur Arkansas Post », par le Général A P Hovey, à partir d'Helena, du 16 au 21 novembre 1862. Hovey ne réussit pas à atteindre sa destination, et il est rappelé pour aider Grant dans sa première campagne contre Vicksburg. 
  
Arkansas Post est situé sur une rive escarpée de l’Arkansas River, à vingt miles de Napoleon sur le Mississippi, en amont du seuil navigable de la White River, en Arkansas. La falaise est l'extrémité sud de la caractéristique particulière de la terre connue sous le nom de Grand Prairie, située entre les Arkansas et White Rivers, et s'étendant vers le nord dans les comtés d'Arkansas et de Prairie jusqu’à celui de White. La région a été visité par Marquette et les compagnons du Chevalier de la Salle, dont certains se sont marié avec des Indiennes, et dont les descendants survivent à proximité. Les ingénieurs nostalgiques ne savent pas que les fortifications deviennent de simples pièges pour attirer leurs défenseurs dans une guerre d'une telle ampleur qu’elle privera les Confédérés de la capacité de fournir des forces pour rompre le siège. C'est l’un d’eux qui a conçu le plan pour ériger les terrassements d'Arkansas Post et y a affecté une garnison de plusieurs milliers d'hommes pour les défendre. La garnison de Vicksburg a tenu le Mississippi pendant longtemps, mais elle a subi une capture inévitable à la fin. Les défenseurs d'Arkansas Post, en se tenant à l'extérieur avec armes et munitions, auraient pu se rendre plus embêtants pour les transports ennemis ; ou, après avoir essayé et vu qu'ils ne pourraient pas y arriver, ils auraient pu se retirer à l'intérieur avec leurs équipements. 
  
Le Général Grant dans ses Mémoires, après avoir mentionné la défaite de Sherman à Chickasaw Bayou, durant sa première campagne contre Vicksburg, en décembre 1862, déclare : 
  
Après consultation, Sherman et Porter décident que ni l'armée ni la marine ne peuvent rendre être utiles à la cause là où ils sont. En apprenant que je me suis retiré à l'intérieur du Mississippi, ils décident de retourner sur l’Arkansas River et d'attaquer Arkansas Post, une garnison de 5’000 ou 6’000 hommes.3 [Churchill donne le chiffre de « 3’000 hommes en service ».] McClernand approuve le mouvement mais à contrecœur. Aucun obstacle n'est rencontré jusqu'à ce que les canonnières et les transports soient à portée du fort. Après trois jours de bombardement par la marine, un assaut est effectué par les troupes et les marins, ce qui permet de prendre le lieu, de capturer 5’000 prisonniers et saisir 17 canons. Je suis d'abord disposé à désapprouver ce mouvement, car un mouvement latéral n'a aucune incidence sur les ouvrages défensifs devant nous. Mais lorsque le résultat a été compris, je l'ai considéré comme très important. Cinq mille Confédérés laissés à l'arrière auraient pu nous causer beaucoup de problèmes et la perte de perte de ravitaillement en naviguant sur le Mississippi. 
  
L'histoire de l'assaut et de la défense sera mieux comprise du point de vue confédéré en lisant le compte rendu naturel et concis contenu dans le rapport officiel du Général Churchill qui commandait : 
  
Le matin du 9 janvier, je suis informé par mes piquets de garde stationnés à l'embouchure, que l'ennemi, avec ses canonnières, suivi d’une flotte de soixante-douze transports, passe sur l’Arkansas River. Il devient maintenant évident que son objectif est d'attaquer Arkansas Post. J'effectue immédiatement tous les arrangements pour le rencontrer, et j'envoie toute la force sous mes ordres, qui compte environ 3’000 hommes aptes au service, prendre position dans les retranchements inférieurs à environ un mile et quart au-dessous du fort. La deuxième Brigade, du Colonel Deshler, et la troisième, du Colonel Dunnington, occupent les ouvrages défensifs, tandis que la première Brigade, du Colonel Garland, est tenue en réserve. Trois Compagnies de Cavalerie, sous le commandement des Capitaines Nutt, Denson et Richardson, sont envoyées à l’avant, pour surveiller les mouvements de l'ennemi. Pendant la nuit, l'ennemi effectue un débarquement à environ deux miles en aval, sur le côté nord de la rivière. 
Le lendemain, vers 9 heures, les canonnières commencent à remonter la rivière et ouvrent le feu sur notre position. N'ayant qu'une seule Batterie de pièces de campagne, de 6- et 12-livres, je n'ai pas répondu au feu. C'est là que je m'attends à la coopération des canons du fort, mais en raison de certains défauts de la poudre, ils ne peuvent guère tirer d’obus au-dessus des tranchées, et encore moins sur la flotte. Vers 14h00, au moment où je me rends compte que je suis flanqué par un grand corps de Cavalerie et d'Artillerie, je pense qu'il faut se replier sous l’abri des canons du fort sur une ligne intérieure de retranchements. 
L'ennemi avance avec précaution, et comme il s'approche de nos lignes, il est remarquablement repoussé. Il ne fait aucune autre tentative ce soir-là pour charger nos ouvrages, et j'emploie le reste du temps jusqu'au lendemain matin pour renforcer ma position et compléter mes retranchements. En découvrant qu'un groupe d’ennemi occupe les cabanes dans notre ancien campement, j'ordonne au Colonel R Q Mills, avec son Régiment, de les expulser du poste, ce qu'il fait avec succès, en capturant plusieurs prisonniers. Juste avant le coucher du soleil, l'Amiral Porter avance avec plusieurs de ses cuirassés pour tester le métal de notre fort. Le Colonel Dunnington, qui commande le fort, est prêt en un instant à le recevoir. Le feu est ouvert et le combat dure près de deux heures, et finalement, les canonnières repartent avec des dommages. 
Nos pertes sont légères, celles de l'ennemi beaucoup plus lourdes. Au cours de la nuit, je reçois une dépêche télégraphique de votre part [Holmes] qui m’ordonne « de tenir jusqu'à l'arrivée de l'aide ou jusqu'à ce que nous soyons tous morts », lequel ordre est communiqué aux commandants de Brigade, avec des instructions pour le respecter dans l'esprit et la lettre. Le lendemain matin, je prends toutes les dispositions pour que mes forces rencontrent l'ennemi dans la lutte désespérée qui va bientôt suivre. Le Colonel Deshler avec sa Brigade, avec le Régiment du Colonel Dawson qui lui est rattaché, commandé par le Lieutenant-Colonel A S Hutchison, occupe l'extrême gauche ; le Colonel Garland avec sa Brigade, son aile droite s’appuyant sur le fort, tandis que le Colonel Dunnington commande les défenses de la rivière. Ce n’est pas avant midi que l'ennemi ne s'installe pleinement, quand il commence à se déplacer sur mes lignes simultanément par terre et par eau. Quatre cuirassés bombardent le fort, qui répond dans un style fait de bravoure, avec ses trois canons. 
Après un tir continu de trois heures, ils réussissent à faire taire tous les canons, à l'exception d'un petit Parrott de 6-livres qui est du côté de la terre. Deux navires s’avancent et ouvrent un feu croisé sur le fort et nos lignes. Nous continuons toujours le combat. Leur attaque par terre est moins réussie ; à droite, ils sont repoussés à deux reprises en essayant de prendre nos ouvrages, et à gauche sont repoussés dans un grand carnage avec pas moins de huit charges différentes. Pour défendre toute cette ligne de postes de tir, je n'ai qu'une seule Batterie de pièces campagne, sous le commandement du Capitaine Hart, à qui l’on doit un grand crédit pour la manière réussie avec laquelle elles ont été manipulées, car qu'il a fait face à cinquante pièces. Le fort est réduit au silence après environ une heure, la plupart des pièces de campagne ont désactivées, le feu faisant encore rage furieusement sur toute la ligne, et cette vaillante bande de Texans et d'Arkansiens, n'ayant plus rien à défendre maintenant, sauve leurs fusils et leurs baïonnettes, encore contraint de céder devant l'ennemi en surnombre qui avec 50’000 hommes les presse de presque toutes les directions. Juste à ce moment, à ma grande surprise, plusieurs drapeaux blancs sont déployés au Vingt-quatrième Régiment du Texas, de Cavalerie démontée, de la Première Brigade, et avant qu'ils ne puissent être retirés, l'ennemi en profite, bondit sur mes lignes et... je suis contraint à la nécessité humiliante de rendre mon commandement. 
Mon grand espoir est de les tenir en échec jusqu'à la nuit, et alors, si des renforts n’arrivent pas, je vais me retirer avec mes troupes. Aucun ne doit leur être infligé. Ce n'est pas leur faute. Elles ont lutté avec un désespoir et un courage encore inégalés durant cette guerre, et j'espère et je crois que le traître sera découvert, traduit en justice et recevra l’entier châtiment prévu par la Loi. Je remercie les Colonels Anderson et Gillespie pour les mesures promptes prises pour empêcher le déploiement du drapeau blanc dans leurs Régiments. Dans la deuxième Brigade, commandée par le vaillant Deshler, il n'a jamais été hissé. 
J'ordonne au Colonel E E Portlock, qui commande à Saint-Charles, de se hâter de me faire savoir ce qu'il peut épargner. Le Capitaine Alf. Johnson atteint le poste samedi soir et prend part à l'action du 11. Le Colonel Portlock, à la tête de 190 hommes de son Régiment d'Infanterie, effectue une marche sans précédent de 40 miles en vingt-quatre heures, et réussit à entrer dans nos lignes au milieu d'un feu lourd de l'ennemi sur son flanc. Il est juste à la veille de mettre ses hommes en action quand la reddition a lieu. Dans aucune bataille de la guerre, la disparité des forces a été si grande. Les troupes ennemies totalisent 50'000 hommes, alors que les nôtres ne dépassent pas 3’000, et pourtant, depuis deux jours, nous avons royalement repoussé et tenu tête à l'immense corps ennemi. Mes pertes ne dépassent pas 60 morts et 75 ou 80 blessés. Les pertes ennemies sont de 1’500 à 2'000 hommes.4 [Rapports fédéraux, force autour de 32’000; pertes, 134 morts, 898 blessés] 

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MessagePosté le: Ven 14 Juil - 18:51 (2017)    Sujet du message: Arkansas et Civil War Répondre en citant

Un officier des forces de Churchill, maintenant Sénateur des États-Unis, d’une aptitude reconnue et fidèle aux traditions du Sud, a récemment rendu aux soldats d'Arkansas l'hommage éloquent suivant, qui est également un compte rendu du combat: 
  
En parlant du courage et du patriotisme des troupes confédérées, je me réfère au fait qu'à la bataille d'Arkansas Post, les Confédérés sont commandés par ce vaillant soldat d'Arkansas, le Général Thomas J Churchill, qui possède un fort, 3 canons à âme lisse  et une Armée de moins de 5’000 hommes pour le défendre; qu'il est assailli par la plus puissante flotte de cuirassés qui n’a jamais été rassemblée sur les eaux intérieures des États-Unis et soutenue par une Armée estimée à 60’000 hommes; que la bataille commence le samedi 10 janvier et, que tôt le matin du 11, le Général Churchill passe devant la ligne confédérée et lit à l'Armée un télégramme du Général Holmes à Pine Bluff, disant que l'Armée ne doit pas se rendre, mais "combattre jusqu'à ce que le dernier homme soit mort, mort, mort", que la bataille recommence le dimanche matin, le 11. Le fort est frappé et réduit au silence. Toute l'Armée, y compris le commandement général, est capturée ; et la Brigade Deshler seule, composée d'Infanterie du Texas et d'Arkansas, et de la Batterie Hart d'Arkansas, résiste avec défiance face à l'ennemi. Des charges sont effectuées contre leur ligne toute la journée, uniquement pour subir un carnage et la défaite. Le Capitaine Hart, un autre vaillant officier d'Arkansas, et son brave Lieutenant, E A Dubose, ont parcouru le champ de bataille devant la gueule de leurs canons et ont 80 chevaux sur 86, tués au cours de la journée. 
Environ une heure avant le coucher du soleil, les colonnes ennemies sortent à nouveau venues des bois, agitant leurs étendards et poussant leurs cris, alors qu'un officier général avec un membre de son état-major, portant un drapeau blanc, montent devant ses troupes et approchent de notre ligne, le Général Deshler traverse les ouvrages défensifs et vient à leur rencontre. Il dit à Deshler que toute notre armée, à l'exception de ses forces, s'est rendue, et qu'il exige sa capitulation. On lui dit très rapidement que sa demande est refusée ; qu'on nous ordonne de nous battre jusqu'à la mort du dernier homme et que cet ordre doit être obéi. Pendant qu'ils parlent, les troupes fédérales avancent jusqu'à ce qu'elles soient à la portée des canons de nos lignes, lorsque Deshler dit : "Si vous n’ordonnez pas, Halte !, je commanderai, ‘Feu !’". Les troupes fédérales sont stoppées, et la conversation se poursuit pendant une dizaine de minutes. Quand la proposition lui est faite : « Voulez-vous vous rendre si je vous amène le Général Churchill, et qu’il vous ordonne de le faire ?». Deshler dit qu'il obéira aux ordres du Général Churchill. Un officier est envoyé chercher le Général Churchill. Après une demi-heure d’attente, il est amené. Il ordonne à la Brigade de se rendre, et Deshler dépose les armes, bien qu'il ait gagné chaque centimètre du terrain sur lequel il a combattu pendant deux jours. 
Cette vaillante petite bande d'environ 2’500 hommes sait ce que cela signifie de continuer la bataille alors qu'elle est encerclée par 60'000 adversaires, et que ses lignes sont balayées par les canons de la flotte ennemie, mais elle est prête et disposées à obéir au commandant de leur pays et à déposer leur vie sur l'autel de leur pays. Etre pris par un assaut, avec toutes les forces militaires et navales qui les entourent, serait certainement arrivé à la fin, mais cela aurait été marqué par des pertes pour l'ennemi de plus de cinq fois notre nombre. J'ai commandé le Dixième Régiment d'Infanterie du Texas qui fait partie de la Brigade Deshler, je suis avec lui, et j’entends la conversation, y participe, et je sais de quoi je parle. 
  
Le Général Holmes, lorsqu'il est informé de l'expédition contre Arkansas Post, ordonne à l'Armée d'Hindman de traverser tout l'État. C'est à la saison la plus rigoureuse de ce climat : la neige, la grêle et la pluie rendent les routes infranchissables et font déborder les ruisseaux et inondent les basses terres. L'Armée passe littéralement de Van Buren à Little Rock, sans tentes, sans ambulances, se déplaçant avec les mules qui tentent de transporter la faible quantité de nourriture et de munitions. À Little Rock, les soldats grelottent, dans une forte tempête de neige, et sont logés en partie par les citoyens et en partie dans les ateliers de l'arsenal, et, embarqués sur des transports, descendent l’Arkansas, mais échappent au destin qui aurait pu être le leur aussi, en étant trop en retard pour entrer dans le piège. Il n'y avait pas plus d'espoir de défendre cette petite fortification contre la horde d'assaut, équipée avec un tel armement, que de « barrer le Nil avec des joncs ». 
  
Les troupes du Général Hindman sont renvoyées sur les transports de Pine Bluff à Little Rock dans une situation plutôt triste, mais campent au sud de la ville, où elles prennent rapidement leur aise dans leurs quartiers d'hiver. 

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:25 (2017)    Sujet du message: Arkansas et Civil War

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